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L'abandon ou le rejet ? [Pv Asuka]

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Dim 17 Juin - 20:19
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L'abandon ou le rejet ?




Je n’oubliais pas facilement les visages. Peut-être était-ce un effort involontaire de ma part pour ne pas oublier les visages de mes victimes. Je n’en savais rien. Mais pour celui-là, c’était différent. Déjà, je ne l’avais pas tuée, ce qui n’était déjà pas mal. Au contraire, je lui avais sauvé la mise au moins deux fois en moins de vingt-quatre heures. Prouesse que je n’avais encore jamais réalisée, faisant plutôt le contraire à cause des ordres que l’on me donnait. Pourtant, cela avait été le cas et le résultat était qu’elle m’avait alors demandé si je voulais manger avec elle à l’extérieur. Bien entendu, ne voulant aucun lien durable, même si avec Haley c’était un peu râté, j’avais refusé de manière assez froide. Depuis, je ne l’avais que très peu revue, même au club de littérature. Cela aurait dû être une bonne chose, mais je ne parvenais pas à me défaire de ma culpabilité. C’était assez récurrent malheureusement…

En ce mardi après-midi, il faisait très beau. Assez beau pour que je décide de passer mon temps libre ailleurs que dans ma chambre ou au club de littérature. Je me mis donc à réfléchir à un endroit où me rendre alors que j’enfilais une tenue plus décontractée que mon uniforme scolaire, du moment qu’elle ne dévoile pas mes cicatrices. Les toits des bâtiments principaux ne me disaient rien puisqu’on pouvait m’y trouver plus ou moin facilement. Quant à la cours, les jardin ou même la ville, il y avait trop de monde ou de risques. La tranquillité que je recherchais alors serait réduite à néant. Malheureusement, je n’avais pas assez flâné pour avoir un autre lieu en tête. Je décidai donc de flâner un peu dans les alentours de l’académie pour me trouver un endroit sympathique.

Une bonne heure de marche sur le campus mena mes pas jusqu’à un bâtiment abandonné. Certainement d’anciens locaux pour les cours, ce qui n’était pas mal. L’endroit était calme. Personne ne venait par ici, sauf la nuit pour faire des tests de courage sans doute. Et on n’entendait pratiquement pas les cris venant de la cours. A mes yeux, c’était tout bénéfique. Sans parler que Haley ne me trouverait certainement pas là, profitant sans aucun doute de la piscine.
Décidant donc que c’était parfait, je montai les escaliers jusqu’au toit du bâtiment. Les lieux étaient délabrés, les murs taggués et on pouvait trouver encore tout le matériel qui n’avait pas été déménagé, comme si les lieux avaient été tout bonnement abandonné. Si cela ne ressemblait pas un peu à mon ancienne chambre au QG de la mafia, ou à ses prisons, sans doute aurais-je pu avoir la chair de poule. Mais il semblait que je sois immunisé contre ce genre de peur puisque je montai sans ressentir quoi que ce soit.

Arrivé à destination, je me mis à observer les alentours. La vue était assez belle, il fallait bien l’avouer. Et ce, malgré la ville qui devait masquer les étoiles par ses lumières la nuit. Enfin… comme nous étions en pleine journée encore, et qu’il faisait bien beau, je finis pas décider de m’allonger à même le sol pour profiter du ciel bleu parsemé de quelques nuages blancs. La tête reposant sur mes mains, je ne tardai pas à fermer les yeux en espérant pouvoir tout simplement profiter de ce moment où, enfin, je ne pensais presque plus.

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Lun 18 Juin - 8:07
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka n'avait pas du tout passé une bonne journée. Pour commencer, elle s'était réveillée à 6 heures du matin à cause d'un cauchemar, suivi du fait qu'elle n'arrivait pas à se rendormir. Ensuite, elle avait oublié deux devoirs, c'était la première fois depuis le début de l'année ! Les deux professeurs en questions l'avaient donc "engueulée" en lui disant qu'il fallait qu'elle devait faire attention, que même si c'était la première fois depuis le début de l'année, elle ne pouvait pas se permettre cela. Asuka s'était beaucoup excusée mais en réalité elle était surtout en colère. Elle n'avait pas fait exprès après tout. Mais c'était même pas fini. Vu qu'elle était en colère, elle n'arrivait même plus à se concentrer sur les autres cours. Elle s'est donc faite sermonnée partout ! Elle n'a même pas réussi à lire pour se détendre tellement elle n'était pas concentrée.

