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Trahison et désillusion [SOLO]

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Mer 27 Juin - 15:14
Chandini Appachetty
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Tu n’étais ici que depuis quelques mois et pourtant, Chandranath semblait être passé de joie à ennuie. Tu savais que tu ne devais pas être d'une compagnie des plus divertissantes, mais de là à ce qu'il t'ignore complètement certains jours, ça non. Pourtant, tu ne disais rien. La seule personne à qui tu en voulais pour son comportement, c'était toi-même. Au final, c'était comme en Inde, avant qu'il ne fuit le pays. Est-ce qu'il avait encore des ennuis par rapport à la loi ? Tu ne pouvais pas le savoir puisqu’il ne te parlait plus. Enfin si, quelques fois, mais c'était un échange très bref avant que le silence ne revienne en maître. Tu n'arrivais pas y croire… Faire temps de kilomètres, apprendre une autre langue pour qu'au final, tous ces efforts ne soient pas suffisants. Alors tu essayais encore plus durement : tu apprenais et révisais avec une grande détermination, tu essayais même de tout ton cœur de t'améliorer sportivement. Et ça, ce n'était pas gagné. Mais si tout cela ne semblait pas suffisant, tu essayas par d'autres moyens. Tu changeais de vêtements et de coiffure une fois chez vous, tu t’essayais même à cet art qu'était le maquillage. Et les Cieux savent qu'il est compliqué de trouver ta teinte ici. Pourtant, Chandranath ne semblait toujours pas te voir. C'était d'une telle cruauté… Tu savais que ton petit cœur ne pourrait bientôt plus supporter cette situation, il se serrait si fort à chaque fois. Alors comme une épouse bafouée, tu te contentais de faire comme si de rien n'était, tu te devais de malgré tout lui offrir ton plus beau sourire et tes encouragements, tu devrais mettre tout ce que tu ressentais de côté.

Et pourtant…

Tu étais encore en cours quand tu entendis ton téléphone vibrer dans ton sac. C'était assez bizarre mais bon, tu le laissais pour continuer à suivre ce qu'on essayait de vous enseigner. Qui est-ce que ça pouvait être ? Et pourquoi ? Peut-être que ce n'était qu'une pub ? Ark !, qu'il était dur de prendre son mal en patience quand la curiosité est piquée à vif.
C'est sans une hâte dissimulée que tu regardas ton téléphone dès que la fin du cours fut annoncée, mais tu n'étais pas prête à ça. À tout sauf ça : “Tu as 14 jours pour quitter l'appartement, je suis désolé”. Tu venais de te faire mettre à la porte ? Bon ok il y avait un délai mais si tu ne trouvais rien, tu serais où ? Sous un pont ? En réalité, tu ne pensas pas directement à ça, non. Parce que quand tes yeux eurent fini de lire, tu sentis plutôt le sol se dérober sous tes pieds, ainsi que quelque chose qui se déchirait en toi. Tu rangeais tes affaires en quatrième vitesse et courus te réfugier dans les toilettes pour vomir et pleurer. Ah bah ça pour pleurer tu pleurais. Pour tous ces jours, toutes ces semaines durant lesquelles ça n'avait pas coulé, les robinets étaient grands ouverts ! Le barrage avait cédé. Quelques jeunes femmes un peu inquiètes toquèrent à ta porte mais tu ne leur répondais pas et, au final, tu restas seule. Par terre. Comment pouvait-il te faire ça ? Tu occupas ce petit espace pendant presque 1 heure avant de te ressaisir. Allons Chandini, tu ne pouvais pas rester à chouiner ainsi à l'université ! Alors tu te redressas et essuyas tes larmes, sortis te regarder dans la glace et tu te rafraîchis le visage. Tu te vidas le nez avec un mouchoir et fixais ce stupide reflet. Tu n'y voyais qu'une fille, une prétendue femme, pathétique et pleurnicheuse. Était-ce donc ça que tu allais montrer aux autres ? Non, ils te connaissaient déjà comme Miss Timide, ou La Froussarde, et c'était déjà bien assez. Là, ça y est. Ton calme revenu, tu te souris, profitant d'être seule, avant de sortir afficher ce semblant de bonne humeur habituelle.

Tout allait bien.
Tout irait bien.

