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Confort, douceur et douleurs [Chandi]

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Ven 21 Sep - 11:54
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Septembre touche à sa fin. Les semaines défilent, et pourtant, le souvenir de cette soirée du mois de juin restent bien ancrés. Aucun dommage physique important, Milan a très vite pu reprendre sa vie normale. Théoriquement. Et effectivement, ses journées ne sont pas bouleversées. Seulement des allers-retours quotidiens à l’hôpital supplémentaires, pour continuer à rendre visite à ceux qui ont dû y rester quelques temps. Enfin, surtout Okita les derniers jours. Et des soirées plus occupées, le jeune homme redoublant d'efforts pour s'impliquer davantage dans la vie familiale. Comprendre par là différemment mouvementées, blondinet essayant encore de se persuader que ces activités qu'il ne cautionne pas peuvent contribuer à l'endurcir. Lui donner toute cette force qui lui a cruellement fait défaut, en grande partie responsable des cauchemars qui se répètent sans cesse à chaque nouvelle nuit.

Pourtant ce soir là, il n'a pas l'intention de le passer avec son père, son frère ou sa sœur. Il termine donc de se doucher dans les vestiaires de la salle de sport de l'académie, dépose ses affaires dans un casier - pas envie d'être encombré par tout ça - et monte dans le premier bus direction le centre ville. La mine dépitée, il a du mal à récupérer cette façade dynamique et insouciante qu'il était si habitué à renvoyer jusqu'à cette date fatidique, Milan fait un signe de main au reste de l'équipe sans grande conviction. Il a bien conscience que ses tirs se sont franchement dégradés dernièrement. Toutes ces préoccupations qui lui tournent dans la tête nuisent terriblement à sa précision. Il commet aussi plus de fautes. Est moins attentif. Bref, la qualité de son jeu dans son intégralité est loin de ce qu'il est normalement est capable de faire. Alors que sa condition physique n'a pas chuté. Et il n'y a pas qu'au basket qu'il est moins bon. Ses relations sociales en ont également pris un coup. C'est qu'il n'est plus aussi agréable à côtoyer qu'auparavant. Moins souriant. Moins bavard. Moins enjoué. Moins amical. Moins poli.

Les arrêts défilent, et finalement, il se demande si c'est vraiment une bonne idée. Même s'il n'est plus le garçon hyper sociable qu'il était, Milan continue malgré tout à voir les gens qu'il appréciait jusqu'ici. Tout comme ses camarades de classe, avec lesquels il fait des efforts pour ne pas paraitre désagréable. Mais ses conversations sont horriblement creuses. Il n'arrive plus à s'intéresser aux autres comme il le faisait. Et se renferme de façon un peu trop visible dès que la conversation devient trop personnelle. Alors il prend une grande inspiration en descendant de ce bus, bien décidé à redevenir celui qu'il était l'espace de quelques minutes. Parce qu'avec tout ça, il n'a toujours pas réussi à lui parler sérieusement. De ce qui s'est passé. De ce qu'elle peut ressentir. De ces questions auxquelles un ami qu'il aimerait pouvoir prétendre être est censé s'intéresser. Au lieu de se contenter de "bonjour", "ça va ?" "qu'est ce que t'as prévu ce week end ?". Et de cet espèce de malaise qui s'installe, de plus en plus difficile à supporter à chaque fois.

Quelques dizaines de mètres, il n'a plus qu'à pousser la porte d'entrée d'un bâtiment relativement classique. Deuxième étage, il tombe finalement sur quelque chose de beaucoup plus original. Le bar à câlins dans lequel il sait que travail Chandini. C'est la première fois qu'il s'y rend. Jusqu'à présent, il préférait directement se pointer chez elle, quand il savait encore prendre ses sourires angéliques. Qu'il n'avait pas besoin du moindre prétexte pour prendre sa camarade dans ses bras - sans s'inquiéter de savoir si elle ronchonnait ou non. Et surtout, qu'il n'avait pas besoin de payer pour ça... Mais là, il sent que ce contexte "professionnel" est la meilleure option. Il réussi presque à avoir l'air aussi naturellement mignon qu'autrefois. A l’exception de son regard peut-être qui parait fade en comparaison du reste. Mais pas de quoi l'empêcher de se montrer bien élevé et curieux de cet endroit dans lequel il met les pieds pour la première fois. Après avoir grappillé quelques informations sur le fonctionnement général de l'établissement, il demande bien vite où se trouve la seule demoiselle qu'il est venu voir. Hum. Kumo ? C'est mignon, ça lui va bien. Étrangement, ce simple surnom réussi à lui redonner un sourire plus franc. Moins prononcé, mais moins forcé également. Et c'est avec un poids à peine moins lourd sur la poitrine que Milan entre dans le box indiqué.

D'abord à peine hésitant, à rester quelques secondes à l'entrée tout en regardant Chandini, légèrement mal à l'aise. Comme quoi, tout peut arriver. C'est qu'il ne l'avait évidemment pas prévenu de sa venue. Mais il se reprend bien vite, ses bonnes résolutions toujours présentes dans son esprit, et entre finalement, accompagné d'une main qui se perd dans ses cheveux comme à chaque fois qu'il est un peu nerveux - ou qu'il veut faire croire qu'il l'est...

- "Salut..."

Eh beh, c'est beaucoup plus difficile que ce qu'il pensait ! Depuis quand est-ce qu'il a autant de mal à parler ? Comme si les mots qui lui viennent habituellement si instinctivement, avaient décidé de l'abandonner pour cette fois. Première chose, se concentrer pour ne pas que cette fausse mine heureuse ne vole en éclat. Parce qu'il a bien conscience qu'il ne faudra pas grand chose pour que le naturel reprenne le dessus. Ensuite, garder le sourire et...

- "Hum, j'suis désolé, c'est la première fois que je viens dans ce genre d'endroit. Alors, heu, je sais pas trop comment ça marche. Ce que j'ai le droit de faire ou pas. Je voudrais pas avoir de problèmes tu comprends. Ou même t'en attirer. Tu m'expliques ?"

A vrai dire, il a déjà eu quelques explications. Rapides et sommaires, mais de quoi ne pouvoir justifier un comportement déplacé par une bête ignorance. Seulement, parler lui permet d'évacuer une partie de cette pression qu'il s'est mis inconsciemment. Il n'oublie évidemment pas ce qu'a dû vivre Chandini. C'est même ce qui le pousse à être ici, et à se battre avec lui-même pour tenter d'engager une conversation avec un semblant de banalité, juste de quoi l'encourager à lui répondre. Si on lui avait dit qu'il se retrouverait un jour aussi empêtré dans une situation où il aurait pourtant juste à sauter sur la personne pour réclamer des câlins sans le moindre risque de se voir rejeter...
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Ven 21 Sep - 13:21
Chandini Appachetty
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Ça va Chandini ? En fait, tu en avais marre de répondre à cette question. Non, ça n'allait pas. Pas du tout même. Mais il ne fallait pas que cela se voit plus de quelques secondes. Il ne fallait pas non plus que tu te retrouves de nouveau dans son bureau, à devoir encore lui mentir sur comment tu te sens, ce qui se passe dans ta tête, ton sommeil. Pourtant, il suffisait de te voir t'approcher de cette école pour remarquer sans la moindre difficulté que non, ça n'allait pas. Il y avait des jours où tu faisais un demi-tour sans même avoir ne serait-ce qu'au moins dépasser le portail d'entrée. Il y avait des jours où tu étais là sans être là. Tes notes en avaient pris un sacré coups mais tu n'y arrivais pas, tu n'y arrivais plus. Il y avait dans ta tête des tas et des tas de scénarios qui se jouaient, des souvenirs qui remontaient et qui te terrorisaient. Parfois, tu entendais des remontrances ou son rire. Tu l'entendais jusque dans ton lit et étais obligée de vérifier que tu étais bel et bien seule, que tout était bien fermé et verrouillé pour la neuvième fois avant de prendre une petite aide pour fermer les yeux et laisser Morphée te prendre dans ses bras. Mais s'il y avait bien un jour que tu ne pouvais manquer sous aucun prétexte, c'était bel et bien le lundi. C'était un jour qui avait encore son importance à tes yeux, même si Milan ne semblait plus spécialement y faire attention. Tu te demandais souvent ce qu'il avait pu vivre lui aussi, mais tu savais très bien que l'envie de reparler de cette soirée ne devait pas être au rendez-vous.

Ce matin, c'était un jour sans. Tu te regardas encore dans ce miroir brisé pour y découvrir un reflet faussé par ton esprit. Mais si tes yeux te montraient cette image de toi, c'est qu'il s'agissait de la réalité non ? Tu essayas tant bien que mal de t'arranger un peu : des coups que tu avais pris sur ton visage ne demeurait aucune trace. Qu'il était dur de paraître un tout petit peu mignonne, tu avais l'impression que rien ne pourrait t'aider à l'être. Dans un bref élan de colère, tu jetas ta bouteille de démaquillant contre le mur et partis alors t'habiller. Tu avais pourtant très bien réussi ton teint, il n'y avait aucune démarcation et ton mascara ne t'avait fait aucun paquet. Les pattes d’araignée sur les yeux, ce n'était pas ton genre.
Tu marchais dehors d’un pas plutôt tranquille mais qui au fur et à mesure manquait cruellement d'assurance. Et quand tu arrivas devant le portail, tes yeux verts se levèrent sur cet ensemble de bâtiments et tes pieds reculèrent. Non, ce n'était pas un bon jour pour aller en cours. Tu le sentais, il allait encore se passer quelque chose. Alors tu pris la fuite, comme tu savais si bien le faire. Tu partis te réfugier dans des boutiques pour y essayer des vêtements, des accessoires, et c'est en te regardant dans l'un des mirrors que tu te rendis compte que tu n'avais ni tes lunettes sur le nez, ni attaché tes cheveux. Tant pis…

Quand l'après-midi commença, tu partis manger une petite salade avant de trouver refuge sur ton lieu de travail, l'un des seuls endroits où tu te sentais en sécurité. Dans le vestiaire, tu en profitas pour te “repoudrer le nez” une fois ta tenue enfilée. Le patron t'avait même aidé en t'achetant deux grands poufs blancs, pour pas que tu sois trop mal installée en étant au sol. Tu laissais ton téléphone dans ton casier et passas l’après-midi à t'occuper de différents clients. Qu'ils étaient mignons à être rassurés de ton retour et que, selon eux, tu n'aies rien. Tu avais réussi depuis un petit moment déjà à rattraper ton retard financier. Pour payer ton loyer et tes factures, tu avais dû piquer dans tes économies mais puisque tu étais maintenant beaucoup plus présente qu'avant, tu te retrouvais avec un peu plus de clients, habitués ou nouveaux. Et alors que tu pensais pouvoir souffler un peu, tu le vis.

Il était là. Mais pourquoi ? Et… Comment ?! Est-ce que tu étais gênée de le voir ici ? Oui, même si tu ne faisais rien de mal. Tu ne t'y attendais tellement pas ! Tu en oublias presque la politesse avant de l'inviter à rentrer. Il était gêné lui aussi. C'était rare mais à chaque fois que tu le voyais ainsi, tu avais envie d'en rire et de le rassurer, et puis il n'avait pas besoin de s'excuser. Tu lui indiquas le pouf et le sol, c'était à sa préférence. Mais au lieu de lui expliquer, comme il te l'avait demandé, tu te contentas de lui parler, comme si de rien n'était. Tu lui demandas sa journée, comment c'était passé son entraînement de basket, celui de danse. Tu lui souris doucement, tu te voulais rassurante et tu retiras tes chaussures. Pourquoi lui demander sa préférence si au final tu choisissais ? Tu t’approchas de Blondie, ce petit soleil à présent éteint, ce petit ange qui semblait vouloir s'arracher les ailes et le pris doucement dans tes bras en me serrant.

« Merci… »

Parce qu'il aurait pu rentrer directement chez lui aujourd'hui, ou qu'il aurait pu passer du temps avec ses amis. Parce qu’il était venu te rendre des visites quand tu étais encore à l'hôpital alors que lui était libre de ne pas venir et faire sa p'tite vie.


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Sam 22 Sep - 15:49
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Elle n'a pas l'air de comprendre ce qu'il fait là, reste étonnée quelques instants, avant de reprendre la situation en main avec une aisance que Milan ne lui connaissait pas. Il faut dire que jusqu'ici, il ne lui en laissait pas vraiment l'occasion, à se montrer sans doute un peu trop envahissant, trop imposant. Mais cette fois, il apprécie de voir Chandini lui venir en aide. Bah, elle doit bien avoir remarqué qu'il ne sait pas vraiment quoi faire malgré sa présence spontanée en cet endroit. Alors il se laisse guider. Lui laisse le monopole des questions. Réponds de façon aussi honnête que possible, sans pour autant entrer dans les détails. Assurer que tout va pour le mieux avec un sourire hypocrite, il le fait assez avec tous ces gens dont il se fout royalement. Et puis, comment demander à la jeune femme d'être franche avec lui par la suite si dès le départ, lui-même ne l'est pas ? Les cours, ça passe. Pas que ça le passionne autant, mais bosser à fond comme il l'a toujours fait lui permet de lui occuper l'esprit. Seulement un peu de mal à supporter l'humour stupide de machin. Le basket, la danse ? Ce n'est pas un franc succès, mais il a toujours ce même besoin de bouger. Rester immobile à se morfondre, très peu pour lui.

Parler de la sorte lui fait du bien. Ça le rassure. Parce qu'après tout ce qui s'est passé, il n'était pas sûr de pouvoir discuter de nouveau aussi innocemment avec Chandi. Le temps efface les blessures dit-on. Combien de mois seront nécessaires pour celles de ce genre ? D'années ? Ils en sont encore loin il en a bien conscience, et pourtant, il n'a plus envie d'attendre que les jours défilent. Alors ces bras qui viennent l'enlacer sont semblables à une grande bouffée d'oxygène. Oh, il ne se fait trop d'idées. Il a bien conscience que dans ce cadre précis, cela n'a rien d'exceptionnel. Il ne doit qu'être le énième que la demoiselle prend dans ses bras. Après tout, c'est bien ce qui lui permet d'être payée. Mais pour cette fois, il s'en satisfera. Parce qu'il a besoin de cette chaleur, de la sentir contre lui. Et c'est tout naturellement qu'il lui rend son étreinte. Sans la moindre pensée déplacée ! Hum, sa libido aussi s'est sacrément dégradée avec tout ça. Même si dans le cas de Milan, ce n'est pas nécessairement un mal.

Il reste ainsi plusieurs secondes, sans savoir comment interpréter ce "merci". Mais il s'en fiche. Chandini l'a habitué à le remercier et à s'excuser à tout bout de champs. Sans aucune raison valable. Tout ce qu'il voit, c'est qu'il retrouve certaines bases bien connues entre eux. Et c'est tout ce qui compte. Largement suffisant à lui redonner un semblant d'assurance et le mettre de bonne humeur. Laissant bien loin toute cette pression et cette morosité qui l'entravaient tout au long du trajet.

Mais un Milan qui est à l'aise eh bien... Ça redevient Milan... Les fesses désormais au sol, il profite d'un pouf calé dans son dos en guise de dossier pour s'avachir sans la moindre grâce, tout en attirant sa camarade contre lui. Pas sûr que ce soit la position la plus agréable pour elle. Puis reprend assez aisément cet air taquin que lui inspire toujours la miss.

- "J'me demande pourquoi je n'suis pas venu ici plus tôt ! Te garder dans mes bras sans que tu ne râles ou ne vires au rouge tomate c'est assez inhabituel ! Même si c'est vrai que je trouve ça mignon. Et... Peut-être que j'avais un peu peur d'être jaloux !"

Moui, il redevient finalement assez vite lui-même. Et ça fait le plus grand bien. Parce que ces derniers temps, il en est loin. Mais cette étrange sensation de bien être alors qu'il retrouve son sourire pour asticoter gentiment sa camarade n'a pas tout à fait le même goût qu'avant. Parce qu'à la base, s'il a décidé de venir ici, ce n'était pour lui, mais bien pour Chandini. Mais comme à chaque fois, sans qu'il ne comprenne comment, il se retrouve à ce que ce soit elle qui lui apporte aide et soutient. Cette fille est vraiment incroyable. Après un soupire et une moue légèrement contrariée en arrivant trop rapidement à cette conclusion, il relâche le corps de la jeune femme et vient seulement poser l'une de ses mains sur la tête de la miss, ses doigts jouant déjà avec les mèches de cheveux foncés.