Après les cours, elle décida donc de se mettre en une autre tenue et d'aller au bâtiment abandonné de l'académie. Ce bâtiment était assez en sale état mais Asuka s'en fichait. Elle voulait juste s'énerver contre autre chose que ses professeurs, elle voulait taper dans quelque chose. En d'autres mots, se défouler. Ça faisait d'ailleurs longtemps qu'elle n'avait pas tapé dans quelque chose, ou même, qu'elle ne s'était pas énervée. Depuis sa dépression si on compte bien. Pour sa tenue, elle enfila un t-shirt noir sur lequel était noté "Death is a sad reality and life is a beautiful lie.", ce t-shirt aussi devant dater de sa dépression. Elle enfila un pantalon noir, simple, et des baskets noires. Elle prit une casquette noire aussi, elle n'avait pas envie d'être remarquée. Après s'être habillée comme elle le voulait, elle se dirigea vers le bâtiment. Elle entra dans le bâtiment et monta directement au dernier étage, celui avant le toit.

Les murs, tellement abîmés, étaient devenus assez fins. Ils étaient tous tagués, Asuka ne vit pas un mur sans tags. Mais, dans tous les cas, elle avait l'air d'être seule dans le bâtiment. Il restait quelques meubles, dont deux tables et environs une dizaine de chaises. Il y avait même, sûrement parce que d'autres gens aimaient se défouler ici, une batte de baseball. Asuka ne réfléchi pas deux fois et la prit. Sa casquette commençait à l'énerver. Elle l'enleva donc et la jeta par terre, sur le côté. Elle prit une chaise, pas du tout doucement, et la plaça au milieu de la salle. Elle vit, c'est le loto ici, une vingtaine de bouteilles, en verre, de bière derrière une chaise. Elle en prit une et la posa sur la chaise qu'elle avait placée au milieu de la salle. Elle respira un bon coup, se mit en position afin de "taper" avec la batte la bouteille. Elle prit un peu d'élan et frappa. La bouteille se brisa en pleins de morceaux et Asuka eut une impression d'être satisfaite. Elle continua de taper dans 6 bouteilles. Mais ses pensées devenaient de plus en plus sombres et tristes. Elle commença à penser à sa mère... À son père. Elle jeta la batte sur le côté et se dirigea vers la chaise et d'un coup de pied la fit tombée.

-Pourquoi fallait-il que tu tombes dans les bras de cet idiot ?! Je serai peut-être pas née, et alors ?!

Elle s'approcha d'une des tables et la fit tombée. Puis elle recula jusqu'à s'adosser contre un des nombreux murs tagués. Elle descendit jusqu'à s'assoir. Elle rapprocha ses genoux de sa poitrine et mit ses mains sur son visage. Elle commença à pleurer tellement elle en avait marre. Tout le bruit qu'elle avait fait, elle ne l'avait même pas entendu tellement elle était perdue dans ses pensées.
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Lun 18 Juin - 13:13
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L'abandon ou le rejet ?




Pendant un bon moment je pus profiter du calme environnant. Je pus même avoir droit à un concert agréable, ce ne pouvait être que bon pour moi. Tant et si bien que je pus même dormir un peu. Un sommeil peuplé de rêves du passé. Le temps étant agréable, je pus repenser à ma mère et ses petites leçons de vie, le fait qu’elle souhaitait que je me fasse des amis. Ce que je n’avais malheureusement pas pu faire, la vie en ayant décidé autrement. Heureusement, je ne pensai pas à ce qu’il s’était passé après sa mort, mes souvenirs restant sur son visage souriant. C’était tellement rare qu’il peuple mes rêves… Malheureusement, toute bonne chose ayant une fois, cet idylle fut brisé en mille morceau.

Me réveillant en sursaut, je me levai brusquement, perdu. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais là, en pleine journée ou autre. Puis, c’était quoi ce bruit de verre cassé qui avait brisé l’image de ma mère souriante ? En passant une main fébrile sur mon visage, je sentis que ce dernier était mouillé. Il me fallut bien quelques seconde pour comprendre que je pleurais et essauyer mon visage rapidement, comme si j’avais peur que quelqu’un le découvre. Pourtant j’étais seul à première vue.

Cling !!!


*Pas si seul que ça, finalement.* pensais-je en me levant.