Si tu te répétais cette phrase, elle finirait peut-être par être une réalité. Pour cette après-midi, tu décidas de sécher le club de cuisine. Tu avais des choses plus urgentes à faire que de cuisiner. D'ailleurs, tu n'avais même pas touché à ton repas. Non, tu n'avais décidément pas le temps, tu n'avais que 2 semaines. C'était si peu… Mais tu te devais de rester positive et de faire en sorte que ça ne se répercute pas sur tes notes. Plus qu'un devoir, une obligation. Il te faudrait d'abord un emploi avant le logement, et c'est bien pour cela que tu étais partie dans le centre-ville. Mais dans quoi pourrais-tu travailler ? Certainement pas en tant que vendeuse. Peut-être dans cette chaîne de fast-food, ce n'était pas une piste à effacer. Un maid café red cherchait lui aussi mais ça te sembla impossible quand tu vis non pas les costumes, mais plutôt des élèves en tant que clients. Ah non ! Et si tu faisais de l'aide aux devoirs, pour de l'anglais ? Tu laissais tes coordonnées à plusieurs endroits, quand tu tombas sur une première jeune fille en yukata. Qu'est-ce qu'elle voulait ? Elle te remit une petite carte de visite, en te disant de ne pas hésiter à appeler ou venir si tu cherchais un emploi bien payé et tout à fait légal. Ce existait ça pour une étudiante ? En tous les cas, tu la remercias et fis bien attention à prendre le bout de carton plastifié avec tes 2 mains. Elle continua sa route ainsi que ses démarches, et tu fis de même de ton côté.

Bar à câlins
Dites adieu à votre timide et venez vous offrir un moment de détente auprès de nos jeunes et charmantes hôtesses

… ça sonnait plutôt comme un appel à consulter une prostituée ça. Mais est-ce que c'était légal ici ? Tu n'en savais rien, alors te renseigner ne te coûterait rien à part peut-être plus d'informations. Enfin, tu regardas l'adresse, ça ne semblait pas être très loin. Au deuxième étage d'un bâtiment qui ne semblait pas si vieillot, c'était déjà un peu plus rassurant. Alors honteusement, tu montas les marches.

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Ven 29 Juin - 22:04
Chandini Appachetty
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Les marches que tu montais si lentement au début, tu finis par les escalader en toute hâte. Ton temps t'était précieux cette après-midi, tu ne pouvais pas le gâcher pour une honte dont personne ne se souciait.
Tu marchais le long du couloir jusqu'à tomber à la bonne porte. Tu te regardas brièvement avant, tu faisais quelque peu pitié, mais si la tenue que tu devais avoir serait une toute fournie, alors ça ne devrait pas poser tant de problèmes non ? Tu époussetas un peu ta jupe droite et ton chemisier avant de sonner. Des bruits de pas se rapprochèrent, la porte s'ouvrit et on t'invita à rentrer avec un sourire. Alors tu le fis, en le remerciant et retirant tes souliers. Il te demanda si tu avais une idée de ce que ce travail impliquait et tu répondis que non, mais que c'était bien pour ça que tu étais venue : en savoir plus. Il sembla sourire alors qu'il t'invita à t'asseoir sur un tabouret alors que lui le faisait sur la table.

« Premièrement, il n'y a AUCUN rapport sexuel. Et j'insiste bien dessus, on n'est pas une maison close, quand tu entendis cela, tu fus rassurais alors que lui semblait chercher quelque chose, On vous fournit les tenues, vous avez une petite cabine collective pour vous changer et ensuite vous serez dans votre box. On vous fournit un chronomètre et de quoi noter selon les extras choisis : un câlin, la tête sur votre cuisse ou sur votre épaule, un massage…
- Mais… C'est tout ?
- Et la discussion. C'est surtout ça qui va primer et t’permettre de vendre tes extras.
- Oh, je vois… »

Ça te semblait être du tout bénef’. Tu pourrais ainsi, en étant en contact avec d'autres personnes tout autant, voire plus timides que toi, parvenir à vaincre ce maudit défaut. Quand il se remit face à toi, il avait des papiers et un stylo. Ah ouais carrément, il avait pas de temps à perdre lui ! Il te conseilla de prendre ton temps pour les lire et c'est ce que tu fis. Sur le contrat, ça semblait être du tout bon : 3 à 5 fois par semaine, le reste devrait être compté comme des heures supplémentaires. Bon après, il n'y avait que les horaires qui pourraient vraiment t'embêter mais ça, il te dit que vous pourriez toujours vous arranger selon les horaires de tes clubs. Tu lui indiquas les jours durant lesquels il t'était impossible d'être présente avant 16h15, il haussa simplement les épaules pour dire que ça ne le dérangeait pas, vous trouverez bien un moyen pour vous arranger tous les deux. Tu signas au bas de la dernière page. Une photocopie pour lui, une autre pour toi et l'original qu'il enverrait au comptable.