- "Tu sais, t'es pas obligée de faire semblant avec moi."

Et pour une fois, il n'y a aucun double sens caché dans cette phrase. Seulement une sincérité un peu maladroite, et un manque d'habitude qui l'empêche de développer davantage ses pensées. Parce que ce n'est pas bien difficile de deviner que derrière ce maquillage irréprochable et cette attitude de parfaite employée modèle, la petite indienne doit être en mille morceaux.
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Sam 22 Sep - 20:41
Chandini Appachetty
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Les réponses de Blondie semblaient toutes préconçues, comme s'il ne voulait pas répondre totalement, comme s'il tenait à garder un secret. Tu n'allais pas lui en vouloir pour cela puisque tu faisais tout autant pareil, à te cacher derrière de brèves réponses. Mais lorsqu'il te rendit ton étreinte, tes lèvres s'étirèrent pour afficher un faible sourire, tu étais vraiment contente qu'il ait compris que malgré que ce soit ton travail, tu pouvais le traiter un peu plus comme un ami. Enfin, tu pensais qu'il l'avait compris. Milan, après ça, sembla redevenir un peu plus le Milan que tu connaissais, et c'est non sans un faible rire que tu te laissais ainsi tirer contre lui pour l’écouter te parler. Tu haussais faiblement les épaules en tournant ta petite tête rougissante sur le côté, un peu gênée par ce qu’il venait de te dire. Ce à quoi tu lui répondais que ça n’avait rien à voir et qu’en plus, c'était très maladroit au tout début de faire ça comme travail. Comme pour tout. Au fil du temps, on finit presque par s’y habituer mais les contacts professionnels et ceux qui ne le sont pas n'ont strictement rien à voir, ça, c'était quelque chose que tu pouvais lui assurer. Si l'on regardait bien, un câlin professionnel était une étreinte qui était faible, chronométrée et généralement courte, sans vraiment autre chose à penser que l'argent qui en découlerait, combien tu allais te faire grâce à ça. Si ça pouvait aider à atténuer un peu sa jalousie que tu ne comprenais pas spécialement, tant mieux.

« Tu avais peur que je te refuse mais que j'accepte tout le monde ~ ? »

Encore une petite taquinerie, rien de bien méchant surtout venant de toi. Cependant, il soupira et te relâcha, la mine contrariée. Mince, tu avais dit quelque chose de mal ? Tu en profitas pour te mettre de manière un peu plus confortable avec cette fichue jambe tandis que tu t’apprêtais à lui présenter tes excuses. Non mais c'est vrai quoi, il était venu exprès pour te voir, il prenait de son temps pour toi et voilà comment tu le remerciais : en étant blessante. Même si le côté joueur et taquin de cette petite bouille d’hamster semblait être de retour, ce n'était pas une raison pour le vexer de la sorte. Ingrate. Tu culpabilisais vraiment mais bien rapidement, il t'arrêta ce flot de mauvaises pensées juste avec sa main sur… ton crâne ? Tu le fixas sans comprendre, il n'avait certainement pas conscience de son geste parce qu'en plus, il s'amusait avec tes cheveux. Mais c'était trop tôt pour toi, il n'y avait qu'une seule personne qui te mettait sa grosse main sur le sommet de ta petite tête normalement, et cette personne n'était plus là. Ses paroles résonnaient en toi :  « Tu n'es pas obligée de faire semblant ». Tes doigts serrèrent alors le petit tablier blanc de ta robe tandis que ta tête se baissait. Alors… C'était aussi visible ? Même ça tu étais incapable de le faire correctement ?

« Je… Dé-Désolée… », t'excusais-tu honteusement.

Pourquoi est-ce que tu t'excusais cette fois ? Tu ne le savais pas vraiment. Peut-être avais-tu eu peur de l'avoir froissé avec ce mensonge dans lequel tu t'enfonçais chaque jour, ce mensonge que tu espérais chaque jour qu'il ne devienne réalité. L'espoir, malgré toute cette peur et cette peine, continuait de t'habiter un peu quelque part, dans un petit espace de ce cœur qui se reconstruisait tout seul. Un puzzle de plusieurs centaines de pièces qui mettrait du temps à se résoudre. Tu te laissais doucement tomber sur le dos, regardant le plafond où l’on pouvait y voir des petites guirlandes de LED former des tourbillons.

« Mais si je viens en pleurant ou avec les yeux gonflés, les gens vont s’inquiéter. Et être agacés. Ils ne viennent pas ici pour voir et entendre une demoiselle pleure et se lamenter sur son sort, mais pour entendre et avoir un peu de réconfort et de l’espoir par rapport à leur situation. Si ce mensonge permet de les aider… Je pense que c'est un mal pour un bien…, tu marquas une courte pause pour cette fois le regarder, Et puis je me ferais virer sinon, et je n’ai pas envie de me retrouver à la rue si ça arrivait… »

Tu avais constamment peur de ça. De ne plus être capable de porter ce masque avec lequel tous ici te connaissait et de te retrouver à nouveau dans cette galère pour trouver un emploi. Loin de toi l'idée de le juger, mais en règle générale, quand on vit chez ses parents, ce n'est normalement pas l'une de nos préoccupations principales. Et en parlant de parents, tu préférais clairement oublier le sujet de la famille même si tu te demandais comment ça se passait du côté du petit Matsuda. Petit Matsuda… Tu avais vraiment un problème toi pour à chaque fois le diminuer ainsi. Il n’était ni un enfant ni plus petit que toi, c'était le contraire vu qu'il te dépassait ! Tu tendis ta main vers lui en plaçant l'autre sur la jupe de ta robe.

« Et puis les cours, cette école… Il n’y a que le lundi où c'est un peu plus facile d'y aller mais sinon… J’ai toujours le sentiment que quelque chose va se passer, ou qu'ils nous attendent au détour d'un couloir…, tu soupiras doucement en fermant tes yeux quelques instants, Mais je suis toujours vivante, ici et mon soit-disant fiancé a fini par comprendre que je ne l’accepterai jamais, donc tout va bien ~  ! », finis-tu.

Tu venais de lui offrir le plus chaleureux et jovial des sourires que tu pouvais, alors pourquoi est-ce que tu avais tellement envie de pleurer ?


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Dim 23 Sep - 18:19
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Plus posé, moins stressé, Milan sent pourtant une légère gêne qui reste. Ce quelque chose de différent qu'il a encore du mal à appréhender. La peur d'être maladroit, de dire ou faire quoi que ce soit qui blesse définitivement Chandini. Et compte tenu des évènements qu'il a en tête, un faux pas est vite arrivé. Pas qu'il n'ait pas l'habitude d'en faire, mais en règle générale il lui suffit d'un grand sourire et d'excuses pour se faire pardonner des sujets peu sensibles. Et puis, il y a vraiment peu de personnes qu'il ne veut vexer pour de bon. Heureusement que la jeune femme dégage cette douceur apaisante, qui lui permet malgré tout de rester détendu. Et il ne peut s'empêcher de sourire à cet énième "désolé". Ce n'était pas un reproche, mais il aurait dû savoir que c'est de cette façon que la demoiselle interpréterait ses paroles.

Pourtant, blondinet ne dit rien de plus. A quoi bon lui assurer qu'elle ne fait rien de mal ? Il la regarde seulement faire, s'installer sur le dos, et essayer d'apporter une justification à sa façon d'être. Bien sûr qu'il comprend. Il est même parmi les moins bien placés pour juger des personnes qui s'entourent d'un masque quelconque pour cacher ce qu'ils peuvent ressentir. Mais peut-être est-ce justement parce qu'il agit ainsi depuis des années qu'il est aussi touché de voir Chandini agir à son tour de la sorte. Il sait bien à quel point la douleur peut-être forte malgré un visage rayonnant. Tout comme il sait ce que la jeune femme a perdu ce soir là. Il a bien vu comme ils étaient proches. Cette façon qu'elle avait de le regarder. Alors ce qui s'est passé...

Comment peut-elle malgré tout lui assurer que tout va bien ?! Et pourquoi est-il en colère malgré ce sourire qui lui est adressé ? Est-ce parce qu'il a l'impression de l'entendre refuser cette aide qu'il essaie tant bien que mal de lui offrir ? Parce que lui-même est incapable d'exprimer clairement ce qu'il pense de tout ça ? Ou parce qu'elle vient d'admettre avoir peur de retourner à l'école à cause de ces types ?! Mais il ne peut laisser cet énervement qui se pointe un peu trop souvent chez lui en ce moment prendre le dessus. Alors il attrape cette main qui lui est tendue pour la serrer dans la sienne. Pas trop. Elle est toujours aussi frêle, et ses doigts qui en font aisément le tour pourraient probablement la briser s'il ne contrôlait pas sa force. Puis ferme les yeux quelques secondes, le temps d'évacuer toute cette agressivité qui pourrait transparaitre dans sa voix. Et qu'il n'a surtout pas envie d'adresser à Chandi.  

- "Tous ces gens ne peuvent pas comprendre alors, que tu ais la force de les accueillir avec ce visage radieux, c'est tout à ton honneur. Mais vu que t'es seule maintenant... Enfin, que tu préfères rester ici plutôt que de retourner vers ta famille..."

Olala, c'est le bordel total dans sa tête. Les mots arrivent dans un ordre totalement aléatoire, mélangés à tous ces sentiments qu'il ne sait pas maîtriser, et voilà qu'il se retrouve dire le genre de choses qu'il ne voudrait pas. Ou plutôt, surtout pas de cette façon. Et dire qu'il se moquait de ceux qui passent leur temps à bafouiller. Le regard fuyant, honteux de galérer autant, il ajoute assez vite, tentant de se rattraper tant bien que mal.

- "Nan, pardon, c'est pas c'que je voulais dire. C'que je veux te dire, c'est que moi, je m'en fout de te voir pleurer ou avec les yeux rouges. Enfin, nan, pas tout à fait bien sûr, ça m'embête, mais c'est pas ce qui va m'empêcher de vouloir rester avec toi. Ou de vouloir te revoir. Au contraire. Et... C'est pas non plus ce qui va m'empêcher d'être ton meilleur client de la journée !"

Un sourire un peu plus serein en même temps que ses yeux reviennent se poser dans ceux de la demoiselle. Heureusement qu'il est habitué aux cabrioles pour s'en sortir. Parce que ramer indéfiniment, ce n'est vraiment pas agréable ! D'ailleurs, il peut enfin relâcher la pression qu'il exerçait toujours sur la main de sa camarade tout le temps de ce cafouillage, comme s'il ne voulait pas prendre le risque de la voir partir. Et la regarde en reprenant.

- "Tu comprends ? La prochaine fois que tu me dis que tout va bien, je veux que ce soit vraiment le cas. Et si je dois attendre des années eh bien, c'est pas grave. Mais pas que tu dises ce genre de chose alors que tu n'arrives toujours pas à remettre les pieds à l'école sans imaginer le pire."

Ça aura été chaotique, mais finalement, il s'en sort plus ou moins. Ça aurait pu être beaucoup mieux certes, mais ça aurait aussi pu être bien pire. Alors, il n'a plus qu'à espérer ne pas se faire gentiment raccompagner vers la sortie.
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Dim 23 Sep - 22:38
Chandini Appachetty
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Tu sentais la pression de sa main autour de la tienne, et sans chercher à t’en débarrasser, tu levas tes yeux vers Blondie alors qu’il essayait de te parler. C’était vraiment inhabituel pour toi de le voir ainsi, peinant à trouver ses mots, bafouillant à tout va. On aurait presque dit que vous aviez inversé les rôles, ça t’aurait presque amusé s’il n’avait pas appuyé sur le point qui fait mal : tu es seule. Ah… Tu te redressas légèrement grâce à ta main libre pour le regarder, attendant un peu plus d’explications. Il ne t’avait pas habitué à chercher à être blessant, et il semblait tellement stressé que tu ne pouvais pas lui en vouloir d’avoir en plus dit la vérité, mais il y avait autre chose derrière tout ça. Sous ton regard curieux et bienveillant, de ton pouce, tu lui caressais doucement le revers de sa main comme pour l’inviter à se calmer alors que ses propos commençaient à être un peu plus clairs : que tu arrêtes de lui mentir, de te mentir aussi. Mais si tu faisais ça… Comment est-ce que tu allais t’en sortir maintenant ?! Tout ton nouveau petit monde consistait à faire semblant, à feindre la joie et le bonheur. Tu étais un peu perdue sur le coup, un peu beaucoup, et ta tête se baissa pour observer le plaid tout en réfléchissant à tout ça. Même si tu continuais de mentir au reste du monde pour qu’il soit le seul à connaître la vérité, combien de temps pourra-t-il supporter tes pleurnicheries et jérémiades ? Combien de temps mettra-t-il avant de te dire d’arrêter de constamment ressasser le passé et d’avancer, d’aller de l’avant, voire pire : qu’il t’emmène voire la psychologue de l’hôpital. Non, non et non ! Il ne te ferait pas ça, pas lui ! Tu secouas faiblement la tête avant de la remonter doucement pour le regarder de nouveau, ce petit soleil qui tentait de chasser vos nuages noirs. Tu venais tout juste de remarquer qu’il avait relâché ta main et que tu ne faisais que caresser les petits poils de la couverture. Bon, au moins, ça avait eu l’avantage d’être tout doux et tout aussi réconfortant. Tu regardais Milan pour lui offrir un faible sourire.

« Si tu attends que j’aille mieux…Je ne veux pas que…tu m’abandonnes, toi aussi, quand tu en auras marre de me voir pleurer… Si j’avais eu le choix, je ne l’aurai pas quitté… »

Alors c’était ça en fait, tu t’efforçais de ne pas pleurer, de toujours garder le sourire par peur de te retrouver à nouveau seule. Au final, tu n’avais toujours pas digéré cette mise à la porte et ces refuse catégoriques de vous revoir ou même vous reparler. Même s’il y avait une part de toi qui tentait de te convaincre que tu n’y étais pour rien, que c’était probablement parce qu’il s’était encore attiré des ennuis, l’autre te tenait pour responsable et était toujours là pour te le rappeler. Elle était toujours là pour te reprocher la moindre chose qui ne se passait pas aussi bien que prévue. Le plat est trop salé ? Tu aurais dû en mettre la moitié qui était indiqué. Il n’y a pas assez de part de gâteaux au restaurant pour toute votre table ? Si tu n’étais pas venue, comme tout le monde s’y attendait, alors ils auraient pu tous en avoir. STOP ! Ce n’était pas le moment de t’en vouloir encore et encore ! Tu tentas de te retenir encore un peu pour ne pas fondre en larmes en quelques secondes, mais quelque chose t’en empêcha en ramenant ton esprit dans ce petit box : une petite sonnerie. C’est vrai, tu avais un minuteur qui te permettait de savoir combien de temps il te restait avant de rentrer chez toi. À défaut d’avoir une horloge, vous aviez ceci. Tu le pris entre tes mains pour le remonter, regardant combien de traits il y avait à côté pour la date d’aujourd’hui : 4. Plus qu’un et tu pourrais rentrais chez toi, tranquillement. Oh mais… Si c’est la première fois que Milan vient, il ne doit pas comprendre. Tu lui expliquas alors :

« Comme tu le vois, nous n’avons pas l’heure dans le box. Et vu que nous travaillons sans téléphone, nous n’avons aucun moyen de savoir depuis combien de temps nous sommes ici. Du coup, avec ça, on n’a pas vraiment à s’inquiéter !, tu le remontas avant de le reposer, Mais puisque tu es mon meilleur client, alors tu ne verras aucune objection à rester avec moi 1 heure de plus, non ~ ? »

Et tu laissas s’échapper un rire. Tu retournas t’asseoir près de lui et cette fois, tu lui expliquais un peu les différentes personnes qu’il y avait derrière chaque rideaux. Ou plutôt les univers. Pour s’assurer qu’un bon nombre puisse trouver des styles qui leur plaisent mais également éviter que deux d’entre vous ne se retrouvent à se “voler” les mêmes clients, vous aviez chacune un thème différent. Oh bien sûr, il arrivait que certains aient envie de papillonner à droite et à gauche, de découvrir chacune d’entre vous mais en règle générale, vous aviez toutes vos petits fidèles. Après, bien entendu, quand il y avait un changement de saison ou une fête particulière, vos tenues changeaient et bien évidemment, certains étaient plus curieux que d’autres. Alors il y en avait pour les personnes aimant la mer et les fonds marins, celles qui venaient dans le tien avait une préférence pour le ciel, d’autres étaient plus champêtres, campagnards comme le disaient en riant les autres. Les deux nouvelles étaient une sweet et une gothic lolita, quant à celles qui vous massacraient toutes, elle était dans ce box aux allures de mangathèque, avec ses figurines et même quelques consoles et cartouches de jeu. Bien sûr, il était interdit de jouer ou toucher aux figurines, mais elle avait l’avantage d’avoir et de la conversation et d’en plus toucher à quelque chose qu’une grande majorité des jeunes hommes qui venaient ici adoraient un peu trop.