Le bruit de bouteilles brisées venait apparemment de l’étage en-dessous, ce qui me donna une bonne indication de l’endroit où je devais diriger mes pas. Ce que je fis sans me presser, terminant de me réveiller doucement. Les mains dans les poches, je descendis les escaliers sans me presser, ayant le pressentiment que la personne à l’origine de tout ce boucan n’était pas prête de se calmer. Au contraire, plus le temps passait, plus les objets semblaient gros ou les coups violents. J’imaginais alors que ce devait être un garçon, surtout quand ce fut une table qui vola. Pourtant, en arrivant enfin dans la salle coupable de mon sommeil brisé, je me trouvai bien surpris.

Adossée contre le mur, assise sur le sol, je vis une tête non méconnue. Bien qu’elle cachait son visage, je ne passai pas à côté des soubresauts qui la secouaient, signe qu’elle pleurait sans aucun doute. Je n’aimais pas laisser une personne dans la détresse, même si cela signifiait m’attirer des ennuis. Et ce, même si j’avais la crainte que la personne en face s’attache à moi. Cela avait faillit être le cas avec elle. Pourtant, m’appuyant contre le bois abîmé de l’embrasure de la porte, je pris la parole sur un ton détaché en la regardant, sérieux.

- Je ne voudrais pas me trouver à la place de ces pauvres meubles. Qui aurait pu croire qu’un petit bout de femme comme toi était capable de tant de dégâts ?

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me réponde, et encore moins qu’elle me fasse part de ses problèmes. Cela ne me regardait pas. Tout comme mon passé n’avait rien à voir avec elle. Cependant, il me semblait être en mesure de l’écouter si elle voulait déballer ce qu’elle avait sur le coeur, voire lui conseiller de le faire. J’étais assez bien placé pour savoir que garder pour soi ses soucis, même anodins, pouvait se révéler être un lourd fardeau. Personnellement, je n’avais pas d’autres choix que faire avec. Mais elle ?

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Lun 18 Juin - 13:56
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka ne voyait plus le temps passer. Elle s'était assise, là, adossée contre le mur en pleurant. Elle ne savait pas combien de temps elle était en train de pleurer, et elle ne voulait pas savoir. Une voix masculine la sortie de ses pensées sombres et tristes. Elle reconnue la voix sans même relever la tête.

-Je ne voudrais pas me trouver à la place de ces pauvres meubles. Qui aurait pu croire qu’un petit bout de femme comme toi était capable de tant de dégâts ?

Elle se leva rapidement, essuya ses larmes et reprit sa casquette quasiment de la même manière dont elle l'avait jetée par terre. Elle remit sa casquette et se dirigea vers la porte. Sans regarder Ryuu bien entendu.

-Peut-être que dans une autre vie, je ne me serais pas acharnée sur eux. Une vie où mon père ne serait pas un connard.

Elle était encore énervée, elle avait donc un ton très froid. Elle s'adressait à Ryuu comme si il ne l'avait pas sauvée. Comme si elle ne le connaissait pas. Elle passa devant lui, les mains, ou les poings, dans les poches, et ne rajouta rien. Elle commença à descendre les marches rapidement et s'arrêta au 1ère étage. Elle alla à niveau dans une autre salle mais pas pour taper sur quelque chose. Juste parce qu'elle ne voulait pas s'enfermer dans sa chambre pour pleurer. Si il venait à se qu'une fille finisse par cohabiter elle ne pourrait plus pleurer en paix. La porte de la salle était bien abîmée. Asuka la ferma assez brutalement et s'installa dans un coin. Elle reprit la même position que tout à l'heure. Mais elle ne se mit pas à pleurer directement. Elle se posa d'abord des questions sur Ryuu. Pourquoi était-il là ? Sûrement pour être seul, lui aussi. Pourquoi était-il venu voir se qu'il se passait ? Imaginons que ce n'était pas Asuka, il se serait passé quoi ? Bref, elle avait la tête remplie de questions. Mais elles avaient toutes un rapport avec Ryuu. Au moment où elle arrêta de penser à Ryuu, elle se remit à penser à ses parents. Fin, en particulier à sa mère. Elle n'arrivait plus trop à se poser des questions dans sa tête, un peu trop remplie par les autres questions. C'était à voix basse qu'elle se les posait.

-Pourquoi tu as joué avec elle ? Elle n'avait rien demandé... C'était tes défis avec tes amis c'est ça ?! Comment je peux avoir un père aussi... Débile... Et comment as-tu pu être aussi naïve maman ? Ce n'était pas compliqué de savoir que c'était un connard...