« Bienvenue parmi nous ! », te dit-il avec un grand sourire.

Et tu eus droit à un petite visite. Tu semblais être la dernière arrivée et il ne te restait plus que le petit box du fond. Tant mieux. Tu avais pu regardé vite fait comment certaines avait décoré le leur, ça avait un petit côté mignon, un peu enfantin et faisait appel à la rêverie. Tu avais la possibilité d'utiliser ce qu'il t'apportait et même d'acheter toi-même la déco. Waw… tu regardas un peu ce qu'il restait d'intéressant et n'y trouvas que 2 petits coussins blancs tout doux en forme de nuage ainsi que des loupiottes blanches à piles en forme de roses. Il semblait réfléchir encore à quelque chose avant de te partager son avis.

« Ça te va : Kumo ?
- Kumo ?
- Tu n'allais pas leur donner ton vrai prénom !
- Oh… Ou-Oui, c'est vrai… Ça semble bien correspondre à l'endroit en tout cas, alors ça me va.
- Parfait ! »

Tu t'imaginais déjà dans cette toute petite pièce : tu imaginais des voilages blancs et différents tons de bleus pour couvrir les murs, des plaids bien doux sur le petit matelas et d'autres petites lumières. Ce serait comme un refuge de douceur. Mais pour le moment, tu devrais te contenter de ce qu'il y avait : le strict minimum. Alors tu notas en vitesse toutes ces idées pour ne pas les oublier et il t'emmena voir la petite pièce dans laquelle vous pourrez vous changer, puis les tenues. Du basique en la matière : tenues de maids. Les traditionnelles noires avec leur tablier tout blanc, ainsi que d'autres plus colorées, même si les tons semblaient être plus du côté pastel. Jusqu'à ce que tes iris tombent sur la bordeaux et blanche. Elle était tout simplement magnifique ! Mais déjà prise. Et puis ça ne collerait pas au personnage. Alors tu te rabbatis sur la bleue marine. Ce serait celle-ci, avec la blanche et noire, qui te servirait de tenue basique. Il t'en fallait une troisième ? Hmmm… La jaune-orangée des couleurs pastels. Elle te faisait penser à un coucher de soleil. Après cette deuxième étape importante venait maintenant l'essayage des chaussures et chaussettes. Tout se passait bien. Et tu commencerais presque à te poser des questions. C'était normal non, quand tout se passait beaucoup trop bien après avoir un minimum galéré, ça paraissait louche. Mais tu ne voulais pas risquer de tout gâcher avec ces mauvaises ondes alors tu profitais de toute cette positivité qui semblait t’entourer.

En quittant les lieux, tu étais bien déterminée à trouver, dans la même journée, un petit appartement ou au moins un studio. Mais hors du quartier peu fréquentable dans lequel tu vivais en ce moment, ah ça non ! Peu cher, oui, mais en sécurité aussi ! Alors tu commenças à chercher sur toutes les devantures d’agence immobilière. Tu regardais, scrutais le moindre bien qu'il y avait en partie location. Mais tout te semblait bien trop cher pour ton pauvre petit portefeuille. Et l'heure semblait avoir tourné bien rapidement, il était déjà 17 heures. Tu avais faim, ton estomac te faisait mal. Vite, tu cherchas un endroit où te poser pour manger ton repas du midi avant de rentrer. Pourquoi pas t'installer dans ce parc ?
Assise sur un banc, tu mangeais lentement. Les gens défilaient sans vraiment faire attention à toi et puis un homme en costume vint s'asseoir avec son journal. Il semblait vraiment pris par sa lecture, alors tu fis de ton mieux pour ne pas faire de bruits avec tes baguettes. Au bout de 10 minutes de silence, il regarda sa montre, posa le journal et repartit comme s'il n'était jamais venu. Mais… Et le journal ? Pourquoi est-ce qu'il ne l’a pas jeté ? Tu soupiras faiblement pour le faire mais tu fus stopper dans ton élan par un éclair de lucidité : les petites annonces. Alors rapidement, tu les cherchas. Rapidement, tu en trouvas une plutôt intéressante, et tu la pris en photo avant de tout jeter dans la poubelle. Ce soir, sur ton téléphone, tu n'aurais qu'à continuer de chercher sur des sites d'annonces. C'était ce que tu t'étais dit en reprenant tes affaires pour rentrer.