« Ah ! Je n’arrête pas de parler, désolée de t’ennuyer avec tout ça, dis-tu en riant faiblement, Qu’est-ce que tu comptes faire ce week-end ? »

Mais qu’est-ce que ça pouvait te faire et en quoi est-ce que ça te concernait ?! Est-ce que tu cherchais à trouver de quoi t’occuper toi aussi ? Bien évidemment que non. Ton occupation du week-end était de relire tes cours, travailler et faire quelques courses alimentaires. Rien de bien folichon mais ça te convenait. Alors pourquoi t’intéressais-tu à ce que lui ferait ?


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Mar 25 Sep - 18:01
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Cette réponse que lui offre Chandini est assez étrange. Qu'il l'abandonne lui aussi ? Elle ne l'aurait pas quitté ? Hum, Milan ne comprend qu'à moitié mais n'ose pas demander plus de détails pour le moment. Cette conversation est déjà assez délicate comme ça, pas trop d'instabilité à la fois !! Alors il se contente d'un sourire amusé, levant les yeux au ciel face à la seule partie de ces paroles sur lesquelles il sait pouvoir se positionner. Et vient "tapoter" de son index le nez de la miss, à la manière dont on réprimanderait un chat qui utiliserait un peu trop ses griffes.

- "Comme si j'allais t'abandonner... Raconte pas de bêtises."

Il n'a pas le temps de développer davantage qu'une sonnerie étrange retentit. Ce à quoi Chandini lui apporte bien vite une réponse sans qu'il n'ai rien à demander. Et il écoute avec attention. Évidemment que ça l'intéresse ! Après tout, le concept du bar à câlins est quelque chose qu'il découvre totalement - sûrement trop "soft" pour qu'il ait eu envie de tester sans raison valable - et si en plus sa camarade y travaille, il a bien l'intention d'en connaitre un peu plus. C'est vrai qu'en apprenant que la jeune femme était employée dans ce type d'établissement, Milan avait d'abord été surpris. Mais maintenant qu'il est ici, qu'il comprend un peu mieux le fonctionnement du concept, il trouve que ça lui correspond assez bien. Juste mignon, réconfortant, sans quoi que ce soit d'inconvenant. Et malgré ce dernier point, il a parfaitement l'intention de revenir lui rendre visite de temps en temps !

Ah, si seulement il y avait un thème basket... Bah, tant pis, de toute façon, il viendrait quand même voir Chandi. Ou Kumo... Surtout qu'elle parait beaucoup plus bavarde dans cet environnement ! Elle se met même à poser des questions qu'il serait lui-même tout à fait capable de poser. Ce qui le fait évidemment rire. Il se redresse avant de répondre, puis se rapproche de son hôtesse avec ce même air malicieux qu'il prend un peu trop souvent, ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres de son visage.

- "Pourquoi ? C'est une invitation ? D'abord tu acceptes de me voir rester une heure de plus en ta compagnie, maintenant tu me proposes de passer le week end ensemble, je vais finir par me faire des idées tu sais !"

Bien sûr qu'il sait que les idées qui peuvent lui traverser l'esprit sont très loin de celles qui doivent habiter la petite indienne timide. Mais l'occasion était beaucoup trop belle ! D'ailleurs, il ne s'impose pas plus longtemps, et retourne s'affaler, le pouffe en guise de coussin, les bras croisés derrière la nuque. Le but n'est pas non plus de l'effrayer. Bah oui, il fallait le laisser galérer avec ces sujets sur lesquels il n'a pas la moindre maîtrise, plutôt que de lui offrir une porte de sortie aussi évidente !

- "Nan, en fait j'ai rien de particulier de prévu. Enfin, à part passer un peu de temps sur le terrain de basket."

Ah oui, il dépense beaucoup moins de temps en divers sorties alcoolisées comme il pouvait le faire à l'époque. Pour autant son planning n'est pas particulièrement allégé. Puisqu'il accepte désormais de se plier un peu plus régulièrement aux "recommandations" du paternel. Celles qui impliquent de rencontrer machin qui s'occupe de tel réseau. Ou bidule pour éviter de frapper éternellement comme une fillette. Tout ce qu'il évitait jusqu'à présent bien sagement, préférant les remontrances parfois particulièrement désagréables que de se plier à ce genre d'activité. Sa seule barrière reste le stand de tir. Impossible encore pour lui d'y mettre les pieds. Évidemment, tout ces détails, il ne peut les livrer à Chandini - ni à qui que ce soit d'ailleurs - et reste donc parfaitement évasif sur ses projets qui ne sont de toute façon pas encore fixés.

- "Alors, si tu veux faire autre chose que de réviser des cours que tu n'as de toute façon pas suivi, on peut trouver quelque chose à faire ! Et puis, t'es tellement sérieuse que je ne sais toujours pas le genre de passe temps qui te plait le plus !"

Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé de dévergonder la miss durant la première partie de l'année scolaire. Mais sûrement ses divers propositions étaient-elles trop... Chaotiques ? Extravagantes ? Osées ? Pour une première sortie. Il faut dire que Milan ne fais pas dans la demi mesure. Alors, maintenant qu'il n'a plus aucune exigence sur la façon dont il peut passer ses week end, c'est sûrement le bon moment pour en apprendre un peu plus sur Chandi !!

- "Mais avant de tout me dire de tes passions et de me donner des idées intéressantes sur ce qu'on peut faire ce week end, tu veux pas te rapprocher un peu ?"

Et de nouveau ce sourire ambiguë avec un regard pourtant tout ce qu'il y a de plus innocent. Ouais bon, il n'a pas non plus envie de se faire mettre à la porte ! Quitte à payer pour une heure de plus, il préfère la passer ici ! Et pour les suppléments... Bah, il n'a toujours pas parfaitement compris comment le prix final est fixé, mais c'est bien le dernier de ses soucis ! Il n'a pas l'intention d'adapter son comportement à une somme finale fixe. Ce sera l'inverse.
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Mer 26 Sep - 1:01
Chandini Appachetty
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:






Quand l’index du jeune homme vint tapoter ton petit nez, tu fermas tes yeux verts pour deux raisons. La première était que ça t’éviterait de loucher, et la deuxième et bien…inconsciemment, tu as eu peur. Pourtant, à aucun moment tu n’avais songé que Milan puisse te frapper, et encore moins au visage ! Mais ce n’est bien évidemment pas quelque chose que l’on peut contrôler et après ce petit geste anodin, tu l’écoutais avec un faible sourire gêné.


Mais pourquoi est-ce qu’il se rapprochait autant ?!


Et pourquoi est-ce qu’il te disait quelque chose comme ça ?! Déjà que juste en mettant sa tête si proche de ton visage tu avais un peu rougi mais alors là… Tu étais un joli petit piment. Tu tentas tant bien que mal de lui retirer toutes idées bizarres qui auraient pu lui traverser l’esprit, et abandonnas ce que tu avais en tête. Comment pourrais-tu lui demander de rester avec toi pour la soirée après ça, sans qu’il ne pense à quoi que ce soit de déplacé ? Mais le voilà que déjà il s’affalait comme un petit pacha sur le pouf pour te dévoiler qu’il n’avait rien de prévu à part le basket. Comme toujours, rien d’étonnant à tout cela en fait mais ça ne t’aidait pas vraiment à faire tes plans.

« Alors, si tu veux faire autre chose que de réviser des cours que tu n'as de toute façon pas suivi, on peut trouver quelque chose à faire ! Et puis, t'es tellement sérieuse que je ne sais toujours pas le genre de passe temps qui te plait le plus !
- Mais…, puis tu ronchonnas doucement, de toutes façons je les ratrappe ces cours… »

Et voilà, Chandini la boudeuse était de retour pour quelques instants. Et puis il fallait dire aussi que tu n’avais pas vraiment d’occupations, de passe-temps. D’ailleurs, cette révélation te mit quelque peu mal à l’aise de par sa véracité. Tu étais…ennuyeuse ? Mise à part ton travail et tes études, quelques fois les magasins, tu n’avais aucune activité. Tu semblais vraiment perturbée par cette révélation, comme si tu le découvrais toi-même pour la première fois. Pourtant, plus d’une fois on t’en avait fait la remarque mais tu avais toujours nié cette évidence, allant même jusqu’à sortir avec d’autres camarades de classe pour leur prouver à tous le contraire. Te voilais-tu la face jusqu’à présent ? Pourquoi se poser cette question alors que tu savais très bien que la réponse allait être positive, sombre idiote. Tu étais si lisse, si malléable… Avait-on fait en sorte que tu sois de la sorte pour éviter de trop embêter ton futur compagnon, pour que tu puisses accepter et t’émerveiller de tout ce qu’il ferait ? La voix de Blondie te ramena dans le monde réel. Oh, il voulait vraiment jouer du coup ? Tu te rapprochas donc de lui, même si le terme exact était plutôt “collée”. Comme une moustique, une sangsue scotchée à tout son flanc droit. C’était la première fois qu’on te demandait un truc comme ça, et tu ne savais pas trop si tu avais plutôt bien remplie ta tâche ou non, même si c’était quelque peu gênant au final. Peut-être que ce qui l’était encore plus que d’habitude, c’était qu’il s’agissait d’une personne que tu connaissais aussi à l’extérieur ?

« Tu sais que je ne suis pas vraiment du genre à faire des folies, hein ? Enfin, j’aurai peut-être pu mais celles que je pensais être amies se sont complètement moquées de moi au final… »

Et tu lui expliquas vaguement cette drôle d’histoire avec tes camarades de classe et du club de handball. Cette drôle histoire où on t’avait arrangé un rendez-vous avec un jeune homme, où l’on t’avait même fait acheter de nouveaux vêtements, que tu allais probablement jeter, car toi “Tu fais trop vieille fille, t’auras jamais personne comme ça !” avec ton look actuel. Mais ton rendez-vous, au final, il n’était même pas avec un charmant jeune homme, c’était une femme ! Et en plus, elles étaient là et avaient toutes explosées de rire !
Enfin, tu n’avais rien contre les femmes qui aimaient les femmes, juste que tu n’en étais pas une. Ou peut-être que si ? Tu n’en savais rien et tu t’en fichais pas mal ! Qu’avais-tu fait de folichon jusqu’ici ? Hmmm… Tu avais failli être une petite-amie en location, mais ça, tu ne comptais pas vraiment le lui dire pour le moment.

« Hé bien, laisse-moi réfléchir sur mon fabuleux programme de ce week-end… Ah je sais ! J’irai faire les courses pour les repas de la semaine prochaine, et puis j’attendrai que lundi arrive ~ »

Mais avec tout ça, vous n’aviez toujours pas de programme pour ce week-end. Ah bah pour poser des questions, là tu savais y faire mais pour y répondre là bizarrement il n’y avait plus personne ! Alors tu recommenças à réfléchir à tout ça avec un peu plus de sérieux mais d’abord, un petit coup d’œil à ton calendrier qui te fit lâcher un faible soupir : tu étais de repos pour le week-end. Et puis tu le regardas pendant un court instant avant de t’éloigner un peu afin d’être un peu plus sur le plaid et tu t’assis sur les genoux. Tu lui souris avant de lui faire signe de s’approcher à son tour. Après tout, il était bien ici pour ça, non ? Tu lui souris en lui disant que c’était quelque chose que pas mal de clients appréciaient. Tu ne lui laissais même pas le temps de te poser la moindre question que tu le fis doucement se coucher pour avoir sa petite tête blonde sur tes cuisses.

« Tu me demandes d’être honnête, mais j’aimerai que tu le sois aussi…, tu utilisas ta main droite pour lui cacher les droites et la gauche pour lui masser le front et les tempes, Tu sais Milan, tu n’as pas à avoir peur de me dire quand ça ne va pas, je le comprends et je ne moquerai pas de toi. En plus d’être une carpe ~ », finis-tu avec un faible rire alors que ta main gauche était venue se mettre sur l’une de ses épaules.

Hé ? Ça te démangeait autant de lui balancer tout ça en pleine face ? Il fallait croire que oui. Pourtant, même si tu avais fini de lui parler, tu n’avais pas osé retirer ta main de son visage, de peur de voir que ses yeux étaient en train de te fusiller. Quant à celle sur son épaule, elle l’avait agrippé, de peur qu’il décide de quitter les lieux. Et pourquoi tout se mélanger autant dans ta petite tête ? Étais-tu à ce point contente, heureuse, de pouvoir un peu vider de ton sac ? Mais si tu le faisais, il fallait bien évidemment que l’oreille attentive accepte que tu en deviennes également une. C’était le minimum que tu pouvais faire pour le remercier.



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Jeu 27 Sep - 17:04
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Même s'il savait pertinemment quelle teinte allait prendre le visage de miss ronchon, Milan trouve toujours ça aussi adorable. Tout comme sa façon de râler à sa remarque sur ses quelques absences en cours - oui il est au courant de tout !! N'ayez pas peur... Oui oui c'est mal, il se doute bien qu'elle doit un peu moins apprécier la situation que lui mais... Il paiera bien ?? Mais Chandini ne doit pas lui en vouloir tant que ça. Parce que la voilà qui vient se coller à lui suite à sa demande. Et sur le coup... Le sportif est surpris ! Agréablement surpris bien sûr, parce que la jeune femme ne l'a pas habitué à être aussi à l'aise avec ce genre de contact physique, alors que lui aime un peu trop ça. Et qu'il doit se retenir pour ne pas la garder prisonnière ainsi à l'aide de ses bras. Mais finalement, rester ainsi avec sa camarde contre lui, à l'écouter se dépatouiller pour savoir quoi raconter sur un potentiel week end, il apprécie. Ouais, heureusement qu'il y a ce cadre "professionnel" quand même pour freiner ses ardeurs...

Bon, et il faut avouer que les projets que lui révèle Chandi ne sont pas hyper exaltants non plus. Faire les courses et attendre le lundi ?? Elle est sérieuse ?! Bon, il va falloir qu'il se dévoue pour lui souffler quelques idées plus sympas alors. Quelques idées mesurément folles oui, il ne compte pas la ramener dans une course de drift illégale accompagnée d'une armée de décibels, d'alcool coulant à flots, et de trop nombreuses nanas faiblement vêtues.... Mais ce qu'elle lui raconte par la suite lui fait assez vite mettre de côté son tri des activités acceptables.

- "Il y a vraiment encore des personnes pour faire ce genre de blagues à l'université ?"

C'est carrément triste. Et révoltant. Bon, même si un petit renouvellement dans sa garde robe ne lui fait sûrement pas de mal, ça n'empêche que ce genre de plan est complètement lâche. Eh... Au fait, pourquoi est-ce qu'elle ne lui en avait jamais parlé ?! Enfin, du coup, c'est plutôt un signe encourageant non ? Malgré ses craintes, venir ici s'avère finalement être un bon choix.

Un bon choix qui passe au niveau terriblement bon choix lorsque Chandini lui fait signe de la rejoindre alors qu'elle est partie s'installer un peu plus loin. Autant amusé qu'intrigué, Milan s’exécute évidemment. Le problème, c'est que face à ce genre de demande, lui n'a pas pour habitude de se contenter d'un simple câlin... Rien d'exceptionnel donc à ce que son rythme cardiaque augmente subtilement. Ah, le bar. Oui c'est vrai, ne pas tirer de conclusions trop hâtives. D'autant plus que cette façon de faire ne correspondrait absolument pas à ce qu'il pourrait s'attendre de la part de la jeune femme. Et puisqu'elle a l'air de parfaitement savoir ce qu'elle fait, il se laisse guider, jusqu'à se retrouver avec la tête sur ses cuisses. Et même s'il doit déployer tout un bataillon de self control pour ne pas orienter la suite des évènements d'une façon qu'il viendrait forcément à regretter - mais plus tard - ce jeu est en fait assez agréable. Parce que s'il n'a pas le droit de faire exactement ce qu'il pourrait vouloir sur le moment, cette main qui vient lui cacher les yeux et la seconde qui lui caresse le front sont très appréciables.