Elle se lâcha complètement et disait tout se qu'elle avait sur le cœur. Comme si quelqu'un l'écoutait, comme si ses parents l'écoutait. Mais ils ne l'écoutaient pas. Et puis, ce qui est fait est fait. On ne pouvait pas retourné dans le passé. De toutes façons, sa mère n'avait pas retrouver de petit ami, depuis les nouvelles de sa tante. Puisque sa mère ne donne aucunes nouvelles, Asuka ne savait pas vraiment. Heureusement que sa tante était là.

-Pourquoi tu ne me donnes pas de nouvelles ? Qu'est-ce que je t'ai fait maman... ?

Les larmes coulaient dans un rythme assez régulier. Certaines, quasiment toutes, tombaient au sol. Parfois, Asuka passait une main rapide pour sécher un peu son visage. Mais ça ne servait à rien puisque 30 secondes plus tard, il était de nouveau mouillé.
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Lun 18 Juin - 17:18
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L'abandon ou le rejet ?




Les pleurs avaient cessés. Mais je voyais bien que mes paroles ne l’avaient pas consolée. En même temps, elles n’avaient pas vraiment ce but, puisque je ne voulais qu’attirer son attention en premier lieu. Je la laissai donc se lever, essuyer ses larmes et récupérer ses affaires en gardant le silence. Et, lorsqu’elle remit sa casquette, elle me fit part que, dans une autre vie, quand son père n’aurait pas été un connard, elle n’aurait pas fait de mal aux meubles. Puis, sans rien ajouter ou même me regarder, elle partie. Sincèrement, je comprenais assez bien ce qu’elle voulait dire. Mon père avait été un si gros connard également que je l’avais tué. Par la suite, la “famille” m’avait adopté pour faire de moi un tueur. Autant dire que question gros sur la patate j’étais rôdé. Simplement, elle préférait fuir que trouver une solution ou d’accepter le problème.

Faisant mine de descendre aussi, je suivis le son de ses pas jusqu’à ce qu’une des portes du premier étage claque. Je lui avais laissé assez d’avance pour qu’elle puisse croire qu’elle se trouvait seule. Je ne voulais pas la forcer à venir à moi, mais si je ne voulais pas la voir dans le même état que moi, il fallait que je fasse quelque chose. J’allais donc jusqu’à la porte derrière laquelle elle se trouvait et j’écoutai, une main silencieusement posée sur le bois froid de la porte.

Elle semblait parler à quelqu’un, mais je savais qu’il ne s’agissait pas de moi. En faisant le lien avec ses paroles précédentes, je sus assez facilement que son interlocuteur fictif était son père, avant de passer à sa mère. Elle était bien tourmentée juste par l’absence de son père. Cela me fit mal puisque je n’en avais même plus, personnellement, détruite avant même d’être construite. Voilà pourquoi je remontai tranquillement jusqu’au dernier étage du bâtiment. J’entrai ensuite dans une salle juste au-dessus de laquelle elle s’était enfermée et allai m’accouder à une des fenêtres. Avec un peu de chance, les vitres étaient en aussi mauvais état que les murs puisque je n’avais pas envie de chanter plus fort que de raison. Puis, empruntant une chanson d’un manga que j’avais eu la chance de pouvoir regarder pendant mes très jeunes années, je me mis à chanter ce que je pensais être de circonstance :


- Chaque fois que je lâche un soupir durant ces jours sans réponse,
Je me rends compte que j'ai déjà perdu de vue celui que je suis vraiment.
Même si je tends l'oreille, je n'entends pas ta voix,
Alors je la poursuis. Je continue de marcher aujourd'hui encore.

Avec le temps, ces sentiments non confiés sont devenus des chrysalides,
Ils vont bientôt déployer leurs ailes et s'envoler.

Je n'oublierai pas cette chose importante.
Ces sentiments parviendront-ils à toi ? Un jour, j'espère...
J'aimerais que ces petites choses que je peux faire
Puissent t'atteindre, même petit à petit.

Fatigué de marcher, je me suis arrêté à un carrefour.
Une fleur au parfum si nostalgique y poussait.
Pour ne pas être submergé par des pensées amères,
J'en ai mis quelques-unes dans mes poches et j'ai continué mon voyage.

J'ai fait d'innombrables détours, mais je vais bientôt arriver à destination,
L'endroit où le futur et le passé se rencontrent.

J'ai cherché et perdu plusieurs choses,
Et j'ai croisé plusieurs personnes dont j'ignore le nom.
Il y a sûrement beaucoup de choses que je n'ai pas encore comprises.
Où se trouve donc la lumière qui nous éclaire de ses réponses ?