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Ven 29 Juin - 22:06
Chandini Appachetty
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Il ne te restait plus beaucoup de temps. Déjà, parce qu'il ne t'en avait pas spécialement donné beaucoup mais aussi parce que tu avais dû faire avec et tes études, et ton nouvel emploi de câlineuse. Tu avais envie de rire, est-ce que c'était vraiment un métier ça ? Enfin, tu n'allais certainement pas craché dessus mais nous reviendrons plus tard sur cet emploi car pour le moment, c'est plutôt sur ton futur toit que tu devrais te concentrer. Et ça, c'était pas évident. Tu voulais quelque chose de pas trop cher et plus près de l'académie que cet appartement. Après, si on te demandait plus de détails, tu commencerais à divaguer sur le fait que tu aimes l'aspect traditionnel, qu'un balcon avec une bonne orientation, c'est-à-dire qui soit plein soleil et sans vis-à-vis serait vraiment parfait. Mais pour le moment, tu te contenterais surtout des 2 premiers points : prix et proximité. Et ça n'était posed gagné. Déjà, le studio que tu avais repéré dans le journal avait déjà trouvé son locataire et le propriétaire n'en avait plus de disponibles. Puis, tu te confrontas à divers refus. Parce que ton travail ne faisait pas sérieux ou qu'on pensait qu'il s'agissait simplement d'une jolie appellation pour le terme “prostituée”, les portes de différentes résidences se fermèrent à tour de rôle. Chez les particuliers, c'était pareil voire pire encore : certains prétextaient qu'ils avaient déjà trouvé quelqu'un alors que c'était complètement faux. Mais est-ce que tu devrais te laisser décourager par tout ça ? Certainement pas ! Alors on ne baisse surtout pas les bras, on ne commence pas à chouiner sur son sort et on continue !

Enfin, plus facile à dire qu'à faire.

Plus la date butoire arrivait et plus ça te paniquait. Tu n'en avais parlé à personne autour de toi mais il suffisait de te connaître un minimum pour s'apercevoir que quelque chose n'allait vraiment pas. Très peu concentrée, constamment stressée et fuyante, tu semblais filer du mauvais coton. Et pourtant ce matin, dans ta boîte mail, tu reçus une réponse qui semblait positive. Vous aviez échangé plusieurs fois dans la matinée. Des photos du studio, des informations sur ta situation personnelle et puis plus rien. Tu crus l'avoir fait fuir et eut réellement envie de pleurer quand cela fit 1 heure que tu n'avais plus eu de réponse malgré la réception de l'accusé de lecture. C'était une horreur, tout bonnement. Et puis à 13 heures, ton téléphone vibra de nouveau : si tu étais libre, tu pouvais venir visiter le studio à partir de 15h30. Tu avais eu envie de crier de joie, de sautiller de partout, de balancer des arc-en-ciel et des papillons du bout des doigts mais non, tu n'en fis rien. Tu te contentas de sourire bêtement à ton téléphone tout en mangeant. On pourrait presque croire que le gars, sur lequel tu craquais, venait de te filer un rencard. Mais non. Tu aurais le temps de préparer quelques petits trucs au club de cuisine du coup.