Les mots qui accompagnent ce geste sont en revanche un peu plus déroutant. Qu'il soit honnête... Oui, forcément, mais. Mais il a déjà bien du mal à juger lui-même de son honnêteté, alors de là à se comporter comme tel. Et puis, il y a beaucoup trop de choses dont il ne peut pas parler. Comment elle le prendrait s'il venait à lui révéler de quel milieu il est issu ? Ce que fait sa famille ? Ce qu'il lui arrive de faire ? Mal sûrement. Il n'oublie pas que ce sont des gens comme eux qui ont pris la vie de ce grand frère dont elle était si proche. Des gens comme lui ? C'est d'un tout autre niveau qu'une cascade de larmes à gérer... Et cette fois, ce serait elle qui l'abandonnerait. Hors de question. Un léger sourire malgré son air sérieux en enttendant Chandini partir d'un petit rire, il attrape la main posée devant ses yeux pour la retirer tout en lui répondant.

- "Ok. Mais ce sûrement long. Et... Tu ne comprendras probablement pas tout."

Il peut difficilement faire mieux comme réponse ! Même si elle doit probablement attiser d'autres questions dans l'esprit de sa camarade. Mais il ne lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre, puisqu'il se dégage de cette poigne qui le maintenait à l'épaule pour se redresser, tout en changeant sa prise sur la main de la jeune femme qu'il tient toujours, intercalant chacun de ses doigts avec leurs semblables beaucoup plus fins, d'un mouvement maîtrisé. Et de sa main libre vient effleurer le visage à la peau mate face auquel il se retrouve de nouveau. Difficile de douter de toutes les choses inconvenantes qui peuvent trotter dans sa tête. Mais il se reprend bien vite, et réussit à s'éloigner de lui-même de Chandini tout en libérant sa main, pour s'assoir en tailleur à côté d'elle. Eh oui Chandi, c'est dangereux d'agir de la sorte avec Milan ! Même dans ce cadre bien réglementé. D'autant plus en ayant pour principal moyen de défense le rougissement instantané.

- "Pardon, je voulais vraiment pas te mettre mal à l'aise cette fois." Le visage joueur qui vient vite remplacer l'attitude plus sérieuse qu'il pouvait avoir quelques instants auparavant, il enchaine bien vite. Histoire de ne pas laisser le temps du moindre commentaire sur son geste. "Et si au lieu de tout remettre au week end on profitant de la soirée maintenant ?! Enfin, ça n'empêche qu'on pourra toujours aller se balader ce week end hein !"

Et hop, une nouvelle cabriole pour se sortir de cette situation délicate dans laquelle il arrive si bien à se fourrer tout seul. Mouais, tout seul avec un peu d'aide quand même... Parce que pour sûr que s'il avait été jusqu'au bout de son idée, ce terriblement bon choix de venir ici se transformerait instantanément en choix le plus merdique possible. Bref, ce serait effectivement une bonne idée de briser un peu cette proximité qui s'installe à mesure que les minutes défilent. Une heure, il n'a peut-être pas encore le niveau de contrôle nécessaire pour l'affronter sagement...

- "T'inquiète, je paierai comme si j'étais resté tout le temps imparti ! Comme ça t'es pas obligée de rester plus longtemps ! Enfin, si tu dois vraiment rester encore un peu, je peux aussi t'attendre de l'autre côté..."

Bien sûr qu'il n'a pas l'intention de voir Chandini refuser son offre... Il n'est pas du genre à s'entendre décliner ses propositions. Bah oui, il y a des choses qui ne changent pas. Alors s'il doit aller faire la discussion au reste du personnel qui travaille ici en attendant que la miss termine sa journée, ce n'est clairement pas ce qui va gêner Milan !
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Sam 29 Sep - 1:11
Chandini Appachetty
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Tu ne t'attendais pas à ce que Milan soit autant contrarié par ta mésaventure. Mais au moins, il a l'air d’apprécier ce nouveau câlin et ça, ça te faisait plaisir. Et puis il te rassura. Lui aussi serait honnête sur son ressenti. À présent chacun de  vous était devenu une épaule solide, un soutien pour l’autre. Mais pourquoi voulait-il alors s’en aller si tu ne l’avais pas vexé ? Peut-être qu’en fait si, mais il le cachait derrière ce sourire donc ça. Tu aurais aimé t’excuser encore, un millier de fois et même plus s'il le fallait mais il semblerait que le jeune homme en ait décidé autrement.


Tu as peur Chandini ?


Pourquoi as-tu la désagréable impression que quelque chose de mal va se passer ? Pourquoi as-tu autant peur que cette bouille d’ange ait décidé d’à son tour te briser un doigt, voire peut-être plus ? Et… Pitié Milan, pas le visage. Tu te retenais déjà pour ne pas hurler, mais la main sur ta joue… Elle ne faisait rien de mal, elle te caressait doucement. Peut-être avait-elle senti que sa semblable t’effrayait et qu'elle voulait simplement te rassurer mais ça ne marchait pas vraiment. C'était tout le contraire car en plus de craindre pour tes doigts, maintenant, tu craignais aussi pour ton visage. Il allait se venger. Milan allait te faire regretter ton insolence. Tu fermais tes yeux et te mordais les lèvres avec une certaine violence malgré le fait qu’il t’ait relâché.  Il…s’excusait ? Et la seule chose que tu trouvas à faire fut de replier tes genoux contre ton buste et de lui dire que tu allais hurler. Bien entendu, tu te faisais violence pour ne pas le faire. Tu essayais d'arrêter de te mordre la langue ou les lèvres, de trembloter comme si tu étais la Sainte Vierge face à Lucifer.

Tu l'entendis vaguement te proposer quelque chose, de continuer à vous voir pour la soirée. Ah ? Blondie voulait toujours de la présence de la trouillarde que tu étais ? Tu mis tout de même un peu de temps à accepter, hochant simplement ta petite tête de bas en haut. Tu soufflais doucement, reprenant ta respiration et ton calme. Après tout tu étais en sécurité ici, et tu n’allais tout de même inquiéter toutes les personnes pour un petit petit coup de stress.

« Je… Je suis désolée… Je sais que tu n'as pas voulu me faire mal »

Finalement, tu te relevas et regardas dans ton minuteur. Il restait autant de temps ?! Ohw… Milan n’allait quand même pas rester encore, ça ferait bien trop cher, et tu n’allais pas non plus le laisser poireauter indéfiniment dehors, tout seul, comme un petit chiot abandonné. Tu regardas ton chronomètre pour l'activer, puis l’arrêter juste à temps. Ta main droite fouillas dans la poche de ton tablier pour en sortir une sorte de carte de visite, et une petite feuille sur laquelle tu griffonnais des notes. Pour le moment, elles resteraient avec toi. Tu remis tes chaussures et l’invitais à faire de même pour pouvoir sortir. Tranquillement, docilement, tu l’accompagnais jusqu’au petit comptoir et y déposas le petit coupon, avec ton chronomètre et la note “Nouveau client ! Première visite avec Kumo + câlin découverte de 3 secondes”.

« J'espère que tout s'est bien passé jeune homme. »

Bien évidemment qu'il attendait une réponse, voire même des suggestions. Mais toi pendant ce temps, tu t'excusais auprès d'eux et partis alors dans les vestiaires. Enfin, ça, c'était ce que tu avais prévu, parce qu'un de tes clients, un habitué, en te voyant prête à partir, sembla comme paniqué. Tu tentas tant bien que mal de le rassurer et finalement, après un rapide coup d’œil vers Milan, acceptas de le voir juste pour 5 minutes. Ça dura bien moins que ça, pas plus de 3 minutes. Mais il semblait tout de même content car il avait eu ce qu'il voulait. Cela pouvait sembler ridicule, trois petites minutes. Mais puisqu’ici les étreintes avaient un prix, alors même s'il ne payait pas les 3 minutes, il paierait pour les 10 x 3 secondes de câlins et ça, ça te suffisait. D'ailleurs, tu en profitas pour retirer les piles de ton minuteur et le remettre à zéro. Cette fois, tu pouvais vraiment aller au vestiaire pour te changer et probablement rejoindre Milan qui t'attendait.

À peine ton casier ouvert, tu t’empressas d’envoyer un message au jeune homme pour t'excuser et lui demander s'il voulait toujours que vous vous organisiez quelque chose ce soir. Tu n'avais même pas pris la peine de regarder tous ces appels en absence, ni tes mails. Tu te changeas aussi rapidement que tu le pouvais tout en essayant de trouver quoi faire. Il était encore temps de faire quelques magasins si vous vouliez, ou même aller dans un restaurant ou dans un bar. À moins que tu en profites pour faire de plus grosses courses que d’habitude ? Autant profiter de cette paire de bras musclés en plus ! Quoi que non, ça ne se faisait pas. C'était même déplacé et impoli. Hmmm… Que pourriez-vous faire ? Peut-être que tu devrais simplement te laisser guider par Milan. Après tout, si l'un de vous deux devait connaître cette ville et toutes ces activités, c'était bel et bien lui !


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Lun 1 Oct - 17:22
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Au fond, il s'en veut un peu. Il s'en veut d'être totalement incapable de se maîtriser davantage. Pourtant il le savait bien. Que ces gestes là ne sont pas à faire avec Chandini. Et surtout, qu'il n'a pas la moindre envie de se comporter avec elle comme il peut le faire avec toutes ces autres personnes, avec qui il s'amuse quelques temps avant de ne plus jamais les recroiser. Et puis, à quoi est-ce qu'il s'attendait au juste ? Pas à grand chose c'est vrai, mais sûrement pas à une telle réaction de la part de la jeune femme. Il se doutait qu'elle ne risquait pas de répondre favorablement à ce geste, mais de là à ce qu'elle se recroqueville de la sorte... Bon, s'il a vraiment l'intention de remettre les pieds dans cet endroit, il va falloir qu'il s'améliore.

Quoi qu'il en soit, il n'a pas l'intention de laisser paraitre ce léger malaise qu'il peut ressentir. Ouais il n'oublie pas qu'il doit faire quelques efforts pour être un peu moins faux, mais ce deal est tout récent, il a encore une bonne marge de progression comme ça... Et c'est donc avec un aplomb parfaitement caractéristique chez lui qu'il propose à Chandi de l'accompagner pour cette soirée. Il ne pouvait clairement pas la laisser après ce qui vient de se passer. Elle a beau lui assurer savoir qu'il ne lui ferait pas de mal, sa réaction prouvait le contraire. Et... Lui-même n'a pas parfaitement confiance en lui sur ce point précis. Même s'il ne lui viendrait jamais à l'esprit de lever la main sur elle, pas sûr que ce qu'il s'apprêtait à faire ne lui ait pas fait mal en un sens. Alors il ne sait pas quoi penser de cette façon qu'a la jeune femme de seulement le raccompagner dans la salle principale, sans rien dire de plus sur ce qu'elle peut penser de son invitation. Mais ce n'est pas le moment d'être insistant. Et puis, il a bien l'intention de l'attendre dehors plusieurs heures s'il le faut ! Ah, il peut se montrer borné...

Enfin avant tout ça, se comporter en client modèle ! C'est donc avec un sourire ravi qu'il affirme que tout s'est parfaitement passé, et qu'il envisage tout à fait de revenir ici à l'avenir. Tout en glissant quelques compliments sur la douceur dont fait preuve cette adorable Kumo, ainsi que sa capacité à le mettre à l'aise. Un peu trop sûrement, mais ça, il le garde évidemment pour lui. Bah, de toute façon, il a le temps de discuter visiblement, puisque sa camarade a jugé bon de le laisser planté là en s'esquivant habilement. A l'aide de tout un tas d'excuses pour changer...

- "Ça ne doit pas être évident de gérer le bon fonctionnement de ce genre d'établissement. Les filles ne se plaignent jamais de comportements déplacés de la part de certains clients ?"

Il ne faut pas le laisser seul si on veut éviter les questions un peu osées qu'il est capable de sortir sans aucun remord. D'autant plus qu'il est lui-même bien loin d'avoir respecté intégralement les quelques règles qu'on a pu lui énoncer à son arrivée... Mais évidemment que ce point précis lui trottait en tête... Heureusement, Chandini ne lui laisse pas le temps de donner libre court à toute sa curiosité, puisqu'il ne lui faut pas plus de quelques minutes pour lui envoyer un message. S'il n'avait pas changé d'avis en moins de cinq minutes ? Il lui faut bien plus de quelques minutes pour risquer de le voir tourner les talons... Mais il n'est pas sûr de la façon dont la miss pourrait interpréter ses mots s'il venait à s'essayer à l'une des quelques blagues qui lui vient à l'esprit. Mouais non, en fait il est sûr qu'elle les interpréterait de travers, et qu'il risque de la voir s'enfuir par il ne sait quelle porte dérobée. Comme il n'a pas envie d'avoir à lui courir après, il préfère se contenter d'un simple "bah oui".  

Simple mais efficace à en juger par la petite tête bien connue qui se pointe, visiblement prête à quitter le travail. Il n'en faut pas plus à Milan pour finir rapidement de payer - oui oui c'est pas évident de mener à bien une discussion et de s'assurer ne pas se tromper dans ses comptes ! - et venir à la hauteur de Chandi. Et comme il s'en doutait, elle est moins bavarde une fois sortie de ce petit cocon de confort dans lequel il l'a trouvée. Pas de quoi refroidir Milan pour autant ! Qui prend tout naturellement la parole en se dirigeant vers la sortie de ce bar à câlin dans lequel il ne regrette pas de s'être rendu !

- "Alors, t'as réfléchit à ce que tu pourrais avoir envie de faire ?! Ce ne sont pas les possibilités qui manquent ici ! J'ai entendu dire qu'il y avait une soirée jeux de société en tous genres d'organisée dans un bar à vin sympas. Je m'y connais pas trop, mais si ça te tente on peut aller y faire un tour. Si tu préfères juste être posée il y a toujours le ciné. A moins que tu ne préfères le théâtre ? Il doit bien y avoir une pièce cool qui passe dans le coin ! Et comme il n'est pas tard on a même le temps d'aller prendre un verre quelque part avant ça. Il y a tout un tas de bar à thèmes, on devrait en trouver un qui te plaise. Où on peut jouer au billard, à des jeux vidéos ou juste danser ! D'ailleurs, je ne crois pas t'avoir déjà vue boire de l'alcool... Il y a le parc aussi, où on peut se poser et mater les beaux sportifs qui courent ! Ou juste y manger une glace. Ou les deux ! Et si t'as envie de te lâcher, j'crois bien qu'il y a un genre de salon de l’érotisme en ce moment !"

Ah ça, ce ne sont pas les idées qui lui manquent. Oui, bon, il est resté soft alors il peut bien se permettre une petite extravagance... Même si après réflexion, ce ne serait sûrement pas une bonne idée de se rendre dans ce genre "d'exposition" en compagnie de cette fille. C'est un coup à ce qu'ils croisent le chemin d'un réalisateur de films pour adultes qui cherche à la recruter. Et qui sait le genre de réponse qu'elle serait capable de lui fournir... Quoi qu'il en soit, il n'a pas envie d'imposer quoi que ce soit à sa camarade. La connaissant, elle serait bien capable de faire comme si elle était à l'aise dans l'un de ces endroit alors que ce n'est pas le cas. Et ce n'est pas le but ! Alors il préfère lui énumérer toutes les possibilités qui lui traversent l'esprit, faisant un premier tri - plus ou moins précis - des activités qu'il l'imagine mal apprécier.

- "Et ne t'inquiète pas, c'est moi qui t'invite ! Je n'ai toujours pas eu l'occasion de te remercier correctement pour tous ces lundis midi où tu m'apportes à manger ! Ce soir, je me comporte en ami exemplaire !"

Le ton amusé qu'il prend pour prononcer ces paroles n'enlève rien au fait qu'il est parfaitement sincère. Et il vaut mieux en profiter, parce que ça reste relativement rare. Qu'il ne décide pas seulement de faire ce dont il a envie sur le moment. D'ailleurs, la seule chose dont il a vraiment envie, c'est de profiter de cette soirée qui prend des tournures qu'il n'avait pas réellement envisagé. En fait, il n'avait pas trop osé réfléchir à trop long horizon en quittant le vestiaire de la salle de sport tout à l'heure. Beaucoup trop d'incertitudes, qui sont désormais en partie levées, et qui se trouvent être au delà de ses espérances.