Est-ce que tu avais sérieusement fait plusieurs fournées de petits biscuits ? Oui. Il y avait des animaux et des fleurs, nature ou avec une pointe de chocolat au lait. Tu étais réellement de bonne humeur et ça faisait depuis tellement longtemps que tu n'étais plus revenue ici qu'il fallait bien que tu vérifies que tu n'aies pas trop perdu la main. En tous les cas, tu laissas chacun en prendre avant de faire de même. Tu les emballas dans un petit baluchon, piquas une part de moelleux au chocolat chez quelqu'un d’autre et te sauvas jusqu'à l'adresse indiquée. Ce n’était qu'à 30 minutes de bus, c'était vraiment pratique. Ça signifiait que lorsque le printemps et l’automne serait là, tu serais en mesure d’y aller à pieds, et même si en plein hiver il neigeait et que les bus ou que les bus ne circulaient pas.
Une fois sur place, tu prias très fort en toi que cette fois serait la bonne. Que tu n'aies pas une énième fois raté une après-midi cuisine pour rien. Pour le moment, ça semblait être ok car le propriétaire te faisait visiter. La pièce principale était plutôt spatieuse, la cuisine correcte tandis que le coin propreté et hygiène n'était pas si mal non plus. Il y avait forcément quelque chose qui n'allait pas. Il n'y avait aucune mauvaise odeur. L'eau chaude fonctionnait. L'électricité avait été refaite. C'était très étrange qu'un bien aussi mignon et spatieux soit bradé. Et le verdict tomba quand tu posas la question. Bien évidemment, il avait tourné autour du pot, avait changé de sujet pour te dire à quel point tu étais bien positionné par rapport au centre-ville et à l'école. Il t'avait fallu insisté pour que finement, un peu honteusement, il t'avoue que l'isolation n'avait pas été refaite et que les hivers étaient vraiment très froids. Pourtant, ça ne semblait pas t'atteindre ni entacher ta bonne humeur. Tu le remercias pour son honnêteté et confirmas qu'il te plaisait bien. Vous sembliez sur la même longueur d'ondes. Vous voyiez ensemble pour les formalités ainsi que le loyer, mais au moment où tu allais signer, il te posa une question :

« D’ailleurs, pourquoi vous n'avez pas choisi d'aller à l'internat ?
- Je… ce n'est pas réservé aux lycéens ?
- Au vu de la situation ils auraient pu faire une exception tout de même. »

L'internat. Tu n'y avais même pas pensé une seule seconde.
Et en même temps, tu t'étais habituée à cuisiner toi-même, et tu n'avais que très rarement partagé ta chambre. Les quelques fois où tu avais partagé ne serait-ce qu'un matelas, tu avais eu droit à des discussions toute la nuit, de la musique et même parfois des films. Et après, on s'étonnait que tu n'allais plus dormir chez eux. Du coup, tu étais bien contente d'être seule ici. Bien sûr, si tu parvenais à te faire des amis, tu pourrais toujours en inviter 1 ou 2 à venir. Tu te rends compte ? Tu pourras inviter des gens chez toi ! Une signature au bas de la feuille et tu pourrais emménager d'ici 3 jours. 3 jours… C'était le temps qu'il te restait avant d'être dehors… C'était juste mais tu ferais avec. Tu le remercias chaleureusement et lui offrit ton petit ballotin de biscuits avant de le quitter pour aller travailler.
Tu te sentais tellement mieux maintenant que tout ça semblait être derrière toi. Tu marchais, le cœur léger et la mine radieuse. En plus, il faisait beau sans faire très chaud. Une journée parfaite. Tu étais vraiment heureuse.


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Ven 29 Juin - 22:07
Chandini Appachetty
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Était-ce réellement possible d'aller au travail en étant heureux ? Si vous croisez la jeune indienne, vous verriez que oui. Bien entendu, elle y était un peu mal à l'aise, surtout quand il fallait serrer un de ces jeunes hommes encore plus timides entre ses fins bras ou quand il désirait poser sa tête sur une de ses épaules. Tu faisais vraiment de ton mieux en ce qui concernait la discussion. En règle générale, tu leur demandais simplement comment c'était passé leur journée et ensuite, tu avisais selon ce qu'ils te racontaient. Mais avant, tu devrais aller faire un tour au magasin pour acheter quelques plaids. Les dernières fois, tu en avais également pris un mais c'était surtout les rideaux. Ton petit box te plaisait bien avec ces murs bleus et aux reflets violets. Tu mettais les lumières tout en haut et derrière pour que ces jolis reflets apparaissent. Sur le matelas, un drap bleu sur lequel reposait un premier plaid blanc.
Pour cette fois encore, tu t'étais préparée un petit budget déco mais de toutes façons tu devrais faire ça très vite. Alors tu partis sans perdre de temps dans le rayon des plaids, et là une surprise t'y attendais : les nouveautés. Des plaids immenses et épais. Quand tu passas tes doigts dans les “poils” de l’un d’eux, c'était délicieusement doux. Tu ne pouvais, non. Tu ne devais PAS passer à côté de ça. Tant pis si c'est plus cher que prévu. Tu en pris 3 blancs et partis acheter des piles rechargeables ainsi que la prise secteur pour le faire, et une autre boîtes de lumières. Cette fois-ci, la note fut salée mais tant pis : il fallait voir ça comme un investissement.

Tu marchais en te dépêchant. Vite, vite ! Ne sois pas en retard. Tu escaladais les marches à toute vitesse et partis te changer alors que les autres filles présentes étaient déjà occupées. Les quelques boxs vides étaient dûs au fait qu'elles avaient été envoyées faire de la publicité pour ramener de la clientèle. Tu retirais les étiquettes des produits avant d'aller te mettre en place et tout arranger, tu devrais attendre patiemment. Pour cette fois, tu avais opté pour le bleu marine. Ton petit tablier blanc à volants et froufrous était correctement mis mais tu ne pouvais t’empêcher de te dire qu'il fallait que tu l’arranges. Tout comme ta coiffure. Ici, Kumo était coiffé soit d'un chignon haut, soit de deux nattes. Parfois, elle avait les cheveux détachés. Mais Kumo semblait plaire, ou plutôt sa timidité qui ne semblait pas la rendre si différente de ceux qui venaient. Malgré ça, elle devrait prendre soin de toujours satisfaire leurs requêtes. Parfois, quand une tête se posait contre ses cuisses et que l'on commençait à délier nos lèvres pour parler, Kumo  écartait doucement les cheveux de notre visage. Chandini, elle, ne se serait pas permis un tel geste si elle ne vous connaissait pas.

Dans ton box, tu y restas des heures. Ton chronomètre avait tourné de nombreuses fois, et l'encre avait plutôt bien coulé sur plusieurs papiers. Certains étaient plus jeunes que toi, ils étaient encore au lycée mais n'avait jamais eu la moindre relation autre que familiale avec une seule fille. Tu te devais de les rassurer sur ce point quand ils semblaient si désespérés. En quoi était-ce si grave de n'avoir jamais pu embrasser quelqu'un ? Ou lui tenir la main ? Même si pour le second point tu étais là pour y remédier. D'autres avaient ton âge, c'était des jeunes hommes. Peu de confiance en eux et/ou en la gente féminine, quelques uns affirmaient même qu'ils préféraient avoir une petite amie imaginaire qu'une réelle. Et quand, surprise, tu en demandais la raison, c'était toujours la même chose : les pouvoirs magiques et le physique. Alors pourquoi revenaient-ils ? Parce qu'au fond, ils savaient très bien qu'une petite amie avec des super pouvoirs, ça n'existait pas.

Quand tu en sortis, après t'être bien évidemment changé et recoiffé, il était un peu plus de 21 heures. Il faisait nuit mais les rues étaient très bien éclairées, l'air était frais mais ça ne te dérangeait pas. N'était-ce pas une invitation à la marche ? D'un pas plutôt tranquille, tu te dirigeais vers ce quartier que tu quitterais bientôt. Dans cet appartement presque vide où la relecture et les révisions t'attendaient à bras ouverts. Et, comme un coup du sort, en mettant la main dans ta poche, tu tombas sur une carte de visite. Au tout début, tu souris en pensant que c'était celle de ton emploi actuel mais quand tu la pris et la regardas, tu découvris que non. Un peu surprise, tu t’arrêtas pour mieux lire et découvrir qu'il s'agissait de la toute première qu'on t'avait donné et que tu avais vraisemblablement oublié.

Sakura Love,
1ère agence pour louer la compagnie “d’âme sœur”.
Ne restez plus seul.e !”

Et quand tu la retournas, le message était quasiment identique sauf que c'était pour recruter. Tant pis. Et même tant mieux ! Tu ne te voyais pas devoir jouer les petites-amies auprès de différentes personnes. Mais bon, peut-être que… il était vrai que ce serait un peu juste tous les mois niveau argent, surtout que là pour le tout début, tu allais en faire et en faisais des dépenses ! Ark, mais qu'est-ce qu'il t'arrivait Chandini ?! Tu n’allais jamais t'en sortir si tu continuais ainsi ! Quoi que en raison d'une sortie par week-end par mois, ça restait convenable non ? Bon, en tous les cas, il y avait leur coordonnées avec leurs horaires. Tu devrais faire vite car ils terminaient leur journée de travail à 22 heures. Alors tu commenças à écrire ton mail en même temps que tu marchais.


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