- "Ah, tu veux peut être qu'on prenne le bus pour bouger ? T'arrive à marcher correctement ? Ta jambe ne te fait pas trop mal ?"

Avec tout ça, il en avait presque oublié que Chandini n'avait pas été aussi chanceuse que lui à cette soirée maudite. Et que s'il a pu rentrer presque immédiatement chez lui, aucun dommage physique à recenser, ce n'est pas le cas de la jeune femme.
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Mar 2 Oct - 13:29
Chandini Appachetty
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Pourquoi ?

Pourquoi avais-tu été autant effrayée par Milan ? Tu t'en voulais terriblement, tu te doutais très bien que ta réaction excessive avait dû être très blessante pour lui qui n'avait pas dû penser un seul instant à te faire du mal. Peut-être que tu devrais lui expliquer un peu plus tard le pourquoi du comment.

Bien loin de tes oreilles, tu ignorais totalement ce que les deux jeunes hommes, le client et le gérant des lieux, se disaient. D'ailleurs, tu ne pensais absolument pas que Milan était en train de poser des questions ! Mais visiblement, ça ne dérangeait pas son interlocuteur, bien au contraire. Malgré le fait que sa question lui paraissait un peu étrange, il expliqua à Blondie que ce genre d’incidents étaient vraiment très rares. Qu'en bientôt 11 mois, il n'y avait eu à interdire l'accès qu'à 2 clients qui avaient pris beaucoup trop leur aise et que bien évidemment, si les demoiselles se plaignaient d'un client, il devrait alors prendre les mesures nécessaires selon la gravité de l'incident. Il lui montra même une liste que les autres établissements avaient fourni, quelque chose que chacun jugeaient nécessaire pour éviter que des incidents se produisent à chaque fois un peu partout.
Ce “Bah oui” te semblait bien vague, limite froid. Oups, tu l'avais vraiment vexé ? Tu avais donc beaucoup, mais beaucoup de progrès à faire pour te maîtriser. C'était compliqué de devoir maîtriser une peur, aussi bête et stupide soit-elle. Mais pour pouvoir continuer à mener une vie normale, tu serais bien obligée de le faire. Alors de nouveau, tu t'excusais. Tu t'excusais d'avoir eu ridiculement peur et de l'avoir ainsi blessé.

Le programme qu'il te proposait avait des points qui te plaisaient plutôt bien. Comme le parc, pour pouvoir vous asseoir et vous coucher dans l'herbe, ou bien les jeux de société. Ça faisait un moment que tu n'avais pas joué aux échecs. Mais rien qu'en y pensant, cette Vilaine voix en toi rit pour te dire que c'était ta [/size][size=48]vie[/size][size=28] l'échec. Bon, il était clair et net que c'était mort pour les jeux de société.

« Je ne tiens pas du tout l'alcool… enfin, j'en ai bu que quelques fois et c'était il y a déjà des années ~ »

Tu semblais comme réfléchir à ça. C'est vrai, quand est-ce que tu avais bu pour la dernière fois ? Pour l’anniversaire du fils à la cousine du mari à la tante de ta mère, quand tu avais 14 ans et que Chandranath était encore présent pour veiller sur toi, on t'avait donné un verre. Tu ne savais pas ce que c’était, mais qu’est-ce que ta tête et ton cœur avait tourné. Et qu’est-ce que ta gorge avait pu te brûler ! Tu avais passé le reste de la soirée dans les bras réconfortants de ton frère.

« De toutes façons, l’alcool est désormais interdit, au moins, les problèmes que la consommation d’alcool pouvait créer étaient, en théorie, fortement réduits, Et ton repas du midi n'a pas à être remboursé ! Je te le fais avec plaisir ! », protestas-tu.

Et puis sa proposition pour le salon de l’érotisme te sembla tout aussi intéressante. Avec quelques étoiles dans les yeux et une mine étrangement réjouie à l’idée d’y aller, tu lui proposais d’aller d’abord faire quelques magasins, merci les newsletter des boutiques de vêtements !, de prendre de quoi boire et manger pour ensuite y aller. Oh oui, tu avais vraiment hâte d’y aller !

« Je ne t’imaginais pas vraiment comme ça en fait…~ », lui lançais-tu avec un sourire et un faible rire.

C'est vrai. Tu n’imaginais pas vraiment Milan, le sportif et fêtard se rendre dans ce genre de conventions, rempli de nombreux objets et de personnes en cosplay à l’effigie de différents personnages de mangas, de séries, de films et d’animes. Des allées toutes remplies de stands et d’objets. D’ailleurs, qu’est-ce que Blondie préférait regarder ? Du sport ? De la science-fiction ? Des épisodes de tranche de vie tout à fait ordinaire ? Pendant que vous marchiez, tu te posais tout un tas de question et ne manqua pas de le rassurer sur ta jambe qui ne te faisait pas vraiment mal pour le moment. Il n'y avait pas de quoi s’inquiéter.

« Ça te va ? Ou tu préférerais faire autre chose ? »

Tu semblais aussi excitée qu'une puce par votre soirée. Est-ce qu'il y avait des sortes d’expositions et conférences en Inde ? Tu en doutais très fortement, et cela expliquait probablement ton impatience. Mais pour quelque chose qui, à tes yeux, visait également les plus jeunes, ça restait ouvert jusque tard quand même. Enfin tant mieux car grâce à cela, vous pourrez vous y rendre. Tu regardais Blondie et lui tendis ta main.

« Ça ne va pas ? »


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Mer 3 Oct - 13:48
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Ah bon ? Non, que Chandini lui avoue ne pas tenir l'alcool et ne pas y toucher de façon générale n'étonne pas Milan. Il s'en doutait. Qu'elle s'imagine d'ailleurs naïvement que la consommation de ce genre liquide est prohibée est plutôt amusant. Mais une fois de plus, rien qui ne sonne comme une révélation insoupçonnée. Même constat lorsqu'elle affirme qu'il ne le lui doit rien pour tous ces midis où il a pu manger gratos - et surtout bien mieux que ces quelques casse dalle qu'il avale habituellement sur le pouce. C'est évidemment ce qui arrive ensuite qui suffit à étonner le jeune homme suffisamment pour qu'il soit incapable de ne pas laisser la surprise se peindre sur son visage. Sérieusement ? Parmi tout ce qu'il a pu lui sortir, son choix se porte réellement sur ce salon de l'érotisme ? Et en plus elle ose dire qu'elle ne l'imaginait pas comme ça.... Qu'est-ce qu'il devrait dire lui dans ce cas ?!

Enfin, l'étonnement laisse bien vite place à l'amusement. Lui non plus ne l'imaginait pas comme ça, mais il s'agit d'un aspect de Chandi qu'il est loin de connaître - et qu'il était loin d'imaginer également. Et il est bien curieux de voir ce que ça donne !! Bien sûr que lui est parfaitement à son aise dans ce genre d'environnement. Et si c'est également le cas de sa camarade, alors cette sortie s'annonce mémorable ! Mouais, il ne risque plus de la voir de la même façon la petite indienne renfermée ! Mais avant ça, elle a bien envie d'aller faire quelques magasins ? Pas de soucis ! Milan est l'ami idéal pour ce genre d'activité - et pas uniquement parce qu'il ne ronchonne pas à devoir porter quelques sacs.

- "J'avoue que je suis un peu étonné, mais si c'est ce qui te fais plaisir, alors moi ça me va carrément !"

Il ne sait pas bien comment interpréter cette main qui lui est tendue non plus. Oui, toutes ces révélations et questions qui vont avec doivent vraiment le laisser totalement stupéfait s'il en juge à la question de la miss. Bien sûr qu'il va bien ! On ne peut mieux même. Juste le temps d'assimiler tout ce qui vient de se passer. De reprendre ses esprits, pour finalement attraper la main de la demoiselle tout à fait naturellement, ses doigts l'entourant aisément. Direction les rues commerçantes pleines de magasins donc ? Le trajet se fait sous une flopée de questions auxquelles il apporte évidemment des réponses. Ce qu'il préfère regarder à la télé ? Ah, il ne regarde pas vraiment ce genre d'écran, ou alors seulement dans des bars sportifs le soir lors de la transmission en direct de certains matchs. Tous sports confondus tant qu'il y a du monde et une ambiance de folie. Quelques séries à succès sur son ordinateur aussi de temps en temps, mais plus pour être à la page et pouvoir suivre toutes les discussions que parce que ce genre de programme l'intéresse vraiment. Idem pour les blockbusters diffusés au cinéma.

- "Quel genre de magasins tu veux faire ?"

Question bien inutile. Parce qu'il entraine déjà la miss dans l'une des allées qui abrite toute une ribambelle de marques de luxe. Des chapeaux aux chaussures en passant par les sacs à main, bijoux, et parfum, chacune ayant sa spécialité. Les vitrines ne laissent d'ailleurs pas place au doute quant à la qualité des produits qui peuvent se trouver à l'intérieur. Et si vous n'êtes pas capable de différencier du toc de l'or brut, les prix fièrement affichés se chargeront d'ôter les dernières réserves qui pourraient vous assaillir. Tout comme ces vigiles présents à l'entrée de chaque enseigne, vous scrutant, et ne laissant passer que les personnes dont ils jugent les portefeuilles aptes à assumer ce genre de dépense. Sûrement pour éviter la surpopulation modeste qui voudrait occuper une après midi en simples essayages sans dépenser le moindre centime. Leur clientèle est exigeante sur l'image renvoyée.

- "T'es déjà rentrée dans l'un de ceux là ?"

Et une fois de plus, Milan ne demande pas l'avis à sa camarade, et l'entraine jusqu'à la première boutique qui lui plait. Ses mauvaises habitudes reviennent assez vite c'est vrai... Mais pour l'instant il ne s'en rend absolument pas compte et se contente de saluer l'un des gorilles dans un costard impeccable devant lequel le petit duo doit passer. Tenant toujours la main de Chandi, le jeune homme vient intercaler ses doigts avec ceux de la miss. Ainsi, ils passent sans problème pour un couple, augmentant leurs chances de passer. Et en effet, il aura suffit de quelques politesses et d'un grand sourire pour pouvoir pénétrer dans ce temple de la mode, où des hommes et femmes tous plus parfaitement apprêtés les uns que les autres sont regroupés.

- "Vas y te gêne pas, regarde, et si t'as envie d'essayer quelque chose j'veux voir ! Et si tu ne trouves rien, c'est moi qui choisi pour toi !"

Un sourire taquin collé au visage, Milan libère la main de la jeune femme tout en commençant à observer les articles proposés. Des centaines de mètres carrés au style épuré, où la décoration moderne occupe davantage de place que les quelques articles en vente, proposant de quoi satisfaire un public féminin comme masculin. Pourtant le basketteur reste du côté de ces dames. C'est que lui peut venir quand il veut, alors qu'être ici en présence de Chandini, c'est beaucoup plus exceptionnel ! Et puis, il a toujours aimé la mode. Plus jeune, la seule activité "en famille" qu'il appréciait était d'accompagner sa mère dans toutes les conventions de créateurs où elle pouvait être conviée. Et en tant que fils d'égérie d'un grand couturier italien, le garçon a très vite été formé au rôle d'accompagnateur, voir même d'aide technique pour les pièces les plus délicates à enfiler. Se balader ainsi dans des rayons remplis de vêtements pour femmes, sortir certaines tenues, les mettre face à la demoiselle pour se faire une idée de leur concordance n'a rien de nouveau pour Milan qui est tout à fait dans son élément. Oui oui, promis ensuite il se pliera sans plan de ce genre aux volontés de Chandi...
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Mer 3 Oct - 21:56
Chandini Appachetty
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AhAh ! La tête de Milan était vraiment trop drôle ! Il paraissait tellement surpris que tu comptais garder ce souvenir pour longtemps. Encore amusée, tu te laissais guider docilement en prenant note de ses réponses un peu…étranges. Pourquoi regarder si ça ne l'intéressait pas ? Enfin, il était bien libre de faire comme il voulait après tout ! Mais tu en conclus qu'il n'était pas spécialement du genre à regarder un écran si jamais il pleuvait ou qu'il neigeait. Tu espérais bien qu'il neige en plus cette année, tu avais vraiment hâte de voir ça. Oui, il arrivait qu'il neige aussi en Inde, mais pas par chez toi. Chez toi, c'était plutôt le pluie qui était là maîtresse des lieux. La pluie, l'humidité et la chaleur un bon gros combo gagnant pour les cheveux. Mais bon, tu sortis de tes envies de découvrir un véritable hiver lorsque Blondie te demanda quel genre de magasins tu voulais visiter.

« Bah… De vêtements ? »

Cela te semblait tellement logique mais en fait, il y avait tellement de possibilités de magasins que tu aurais pu tout aussi bien vouloir t'acheter du shampoing ou des stylos. Et puis pourquoi il te demandait ton avis en fait ? Et Hé ! Il avait tourné au mauvais endroit ! Tu ne rentrais pas de ce genre de boutiques toi ! En plus, même si tu passais devant, tu n'avais osé regarder la vitrine qu'une seule fois. Quelle grève erreur ! Le seule chose que tu pouvais te permettre, c'était une paire de chaussettes alors tu te contentais bien joyeusement des boutiques de vêtements qui rentraient dans ton budget. Et puis c'était quoi cette nouvelle question ? Est-ce que tu avais une tête à rentrer dans ce genre de boutiques ? Est-ce qu’un seul de tes vêtements avaient l’air de venir d’un de ces magasins ? Et pourquoi est-ce qu'il te tirait toujours autant sans te laisser le temps de répondre ?! En ce moment, tu avais juste une envie : chouiner et faire un demi-tour. Mais cette grande main qui avait placé ses doigts dans les tiens t’en dissuada complètement.

Clairement pas habituée et très peu à l’aise, tu sentais que tu faisais tâche. Une belle tâche dans cet univers assez distingué, mais Milan semblait parfaitement à l'aise. Tu t’attendais à le voir aller au rayon homme mais il semblait avoir décidé de lui aussi apporter du changement à ta garde-robe. Tu allais vraiment finir par te vexer si ça continuait ! Pour ne pas gêner les véritables clients, tu te mets dans un coin et décidas d’y rester jusqu'à ce que la bouille d’hamster ait fini de faire ses repérages. Cependant, dans ce genre de boutiques, on ne vous laisse pas dans un coin du magasin, le regard perdu. Non. Dans ce genre de boutiques, on vient vers vous pour vous aider à trouver l'article, la tenue qu’il vous faut. Mais qu’est-ce que tu pouvais lui répondre à cette dame ? Même la vendeuse semblait mieux habillée que toi.

« OH heu… Je-Je pensais à hmm… Une robe de saison, avec des manches trois-quart… Ou à un-un chemisier. »

Et la voilà qui t’emmenait dans un autre coin. Elle avait même eu un petit rire devant tes précisions quant à la robe : des manches trois-quart, moulante mais pas trop, qui ne dépasse pas le genou et de couleur sombre tout en évitant le noir ; précisant que c'était très bien d’avoir une idée précise de ce qu’on voulait. Pourtant, elle eut du mal à te trouver ça. Par contre pour le chemisier, elle t’en montra plusieurs mais c'était toi qui faisait la difficile. Tu avais quelque chose en tête pour le modèle,mais comme tu n’avais pas les mots pour l’expliquer, alors tu refusais poliment. Jusqu’à ce qu’elle te propose autre chose mais qui correspondait totalement à ce que tu recherchais. Qu’importe qu’il soit blanc, car le plus problématique pour toi maintenant c'était la taille, pour l'essayage. Tu ne savais pas du tout. Tu ne prenais que très rarement des vêtements à ta taille. Mince… et Milan qui était là.

« Je… ne sais pas ? Je… Co-Comme vous le voyez, je prends des habits plus grands pour moi », finis-tu avec un rire gênée.

Mais elle ne sembla pas se démonter pour autant et t’emmena en cabine car, selon ses propos : il était dommage de se cacher dans quelque chose d’aussi amorphe et qui ne mettait absolument rien à vouloir. Pourtant, c'était ça que tu aimais, c'était dans ça que tu te sentais le plus à l’aise. Et puis au moins, personne ne verrait que tu avais encore perdu du poids. Pourtant avec ce modèle légèrement bouffant, personne ne le verrait non plus. La seule chose qu’on remarquerait, ce serait que tu avais mis quelque chose d’un peu plus près du corps. Mais avec quoi porter ça ? Une jupe patineuse noire !

« Oh ne bougez pas je vous prie ! Je vous l'apporte de suite !
- M-M-Mais… »

Et tu la regardas partir, restant avec ce body chemisier dans la cabine. Tu soupirais faiblement, sachant très bien où elle était partie chercher sa fameuse jupe. Bon hé bien en attendant, tu n'avais qu'à en profiter pour essayer ce body. Quoi que… Oui, allez. Si tu faisais attention, tu ne l’abîmerais pas. Tu te déshabillais tranquillement, gardant tes dessous et essayas d'arranger du mieux que tu pouvais le bas qui était un peu trop grand. Zuuut  ! Tu l'avais prévenue pourtant ! Tu mis ta robe un peu autour de ta taille et sortis ta tête à la recherche de Blondie. Où était passé ce petit rayon de soleil ? Oh, juste là-bas, avec tout plein de vêtements sur les bras. Mince alors, tu ne pouvais pas sortir ainsi. Mais la petite tête de belette de la vendeuse était à présent visible. Tu essayais toujours d’interpeller Milan mais tu avais l'impression qu'il faisait exprès de ne pas entendre alors que c'était juste toi qui chuchotais désespérément un prénom.

« Regardez mademoiselle. Je vous ai choisi une jupe de la longueur que vous vouliez pour la robe. Mais maintenant que je vous vois un peu mieux, je vais vous laisser essayer celle-ci.
- Oh hmm merci mais est-est-est-ce que vous pourriez demander à mon ami là-bas de venir s’il vous plaît ?
- Bien sûr, je vous laisse vous changer et nous revenons. »

Elle te laissa alors seule, prenant soin de bien refermer l’epais rideau derrière elle pendant que tu priais intérieurement pour que ça ne soit pas trop grand. Tu enfilas la jupe et c'est vrai que tu aimais bien la forme. En plus avec le haut, ça faisait très “working girl”. Tu essayais d’arranger l’excédent de tissu de la jupe avec ta main droite, serrant un peu le tissu derrière toi. Et tu vis deux paires de pieds en dessous, puis une voix demandant s’ils pouvaient voir. Tu tirais un peu le rideau de ta main pour te montrer et demanda son avis à Milan.

« Mais pour la jupe, ne fais pas attention ! Elle est beaucoup trop grande, je pense aller regarder chez les enfants ou les adolescents… »

Ça ne te ressemblait plus vraiment ce genre de tenue. Tu ne t’y reconnaissais pas. Et ça se lisait sur ton visage alors que tu te tournais pour te regarder dans le miroir. Tu n'y voyais que l’accentuation de tous les défauts de ce maudit corps : trop maigre, une taille beaucoup trop marquée et ce que certains appellent des “atouts”, que tu avais en 2 paires étaient beaucoup trop présents. Non, si jamais tu mettais ça, il te faudrait une veste assez large et longue pour cacher tout ça. Tu soupiras doucement, commençant à un peu trembler et finit par refermer le rideau.

« Non je… C'est trop horrible, je vous ai fait perdre votre temps. Dé-Désolée. »

Tu retirais ces vêtement dans lesquels tu n’étais pas à l’aise avec ton corps pour remettre ton petit sac à patates sur le dos. Remettant correctement les vêtements neufs sur les cintres, tu t’efforçais pour ne pas fondre en larmes et après une profonde respiration, tu ressortis avec un petit sourire en lui tendant les cintres.

« Je suis sincèrement désolée… Ce sont de très belles pièces, mais… Pas pour moi. »

Tu t’inclinas poliment et une fois débarrassée de tout cela, tu regardas d’un air coupable Milan. Tu lui devrais des excuses à lui aussi…


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Ven 5 Oct - 18:14
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Comme il s'y attendait, Chandini n'est vraiment pas à l'aise dans ce nouvel endroit où il la traine sans lui demander son avis - une fois de plus. Pourtant, ça devrait être une expérience plaisante non ? Les filles qui rêveraient qu'on les amène dans ce genre d'endroits ne manquent pas ! Mais une fois de plus, la petite indienne n'a pas l'air d'avoir envie de rentrer dans la norme. Pas de quoi faire perdre à Milan son excès d'optimisme. D'autant plus en la voyant être embarquée par une vendeuse qui semble bien décidée à ne pas la laisser plantée dans le magasin en attendant que ce nouveau caprice du basketteur lui passe.

Bien sûr que patienter dans un magasin pendant que quelqu'un galère en cabine d'essayage ne pose pas le moindre problème au jeune homme. Au contraire. Et puisque Chandi parait être entre de bonnes mains, il a bien l'intention de laisser les filles se débrouiller, et de se contenter de donner son opinion seulement une fois le résultat final obtenu. Raison pour laquelle il ne s'éloigne tout de même pas trop des cabines. Pas question de manquer ça ! Ce qui ne l'empêche pas pour autant de regarder ce qui se passe tout autour. Ce que portent les autres clients du magasin. Les pièces essayées. Les commentaires des accompagnateurs (et trices). De quoi l'occuper largement jusqu'à ce que la jeune femme qui a pris en charge la petite râleuse vienne le chercher. L'heure de vérité ? Cette vendeuse a intérêt à avoir bien fait son job si elle ne veut pas s'entendre adresser tout un flot de reproches de la part du sportif.

Mais lorsque sa camarade tire le rideau, apparaissant dans une tenue bien plus adaptée à sa morphologie, seul un grand sourire satisfait vient orner le visage de Milan. Ah ça, c'est clair qu'il n'a pas l'habitude de la voir ainsi. Et ce changement radical n'est pas pour lui déplaire. Bah, même s'il n'est pas difficile de le prendre pour le bon ami gay dans ce genre de circonstances, ce serait stupide que d'imaginer qu'il le soit réellement... Ces formes révélées et mises en valeur ne passent pas inaperçues à ses yeux ! Évidemment, la demoiselle en revanche ne parait pas aussi enthousiaste. Elle commence même par pointer directement le seul défaut de cette nouvelle tenue. Oui bon, c'est un peu grand, mais toujours moins que ce qu'elle porte habituellement !

- "Je trouve que ça te va très bien. T'es super jolie comme ça !"


A peine le temps de prononcer ces quelques mots que le rideau se ferme d'un coup, Chandini s'excusant déjà de l'autre côté, à la recherche de justifications à son changement d'avis soudain. Amusé par cette façon de faire qui ne l'étonne même plus, Milan adresse un simple haussement d'épaules à la vendeuse qui elle, parait bien surprise. Ah, elle ne devait pas s'attendre à un avis aussi tranché. Et ne comprend pas pourquoi sa cliente décide subitement de reprendre son apparence initiale, récupérant seulement les habits qui ne trouveront pas preneuse pour cette fois. Pour sûr que ce genre d'arguments, elle ne doit pas l'entendre tous les jours ! Un léger rire en voyant la tête que lui tire miss pardon en sortant de la cabine, Milan ne peut s'empêcher de passer une main autour de ses épaules pour l'attirer contre lui, déposant un baiser sur sa joue au passage.

- "Mais comme ça aussi t'es très jolie t'inquiète pas ! Fais pas cette tronche. On ne va pas nous empêcher de sortir parce qu'on achète rien !"

Oui, le calvaire pour la jeune femme a probablement assez duré, il est temps de la libérer de cet endroit qui la gêne tant. Sans pour autant la relâcher complètement, sa main toujours passée autour de ses épaules, Milan entreprend de quitter le magasin. Remerciant la vendeuse pour ses conseils et sa patience, adressant des au revoir au reste du personnel comme il se doit, les deux étudiants se retrouvent aussitôt à l'extérieur.

- "J'suis content que t'ai quand même essayé !! Mais je t'embête pas plus, maintenant je te suis ! Tu veux un truc à boire avant ? Ou à manger ?"

Cette dernière idée lui traversant l'esprit alors qu'ils passent devant un petit food truck installé dans l'allée principale qu'ils rejoignent finalement, le jeune homme s'arrête devant. Et commande directement une bouteille de pepsi tout en sortant un billet de sa poche, attendant de savoir ce que pourrait vouloir Chandini. Évidemment qu'il n'a pas l'intention de la laisser payer. Et puis, il lui doit bien ça, pour se remettre de toutes ces émotions qu'elle vient visiblement de vivre. Et probablement pour celles qui l'attendent encore...
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Sam 6 Oct - 14:14
Chandini Appachetty
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Milan avait eu beau complimenter cette tenue, il n'était pas possible pour toi de garder ne serait-ce que le body. Et pourtant, qu'est-ce qu'il était beau !
Par contre, en t'excusant auprès du jeune homme, tu n'avais pas prévu d'avoir droit à un tel traitement ! Assez déstabilisée et ne comprenant ce qui te valait ce brusque élan d'affection, tu te contentas de bredouiller ta syllabe, ton onomatopée préférée : Ah. Parce que si ça les gênait tant que vous repartiez les mains vides, tu pouvais très bien leur prendre une paire de collants ! Ça, c'était quelque chose que tu allais mettre sans problèmes en plus. Mais non. Milan se contenta de te garder contre lui et, t'excusant encore auprès du personnel alors que lui leur disait gaiement au revoir, vous voilà parti pour une nouvelle destination. Et pourquoi est-ce qu'il te remerciait d'ailleurs ? Est-ce que c'était une sorte de test pour savoir si tu allais vraiment lui faire acheter un de ses articles hors de prix sans le moindre remords ? Est-ce qu'il allait encore t'emmener dans une boutique ?

Hé bien non !


À la place, vous vous retrouviez dans l'allée centrale pour une petite pause désaltérante, et pourquoi pas prendre de quoi grignoter. Tu demandas, après une petite minute de réflexion, à avoir une limonade. Tu aurais bien pris de l'eau plate mais quelque chose te dit que Blondie n'aurait sûrement pas accepté de te voir boire de l'eau du robinet, et tu le comprenais parfaitement ! Tu profitais de cette petite pause pour te reposer et réfléchir. Combien de temps vous restait-il avant que l'exposition ne ferme ? Tu avais bien envie d'au moins pouvoir regarder dans l'un de tes magasins ce que tu achèterais pour cet automne. Pour l'hiver, il faudrait encore attendre un peu que les températures chutent, mais certaines vestes et quelques pulls avaient l'air de faire l'affaire.
Tu sirotais tranquillement ta boisson, questionnant Milan pour savoir où serait l'Expo et à quelle heure elle fermait ses portes. Parce que si pour y aller vous deviez passer devant chez toi et que vous aviez encore du temps devant vous, ce serait à toi de l'entraîner cette fois dans un magasin. Tu savais exactement lequel vous feriez mais tu te levas bien rapidement pour retourner devant la petite carte devant la camionnette. Hmmm… Non, pas ici. Il faudrait que vous passiez dans un konbini pour vous prendre une bouteille d'eau et de quoi manger. Et quand tu retournas t'asseoir près de Blondie, ce n'était que pour lui offrir une nouvelle question :

« Tu y vas souvent ? »

Tant ça se trouve, il allait à chacune qui avait lieu dans la ville et ses alentours. Quel petit veinard ce soleil !
Dès que vous aviez fini cette petite pause, tu ne perdis pas une minute pour l'emmener où tu voulais et une fois à l'intérieur, tu savais déjà où aller. Tu commenças par regarder des robes pulls à col roulé au rayon femme, puis tu t'éclipsas chez les hommes pour leur piquer des sweatshirts. Oh et cette veste ! Tu retournas chez les femmes, pris la robe que tu avais vu et retournas chercher la veste. Il ne te restait qu'à essayer le petit tas de vêtements que tu avais pris et ce serait bon. Tu t'enfermais de nouveau dans une cabine d'essayage pour te changer, et tu préférais largement ces vêtements. Ces gros sweats sans aucune forme mais tellement doux et chaud qui te servirait de mini robe, cette veste beaucoup trop grande et confortable sous laquelle tu pourrais mettre quelque chose d'un peu plus près du corps, comme cette robe. Tu l'avais prise à ta taille de toi-même, elle te plaisait bien. Tu ne savais pas encore pour quand mettre cette robe, mais tu comptais bien la prendre, même si elle était beige ! Tu n'avais pas vraiment de couleurs claires dans ta garde-robe, et encore moins hivernale. Ça te ferait peut-être du bien ? En tous les cas, tu avais bien décidé à l'essayer en tout dernier, ne montrant que deux des sweats que tu avais pris au rayon masculin. Ils étaient de deux tailles différentes et tu semblais bien contente de les mettre, Milan ne pouvait pas dire le contraire car ça se lisait sur ton visage.

« Tu vois, lui je pourrai le mettre pour les cours, avec une paire de collants. Et l'autre…, tu refermas le rideau pour en mettre un encore plus grand, Ce sera pour rester chez moi ~ »

Tu étais quasiment noyée dedans, c'était à peine si le bout de tes doigts parvenaient à se sortir de ce piège de douceur ! Tu te regardas un peu dedans avant d'à nouveau changer. La petite bouille d'hamster devait presque en regretter les vêtements de sa boutique, alors pour l'embêter un peu, une fois ta robe mise, tu enfilas le veste et le refermais complètement avant d'à nouveau lui demander son avis.

« Alors…?, tu en profitas pour te regarder aussi mais au final, la veste ne te plaisait plus et tu t'en débarrassas, Par contre ça, je n'ai aucune idée de quand je pourrai la mettre », finis-tu en te regardant dans la glace.

Ah, tu ne voyais toujours pas de défauts sur ton physique ou sur le robe. Tu te renfermas une dernière fois pour remettre tes habits. C'est dommage, tu aurais bien aimé la porter ce soir du coup mais ce n'était pas possible. Alors après avoir demandé à ton petit accompagnateur s'il n'avait rien à voir pour lui, une fois que vous aviez fini de regarder ce que vous vouliez, tu partis tranquillement en caisse. On peut dire qu'à force de vous voir quasiment toutes les deux semaines, vous vous connaissiez un petit peu les vendeuses et toi, alors une fois en caisse, vu que personne n'attendait derrière vous, les langues se déliaient.

« Ah, j'étais sûre qu'on te verrait aujourd'hui mais…, elle marqua un temps d'arrêt en voyant l'étiquette de la robe, t'es sûre pour la taille ?
- AhAh, oui, je l'ai essayé et ça allait très bien !
- …et j'ai raté ça… Tes pieds., te lança-t-elle avec un sourire,
- Ah heu pardon ! »

Tu avais la drôle de manie de mettre des pieds en canard, et ça te surpris assez fort qu'elle devina que tu l'avais encore fait alors qu'elle ne pouvait pas le voir. Même si elle ne paraissait pas être des plus nonchalantes et sans gènes, elle n'avait rien de quelqu'un de méchant. Disons juste qu'elle était blasée par un peu tout. Tu commenças à chercher ton portefeuille tout en lui posant une question :

« Dis hmm… Est-ce que vous pourriez le garder ?
- Comme d'hab’ ~
- Merci ! »

Parfait ! Vous n'auriez plus qu'à vous rendre directement au salon de l'érotisme maintenant.


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Mar 9 Oct - 16:36
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Une limonade donc ? Tout en discutant de leur programme pour la soirée. Milan a toujours bien du mal à comprendre ce qui a pu pousser Chandini à accepter ce genre de proposition. Le genre de spectacles proposés lors de ces conventions l'intéresserait ? Difficile à imaginer. Et encore plus qu'elle lui avoue directement. Ce serait la gamme de produits qui peuvent y être proposés ? Même constat. L'ambiance ? Ou alors elle est juste curieuse. Et n'ose pas s'y rendre seule. Ah, la probabilité que cette option soit la bonne est plus forte que les autres. D'autant plus à en juger par les quelques questions relatives qu'elle lui pose. Bien sûr qu'ils ont une bonne partie de la nuit devant eux, on ne risque pas de les mettre dehors avant quatre heures du mat'. Et s'il y va souvent ?

- "Pas hyper souvent, mais c'est pas la première fois non plus ! Enfin, c'est vrai que d'habitude on y va plutôt entre mecs ! Mais, j'suis super content d'y aller avec toi ce soir !"

D'autant plus en sachant qu'il y a encore quelques heures, il n'avait pas la moindre certitude que Chandi accueillerait bien sa présence... Bon, il ne faudrait pas trop abuser non plus, alors pour la suite, il décide de lui laisser le champ libre sur l'endroit dans lequel elle veut se rendre ! Comme quoi, ça peut aussi lui arriver de temps en temps ! Et puis, tant qu'il s'agit de boutiques de fringues, blondinet ne risque pas de se lasser !  Surtout en voyant tout l'entrain dont fait preuve sa camarade. Pas de doutes, elle est bien plus à l'aise dans cet environnement qu'elle parait déjà connaitre par cœur que dans celui où ils se trouvaient précédemment. Même cette étrange idée que d'aller chercher des fringues trop grandes, et, masculines ne font pas perdre son sourire à Milan. Il est bien trop amusé de voir la miss galoper entre les allées, les bras de plus en plus chargés, avant de les entrainer en direction des cabines.

- "Ils sont pas mal ces sweats. On peut facilement tenir à deux là dedans !"

Oui, c'est bien le seul intérêt qu'il leur voit, parce que pour le reste, Chandini parait une fois de plus complètement noyée sous autant de tissu ! Ce qui n'empêche pas le sportif de garder un ton léger et enjoué pour prononcer ces quelques mots. Parce que après tout, s'ils lui plaisent, c'est bien le principal. Ne restera plus qu'à faire en sorte qu'elle finisse par apprécier porter des tenues qui la dévoilent un peu plus donc... Mais ce ne sera pas pour tout de suite ! Parce que pour le moment elle lui fait tout de même le plaisir d'enlever cette veste beaucoup trop grande pour révéler une petite robe beaucoup plus adaptée.

- "Il y a beaucoup plus d'occasions pour porter cette robe que ces gros pulls ! Quand tu sors le soir. Quand tu sors la journée. Quand tu restes chez toi et que je viens te voir !"

Bien sûr qu'il la taquine, mais c'est toujours loin d'être faux ! Et puis si finalement elle décide de la prendre c'est parfait ! Non, lui n'a rien de spécial à regarder. Pas qu'il n'aime pas acheter des tonnes de fringues, mais il était venu dans l'optique d'accompagner Chandi ! D'ailleurs, il s'est parfaitement comporté, à rester bien sagement en dehors des cabines - bien sûr que ce genre d'idées lui traverse nécessairement l'esprit... - donner son avis sincèrement sur ce que la miss a pu essayer, alors il lui faut bien retrouver ses mauvaises habitudes à un moment. Et c'est donc très naturellement qu'il s'immisce dans la conversation en cours à la caisse.

- "Nan mais tu vas pas t'embêter à repasser par ici récupérer tes vêtements. On peut passer les déposer chez toi avant d'y aller, on n'est pas pressés !"

Et sans laisser le temps à Chandini de protester, Milan attrape le sac dans lequel la vendeuse vient de ranger les affaires, passant devant la petite indienne au passage, et ne lui laisse même pas la possibilité de payer. Oh, il sait bien que ça ne va pas lui plaire, qu'elle va probablement râler, puis se dire qu'elle devrait plutôt le remercier tout en s'excusant en de multiples reprises. Rien qui ne ferait changer d'avis le jeune homme. Et puis, ces trois articles lui coutent à peu près aussi cher que s'il avait pris un t.shirt de sport !

Un sac de fringues dans une main, il attrape celle de Chandi de l'autre, et salue déjà la vendeuse en la remerciant. Oui, seul un petit ami se comporterait de la sorte, et en fait, ce genre de petit jeu amuse bien Milan sur ce coup. Parce que s'il fait indéniablement un piètre petit ami, pour ce qui est de jouer la comédie en revanche, il est irréprochable ! Il imagine déjà la demoiselle devoir se justifier à son prochain passage ! Non, ça n'a rien de méchant, même si ce genre de blague n'est pas nécessairement au goût de tout le monde...

- "Et comme ça, tu pourras même inaugurer cette jolie robe ! Tu verras qu'elle convient très bien !"

Ce n'est sûrement pas une remarque pour critiquer la façon dont peut s'habiller la jeune femme. Tant qu'elle est bien dans ses shoes, il n'a pas l'intention de l'embêter, mais il faut avouer que l'idée de passer la soirée avec elle dans ce genre de tenue est plutôt plaisante ! S'il espère jouer sur le fait qu'il vient de lui payer ces fringues pour la voir céder à sa demande ? Sûrement un peu oui... Eh, ça reste Milan ! C'est moralement répréhensible et il le sait, mais ça ne l'empêche pas de garder un magnifique sourire !
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Mer 10 Oct - 15:14
Chandini Appachetty
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Tu te sentis rassurée, mais fut en même temps très étonnée quand ton petit soleil te dit que vous pouviez passer une bonne partie de la soirée jusqu'au lendemain matin dans cette expo. Tu ne t'y attendais vraiment pas ! Ça devait vraiment être un grand événement pour rester ouvert aussi tard dans la nuit et toi, rien qu'à penser que tu aurais pu louper ça, tu remerciais intérieurement Milan pour sa proposition. Par contre, quand il t'avoua qu'il y allait d'ordinaire avec d'autres amis à lui, tu eus ce petit “Ohw…” alors que tes yeux verts se posaient sur ton verre. Peut-être aurait-il préféré y aller une fois encore avec eux plutôt qu'avec une demoiselle ? Mais si ça le gênait vraiment d'y aller en ta compagnie, il te l'aurait normalement dit, non? À moins que depuis tout à l'heure, il essayait de te le faire comprendre en sous-entendus que tu n’avais pas compris ? Décidément, tu réfléchissais toujours beaucoup trop et comme à chaque fois, tu te faisais du mal toute seule. Allez, respire un petit coup et arrête de toujours penser de manière négative quand il s'agit de ta personne.

Milan savait se montrer d'une certaine patience. Surtout avec toi ! Mais il te fit une remarque qui te fit un peu rire quant à la taille des sweats que tu prenais. Y rentrer à deux ? En voilà une bien drôle d'idée ! Et puis vos 2 petites têtes ne pourraient pas passer, à moins que tu n'agrandissais le trou pour la tête sur celui que tu comptais prendre pour rester chez toi. Hmmm non, tu ne prendrais pas ce risque. Par contre, quand Milan te fit remarquer que tu pouvais porter cette robe chez toi pour quand il viendrait, tu eus un petit moment de blanc. Non pas que tu ne voulais plus de ses visites, mais plutôt que tu ne te voyais pas porter quelque chose d'aussi joli pour rester chez toi. Déjà qu'en temps normal tu ne portais rien si tu étais seule… D'ailleurs, connaissant un peu le Milan, il ne faudrait pas qu'il s'amuse à toquer à ta porte à l'improviste ! Non pas que tu ouvrais ta porte en tenue d'Eve, mais devoir expliquer pourquoi tu avais pu mettre autant de temps avant d'ouvrir serait assez gênant. Alors tu te contentais de lui répondre que le sweatshirt gris était parfait pour la maison, pas cette jolie robe. Et quand tu sortis de la cabine, tout se passa bien.

Par contre une fois en caisse, Blondie décida de refaire des siennes. Comment ça : “Tu vas pas t'embêter à repasser ici” ? Tu avais à peine eu le temps de commencer à protester sur le fait que ça ne te dérangeait absolument pas que déjà, plus rapide que l'éclair, il avait pris ton sachet et réglé tes achats. Mais… Il dégainait sa carte beaucoup trop rapidement ! Et pourquoi est-ce qu'il avait tout payé ?! Tu n'avais même pas eu le temps de te rebeller que déjà Blondie t'emmenait au dehors de la boutique, sous le regard amusé des vendeuses. Elles allaient probablement te faire passer un petit quart d'heure à te questionner sur ce mignon petit-ami dont tu leur avais caché l'existence et t'en féliciter mais…ce n'était pas ton petit-ami. Et vu comment il avait agi et qu'elles étaient assez tête de mule, elles ne te croiraient certainement pas. Milan, pourquoi lui fait-il lui ça ? Connaissant cette petite canaille, il devait être en train de rire intérieurement et de se frotter les mains rien qu'en pensant à ta prochaine visite. Mais bon, heureusement que c'était Milan. Et même s'il était farceur et taquin, cette petite bouille d'ange n'avait rien de méchant dans ses intentions !

« Et comme ça, tu pourras même inaugurer cette jolie robe ! Tu verras qu'elle convient très bien !
- Ah ? Je comptais mettre l'autre, pour qu'elle soit associée à au moins un bon souvenir… »

Il était vrai que la robe de ton faux rencard ne t'avait pas forcément laissé un souvenir vraiment génial à 100%. Alors bon, était-ce comme une tentative de lui casser cette mauvaise image, de  recommencer de zéro avec elle que de vouloir la remettre pour une occasion que tu pensais bonne ? On pouvait dire que oui, tu briserais ce mauvais sort dès ce soir alors ! Mais serait-elle vraiment adaptée pour l'endroit ?

« Et puis au moins, ça te fera une occasion de la voir ~ »

AhAh, est-ce que tu essayais d'attiser sa curiosité ? Avais-tu oublié que c'était probablement risqué avec Milan, qui était aussi curieux et joueur qu'un chat avec un carton vide devant lui. Tu l'oubliais assez souvent et après, tu osais chouiner de te retrouver dans de drôles de situations alors qu'il t'aurait simplement suffi de fermer ta petite bouche.
Et puisque Milan te tenait toujours la main, tu n'eus pas le moindre mal pour le diriger ensuite chez toi. Pourquoi s'attardait davantage ici alors que vous aviez quelque chose qui vous attendait ? Tu étais décidément beaucoup trop impatiente et cela risquerait de te jouer de mauvais tours. À force de t'épuiser ainsi pour rien au lieu de t'économiser, tu finirais ta soirée couchée, en train de roupiller. Alors plutôt que de marcher ou trottiner, tu proposais de prendre le bus

Par contre, une fois en bas de ton petit chez toi, tu semblais un peu hésitante. Et si elle était chez toi ? Non, il ne fallait pas y penser. Pourtant, plus vous vous rapprochiez de ta porte et plus tu avais ce sentiment d'insécurité grandissant. Tu n'avais même pas besoin d'ouvrir la porte pour la voir vous y attendre derrière, assise sur la table basse à mastiquer son chewing-gum. Tu serrais les clés entre tes doigts, tu avais terriblement envie de congédier Milan, de lui dire de rentrer chez lui mais il ne comprendrait pas et refuserait. D'un autre côté, tu savais que ce n'était pas possible, que tu avais juste peur pour rien, comme pour les cours. Bon, c'est le moment de se ressaisir ma p'tite Candy !

« Dé-Désolée pour le désordre… »

Quel désordre ? Si par désordre tu parlais de la couette qui n'était pas pliée ou de l'une de tes chaussures qui, au lieu d'être debout à côté de sa consœur était couchée, alors oui, il y avait du désordre. Tu t'attendais à quoi ? À ce que tout soit renversé, cassé ? Enfin, tu ouvris finalement ta porte et regardas ton petit chez toi tout bien rangé quelques secondes avant d'inviter Milan à rentrer. Tu te déchaussais après avoir allumé la lumière et partis alors fermer les volets.

« Est-ce que tu penses que j'ai le temps de prendre une douche ? Mais si je la prends, je vais devoir me démaquiller pour me re-maquiller, mais je n'ai pas envie de mettre un vêtement propre après avoir transpiré toute la journée… »

Hé bien, tu lui demandais son avis ou réfléchissais toute seule à haute voix ? Si tu ne voulais pas te maquiller, tu n'avais pas qu'à me faire. Après tout, tu pouvais largement te contenter de mettre une crème hydratante et une base. Tu venais de récupérer ta robe et allais en salle de bain, de toutes façons, tous tes dessous s'y trouvaient déjà dans l'un des petits meubles quand brusquement, tu t'arrêtas pour regarder Milan. Mince le pauvre, tu avais agi comme s'il n'était pas présent !

« Ah !, pardon ! N'hésite pas à faire comme chez toi. Tu veux peut-être boire quelque chose ? Ou manger ? »

Tu n'attendis même pas sa réponse que déjà tu étais dans ton coin cuisine à préparer ta rizeuse. Et si tu faisais des petites boulettes de riz ? Si tu prenais ta douche assez rapidement, ça serait possible. Tu sortis alors tout ce dont tu aurais besoin pour préparer vos en-cas et les posas sur le plan de travail. Peut-être que pour cuisiner, tu devrais mettre quelque chose pour protéger ta tenue, non ? Les tabliers existaient pour ça, tu n'aurais qu'à l'enfiler. Mais avant de partir te doucher, une dernière question était de rigueur :

« Tu as besoin d'aller aux toilettes ? »

Non pas que tu t'intéressais à lui au point de vouloir savoir si sa vessie ou son colon avait besoin d'évacuer quoi que ce soit, mais puisque les WC étaient dans la même pièce que celle pour se laver, tu n'avais pas spécialement envie qu'il te voit prendre ta douche ni de le voir en train de faire pipi.

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Sam 13 Oct - 0:30
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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En fait, c'est plutôt rigolo de faire les magasins avec Chandini ! Il faudrait qu'il pense à s'incruster un peu plus souvent. Même si ce n'est pas dit qu'elle soit enchantée de le revoir l'accompagner... Enfin, pour l'instant ils ont une suite de programme beaucoup plus intéressante ! A commencer par décider de ce que la miss va porter ce soir ! Non, il n'est pas du genre à se contenter de se mêler de ses affaires. Et Milan aime bien donner son avis sur à peu près tout et n'importe quoi. Mais surtout sur les fringues ! Alors évidemment, quand elle lui dit avoir une autre tenue assez spécifique en tête, le jeune homme ne peut s'empêcher d'y aller de son commentaire.

- "Donc t'es en train de me dire que tu veux mettre ta robe spéciale rencard pour une soirée qu'on va passer ensemble, juste toi et moi... C'est un peu gênant mais... Ok, ça me va ! C'est bien parce que c'est toi !"

Il se doute bien que Chandi n'a pas dû faire le même lien que celui qu'il ne peut s'empêcher de faire. Mais c'était tellement tentant... D'ailleurs, il n'y a absolument rien de gênant, et la tronche ravie qu'il renvoie le prouve parfaitement. Et puis, bien sûr qu'il a envie de voir à quoi cette ressemble cette robe choisie spécialement par d'autres filles. Des filles qui ne semblaient pas s'inquiéter particulièrement de l'avis de la petite indienne... De toute façon, c'est gentiment proposé, alors il ne risque pas de refuser !

Quoi qu'il en soit, la miss semble bien pressée d'arriver à destination, puisqu'elle ne perd pas une seconde pour monter dans le premier bus qui passe. Enfin, pressée jusqu'à un certain moment. Étrangement, Chandini ralentit le rythme alors qu'il ne leur reste que quelques mètres à franchir. Et, elle n'a plus l'air bien du tout... Eh ça va, il sait se tenir. Il ne saute pas non plus sauvagement sur la première fille qui l'invite chez lui. Enfin, sauf si c'est explicite dès le départ, faut pas exagérer non plus. Mais cette fois, l'attitude de la demoiselle le pousse à garder ce genre de commentaire pour lui. Se contentant de l'accompagner jusqu'à la porte d'entrée.

Sérieux ? C'est vraiment parce qu'elle n'a pas eu le temps de ranger avant de partir qu'elle hésitait ces dernières minutes ? Parce que franchement, l'état de l'endroit dans lequel elle peut vivre ne risque pas de le choquer. Et encore moins d'altérer l'opinion qu'il peut avoir d'elle. D'autant plus que c'est impeccable ! Ce qui ne manque pas d'arracher un léger rire à Milan, tout en ébouriffant la petite tête, profitant de lâcher sa main alors qu'il entre dans l'endroit le plus désordonné qu'il lui ait été donné de voir....

A peine le temps de retirer ses chaussures que Chandi lui pose l'une de ses questions dont elle a le secret. Si elle peut prendre une douche... ? Pour quelle obscure raison est-ce qu'il lui dirait non ? Sauf s'il s'agit d'une invitation maladroite... Il est habitué à ces sous-entendus très attirants, mais l'attitude de la demoiselle ne correspond absolument pas. Elle est beaucoup trop... A l'ouest. Ouais, comme si elle ne se rendait absolument jamais compte des messages qu'elle peut transmettre. A moins qu'elle ne soit juste beaucoup trop timide pour assumer parfaitement ces paroles ? Surtout après avoir accepté de se rendre au salon de l’érotisme en sa compagnie... Dans ce cas, peut-être qu'elle attend juste qu'il fasse le premier pas ? Non pas que ça lui déplairait mais... Argh, pourquoi c'est le bordel comme ça dans sa tête ?! Heureusement, la miss le sort bien vite de ses pensées vagabondes à grands renforts de boissons, de nourriture et... De toilettes... Ce qui ne manque pas de faire rire Milan une fois de plus. Ah, au moins ce capharnaüm mental se met en pause.

- "T'inquiète pas pour moi, je saurais me débrouiller le temps que tu te douches ! Allez file !"


Attrapant Chandini par les épaules pour la faire sortir de la cuisine, il en profite pour la guider ainsi jusqu'à la salle de bain. Où il entre également avant de la relâcher pour lui faire de nouveau face. Et laisse cinq secondes s'écouler ainsi avant de jeter un coup d’œil en direction du petit tas de linge déposé par la miss quelques instants plus tôt. Hum, difficile de se faire une idée précise de ce que ça peut donner ainsi. Et c'est peut-être pas plus mal ! Reprenant finalement se tête la plus mignonne possible, Milan fini par se décider à sortir de la pièce.

- "Prend ton temps !"

Et le voilà déjà qui s'éloigne tout en prononçant ces paroles. Bon, prendre son temps, peut-être pas trop quand même. Il ne faudrait pas qu'il puisse se faire tout un tas de films non plus, ça risquerait de devenir dangereux. Alors pour s'occuper l'esprit autrement et éviter de trop penser à l'eau qui coule, lui inspirant tout un tas d'idées à éviter impérativement, Milan retourne direction la cuisine. Mouais, ça devrait suffisamment le refroidir. Planté quelques instants devant les ustensiles et ingrédients sortis par la miss peu de temps auparavant. Ah... C'est vrai que ce problème culinaire qui s'affiche face à lui est suffisamment intense pour requérir toutes ses facultés cognitives. Après plusieurs minutes passées ainsi, il faut se rendre à l'évidence. Il n'a pas la moindre idée de ce qu'il peut bien faire de tout ce bazar. Et risque plus de tout faire foirer que d'aboutir à quelque chose de comestible. Non, la cuisine est décidément un art obscur pour blondinet. Bah, tant pis. Puis au pire, ils pourront toujours prendre quelque chose à manger sur place ! Quoi que, à part des space-cake, il n'est pas sûr qu'ils vendent quoi que ce soit de consistant là bas...

Bon, la cuisine, c'est un échec. Il va falloir trouver autre chose. Alors après avoir passé quelques instants à observer la décoration de la pièce, Milan sort finalement son téléphone. C'est triste, mais ça reste bien le meilleur moyen de s'occuper tout en limitant le risque de dérives. Parce que pousser porte derrière laquelle se trouve une personne plus que probablement nue, ce n'est pas un problème pour ce garçon. Derniers résultats des compétitions de basket et autres sports en cours, actualités diverses, réseaux sociaux. De quoi lui faire oublier ses mauvais plans des instants précédents ! Enfin, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à regarder et qu'il se rende compte qu'il n'entend plus l'eau couler. Alors quitte à l'attendre encore un peu, Milan décide finalement à aller patienter les minutes restantes en se posant non loin de l'entrée de la salle de bain. Oui oui, pour avoir un visuel direct de l'instant où la jeune femme en sortira. Tout en piquant le premier livre qu'il trouve. Quitte à attendre encore un peu, autant en profiter pour voir ce qu'elle aime lire.
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Sam 13 Oct - 22:42
Chandini Appachetty
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La robe des rencards.


Tu n'y avais même pas pensé comme ça. Comment pouvait-il faire un tel rapprochement en plus ?! Et son petit sourire angélique n'y changerait rien, tu étais bien évidemment devenue rouge mais tu ne cherchas pas à te justifier davantage. À quoi bon ? Il était quand même têtu ce p'tit bonhomme et c'est vrai que si tu y réfléchissais un peu plus, il n'y avait rien d'anormal à ce qu'il arrive à cette conclusion.

Un bref soupir de résignation.

Et Milan t'expédia sans plus attendre dans la salle de bain. Non mais si tu sentais aussi mauvais, il n'y avait pas meilleur moyen pour te le faire comprendre. Bien évidemment, tu t'excusas mais il resta planté là, à te fixer sans raisons pendant un petit moment, puis à regarder dans la pièce. Qu’espérait-il y voir ? Tu n'en avais pas la moindre idée, mais vous étiez bel et bien seuls dans le studio. Seuls…? Quand il sortit et ferma la porte, les doutes ressurgirent mais non, il n'y avait personne sur le petit balcon, personne ici, personne dans le grand placard… Est-ce qu'elle se serait glissée sous le canapé ? Non, avec la poitrine et le fessier qu'elle avait… C'est bon, tu étais rassurée ? Tu commenças à retirer tranquillement tes vêtements et te fit un chignon. Tu couvris ton petit crâne avec une charlotte afin que tes cheveux ne soient pas mouillés et en plus, qu'est-ce que ça te rajoutait comme ses appeal ! Une vraie mamie.

Ça faisait un bien fou ! L'eau chaude, la mousse de savon et le silence. C'était même un peu bizarre ce silence. Tu tournas ta petite tête en direction de la porte mais elle était toujours fermée, et personne n'était rentrée. Et puis comment pouvais-tu te plaindre du silence alors que tu n'avais même pas pris la peine d'acheter une télévision ? Bon, nettoie bien ton visage pour que tout soit bien appliqué sur une base propre. D'ailleurs, en parlant de base, est-ce qu'il t'en restait encore beaucoup ? Suffisamment, mais tu devrais en racheter. Bon allez hop !, on se dépêche car ce n'est pas la nourriture qui va se faire toute seule. Est-ce que c'était ça que Milan essayait de faire, votre en-cas ? Tu avais du mal à l'imaginer derrière les fourneaux et de toutes les manières, tu préférais t'en charger toi-même. C'était ton petit plaisir personnel. Mais avant tout ça, tu allais devoir finir ton petit toilettage.
De la crème hydratante sur tout le corps, de l'huile sur les jambes et n'oublions surtout pas le déodorant. Très important le déodorant. Une fine couche de crème de jour sur ton visage, tu laissas un peu sécher avant de prendre une autre serviette pour te tapoter la peau et ainsi retirer tout l'excédent. Tu cherchais des sous-vêtements adéquats, parce que si tu voyait la forme ou même la trace de ta petite culotte, ce n'était pas la peine. Et enfin, tu enfilas ta robe. Elle était jolie quand même. Avec une veste, ça serait probablement mieux pour rester dehors. Ou alors tu prenais le risque de ne pas en prendre ? Hmm… enfin, tu aurais l'avis du p'tit hamster qui devait probablement s'ennuyer. Tu appliquas une base de teint et tu ne le ferais pas plus attendre ! Enfin si, juste le temps d'ouvrir la petite fenêtre pour aérer la pièce et…

« Voil-AAH ! », crias-tu en reculant.

Ah bah oui, ça surprend un Milan qui est beaucoup plus près que ce qu'on pensait ! Et puis… Qu'est-ce qu'il fait là en fait ? Il t'attendait depuis si longtemps que ça ? Il avait hésité à toquer à ta porte ? Non, il était juste en train de lire un recueil d'histoires sur les divinités. À l'origine, c'était pour les enfants, d'où les illustrations à chaque pages, mais tu ne t'en étais jamais séparée. Tu en eus l'air presque réjouie et amusée de le voir avec ce bouquin.

« Ohw, ça t'intéresse à ce point ~ ? », lui demandais-tu.

Tes petits pieds te ramenèrent dans le cuisine pour faire cuire le riz et, avant d'enfiler ton tablier, tu lui demandas son avis. Est-ce-que ça faisait trop ? De toutes façons, tu allais mettre une veste donc ça passait non ? Enfin, tu n'en savais pas grand chose et tu devrais te fier à l'avis de l'expert des salons. De plus, tu n'avais pas spécialement envie que l'on vous refuse l'entrée parce que ta tenue était jugée comme incorrecte.
Enfilant ton tablier, tu fis tes petites préparations tranquillement après avoir ouvert les fenêtres. C'était que la friture ça pouvait vite sentir et s'incruster sur les tissus, même si tu utilisais du désodorisant. D'ailleurs en parlant d'odeurs, tu n'avais même pas mis de parfum. Tant pis ! Tu ouvris les volets et allumas de l'encens à la citronnelle avant de proposer à cette petite bouille d'ange d'aller à son tour à la douche. Tu pourrais même lui prêter un haut et ça, il avait bien dû remarquer depuis le début de cette année que tu ne manquais pas de tops masculins. Pendant ce temps, tes doigts ne se reposaient pas, bien au contraire : ça s'activaient à former et fourrer des boulettes de riz au fromage. Il te restait juste à faire chauffer de l'huile dans une poêle et dans moins de 15 minutes, tout serait bon. Et n'oublie pas de préparer leur petite boîte de transport ! Ce serait idiot d'avoir tout préparer et de les oublier.

Si tout se passe bien…

Ton téléphone commença à sonner. Tu regardais brièvement mais n'y accordais pas la plus grande importance. Même si le nom qui s'affichait, il y a quelques mois t'aurait fait décrocher immédiatement en t'excusant d'avoir mis 2 secondes pour leur répondre, il semblerait que ce ne soit plus le cas aujourd'hui malgré la quinzaine d'appels en absence. C'est fou comme les relations familiales peuvent changer et évoluer, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. Milan avait toujours fui le sujet, mais est-ce que ça avait un peu changé de son côté ?

« Tes parents ne vont pas s'inquiéter de ne pas te voir rentrer ? »


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Hier à 17:17
Milan Matsuda
M • Université - 3ième année
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Il est vraiment si effrayant que ça ? Ce serait embêtant. C'est qu'il fait gaffe à rester mignon en toutes circonstances ! Enfin, sauf cas familiaux où il doit un peu forcer le trait bad boy complètement inexistant chez lui, mais effrayer Chandini n'était clairement pas dans ses intentions. Bon, c'est sûr qu'elle ne devait pas s'attendre à ce qu'il se trouve si près... Mais c'est que Milan et les distances de "bienséance" ne sont pas hyper potes. Un simple sourire en guise d'excuses, il lui faut désormais trouver une explication au livre qu'il tient entre les mains. Les images lui ont au moins permis d'avoir une bonne idée du sujet abordé. Bien sûr qu'il n'a pas lu une seule ligne de ce que ce bouquin contient. Mais avec la vision que lui offre désormais la jeune femme, c'est assez difficile de se concentrer sur autre chose...

- "Ouah, t'es super canon comme ça choupi ! Impossible que tu conclues pas avec cette robe !"

Bon, en fait c'est juste impossible de penser à ce livre désormais. Comment se fait-il que ce soit la première fois qu'il la voit dans une telle tenue ? Ok, c'est peut être pas plus mal que ça n'arrive que maintenant, où il est capable de se rendre compte qu'il n'a pas envie de tout gâcher entre eux pour une stupide question d'hormones. Okita lui a bien fait la morale sur le sujet. Amitié et sexe sont rarement compatibles. Ou pas longtemps. Et si le jeune homme a toujours été capable de le remettre dans le droit chemin avec cette étrange douceur qui lui évite de se braquer, Milan a beaucoup plus de doutes quant à la capacité de Chandini à lui tenir tête. Alors, il va devoir se faire violence. Et vraiment, cette tenue ne lui facilite pas la tâche !

Oui, complètement oublié ce bouquin dont il ne se souvient même plus le titre, qu'il remet à l'endroit où il l'a trouvé - plus ou moins. Et ne peut que rester concentré sur la miss qui s'attèle déjà à la cuisine. Et après elle ose dire que c'est lui qui déborde d'énergie ? Mais, il ne peut nier adorer que quelqu'un s'occupe de lui apporter à manger... D'autant plus dans ce genre de tenue ! Ah ça, il ne va plus les voir de la même façon ses repas du lundi...

- "Tu peux prendre une veste si t'as peur d'avoir froid au retour, mais personne ne t'empêchera de rentrer si tu restes comme ça ! Au contraire. T'es carrément dans le thème ! Et au pire, je pourrais te garder dans mes bras pour te réchauffer !"

Et il doit se faire violence pour ne pas faire une démonstration immédiate de la chaleur qu'elle pourrait recevoir d'une de ses étreintes. Mais s'il cède maintenant à ce geste de rapprochement, ils ne risquent pas de passer la soirée à l'extérieur. Ou alors il la passera seul. A s'être fait mettre à la porte. Rah, pourquoi toutes ces idées l'assaillent de plus en plus violemment à mesure que les minutes défilent ?! Ouais, une bonne douche froide serait sûrement la meilleure solution pour lui remettre les idées en place ! Mais en même temps, contrôler toutes ces envies qui se font de plus en plus sentir n'est pas si désagréable. Au contraire. Il y a un côté plutôt amusant. Comme un défi loin d'être gagné d'avance. Il se contente donc de rire en entendant la miss lui proposer de lui prêter ses vêtements.

- "Normalement c'est le mec qui file ses fringue à sa copine, pas l'inverse !" Bien sûr que ce terme n'est pas choisi au hasard. "Enfin c'est gentil mais je sortais du basket avant de passer te voir. J'me suis déjà douché !"

Et puis, c'est largement assez distrayant d'observer la petite indienne faire. On voit qu'elle aime ça. Et qu'elle a l'habitude ! Incroyable cette forme parfaite qu'elle réussit à donner à ces boulettes de riz ! Non pas que lui-même se soit très souvent essayé à ce genre d'exercice, mais il se souvient bien quelques échecs cuisants... Elle en oublie même son téléphone qui sonne. A moins que ce ne soit intentionnel ? Mais il n'a pas le temps de lui en faire la remarque qu'une question à laquelle il ne s'attendait pas fuse. Si ses parents s'inquièteraient... ? Ah, bah ça a au moins le mérite de refroidir ses hardeurs temporairement. Pas franchement le genre de sujet sur lequel il aime s'étaler. Ni auquel il aime penser.

- "Bah, ils sont habitués à ce que je rentre à pas d'heures. Ou à ce que je ne rentre pas du tout de la nuit. Et puis, j'imagine que comme je suis un mec, ils s'inquiètent moins que pour une fille."


Un simple haussement d'épaules pour accompagner ces paroles, il aimerait pouvoir se persuader que c'est bien dû à l'habitude qu'ils ne lui demandent jamais de comptes. A ça, il n'a jamais été embêté à devoir se justifier auprès d'eux sur ses innombrables sorties nocturnes. Pourtant, il ne peut s'empêcher de repenser à cette foutue soirée qui l'a laissé bloqué 48h à l'hosto. Où personne ne s'est pointé. Une simple remontrance pour s'être fait "dorloter" aussi longtemps en guise d'accueil. Mouais, il a beau essayer de leur trouver toutes les excuses possibles, il faut toujours qu'ils trouvent un nouveau moyen de lui prouver qu'il faut qu'il arrête d'espérer disposer d'une famille classique.

- "Enfin, l'avantage, c'est que je peux faire c'que j'veux !"

Même s'il s'efforce de garder ce grand sourire affiché sur son visage, Milan se retrouve un peu trop affecté par cette vérité. Bien la raison pour laquelle il ne supporte pas de penser à ces abrutis se prétendent ses parents, frère ou sœur, lorsqu'il a pour projet de seulement s'amuser ! Alors comme à chaque fois, il se contente d'enfouir bien loin cette colère mêlée de tristesse qui tente toujours de s'emparer de lui dans ces moments, pour reporter son attention sur Chandini et ses boulettes de riz. Et d'enchainer, pour ne pas lui laisser l'occasion d'approfondir davantage ce sujet. Nan, décidément, il est totalement incapable de l'évoquer avec qui que ce soit.

- "Bon alors, t'es prête ?! T'as réussi à te décider ? Tu préfères une couche de tissu supplémentaire ou mes bras pour affronter les baisses de température de la nuit ?!"

Ah, oui, ce terrain il le maîtrise bien mieux ! Cette moue joueuse qui reprend immédiatement possession de son visage alors qu'il ne peut s'empêcher de prononcer ces paroles qui ont évidemment pour objectif de déstabiliser la demoiselle. Et puis, maintenant qu'il a repris possession de ses moyens, il peut bien se le permettre sans prendre le risque d'écourter prématurément la soirée. Cela dit, il faut bien qu'il la mette dans le thème ! Parce que si elle continue à rougir à être si mal à l'aise à chacune de ses remarques à peine osées - bien sûr qu'il reste hyper soft en comparaison de ce dont il est capable - il risque de la voir exploser en arrivant sur place !
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