Je n'oublierai pas cette chose importante.
Ces sentiments parviendront-ils à toi ? Un jour, j'espère...
J'aimerais que ces petites choses que je peux faire
Puissent t'atteindre, même petit à petit.

Il n'y a sûrement pas de souhait qui ne puisse être exaucé.
Mes sentiments te sont sûrement parvenus, avec force et fermeté.
Je vais faire ce que je peux faire maintenant,
Et ensuite, j'aimerais continuer encore un peu.


Lorsque j’eus terminé, je me mis à regarder au loin, guettant toute réaction autour de moi. Je doutais avoir un fort impact sur elle, mais au moins j’aurais tenté. Sincèrement, j’avais très envie de m’énerver, de la secouer, plus que de chanter une chanson qui ne voudrait peut-être rien dire pour elle. Peut-être même allait-elle me détester en fait… Mais, au moins, si elle commençait à me crier dessus, je pourrais alors lui montrer que sa vie n’était pas pourrie. Je ne savais pas trop comment encore, mais il ne manquait pas de mots, d’exemples et autres solutions pour ce problème. En tous les cas, il fallait sans doute qu’elle ouvre les yeux et voit que même si ses parents n’étaient pas ce qu’elle avait souhaité, elle avait toujours une belle vie. Elle n’était pas une meurtrière. Elle n’avait pas tué son père sous le coup de rage. Elle n’avait pas cru sa mère partie pendant des années avant d’apprendre sa mort. Elle ne vivait pas entourée de mafieu la torturant au moindre faux pas. Elle ne risquait pas sa vie…

*Ce n’est pas le moment…*


(c) Ryuu sur Hoshi no Mûsu
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Lun 18 Juin - 20:33
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka n'arrivait pas à se stopper. Elle n'arrivait pas à plus penser tristement... Sombrement. Mais elle arrivait tout de même à ne plus parler à haute voix. Elle entendu un chant venant d'en haut. Le sol était donc aussi fin que les murs. Asuka se leva essuya comme elle put ses larmes, qui continuaient quand même de couler. Elle ouvrit la porte taguée et monta à l'étage où elle avait entendu le chant. Elle se plaça à la porte en se faisant bien discrète. C'était Ryuu, il s'était placé à côté d'une fenêtre. Asuka l'observait dans l'ombre, les larmes qui coulaient sur son visage et les yeux rouges -à cause de la fatigue-. C'était lui qui chantais. On aurait dit qu'il s'adressait à quelqu'un en particulier. Presque comme si il s'adressait à Asuka. Cependant, elle connaissait la chanson. Fin, une partie. Elle avait lu le manga, et vu l'animé était plus jeune. Elle ne souvenait donc qu'une partie de la chanson. A certains moments elle chantait à voix basse les paroles qu'elle connaissait. Ça la calma un peu. A la fin de la chanson, elle vit Ryuu regarde par la fenêtre, au loin. Elle s'approcha doucement. Elle ne savait pas exactement pourquoi mais elle souhaitait se pardonner. Elle essuya les larmes qui continuaient de couler, mais moins que tout à l'heure.

-Ryuu... Je... Pardonne moi... Pour tout à l'heure... Je voulais pas que tu me vois comme ça...

Avec son bras droit, elle se tenait le bras gauche au niveau du coude. Comme n'importe quelle personne timide le ferait. Elle baissait aussi la tête. Elle n'osait pas réellement le regarder dans les yeux après ce qu'elle avait fait. Surtout qu'elle pleurait encore, elle avait du mal à s'arrêter. Parfois, elle passa sa main sur son visage pour essuyer les larmes, comme elle le faisait dans la salle en dessous. Elle avait peur qu'il lui en veuille. Mais d'un côté, pourquoi il lui en voudrait ? Elle n'a presque rien fait... A part balancer les meubles et casser des bouteilles de bière. Elle s'avança un peu plus de la fenêtre et regarda à travers.

Soudain un bruit fit sursauter Asuka. Ça venait du même étage. C'était comme si quelque chose tombait, mais pas pareil. Elle pensa d'abord qu'ils n'étaient plus seuls mais n'entendit pas de bruits de pas en plus. Elle se mit alors à croire que c'était un esprit. Elle croyait au paranormal oui. Elle en avait eu une mauvaise expérience aussi. Une fois elle s'était retrouvée seule chez elle. Elle avait entendu des bruits, mais elle était seule. Elle avait alors décidé d'aller se promener dans le jardin, dehors. Et son chien, parce qu'elle en avait un à cette époque, n'arrêtait pas d'aboyer sur quelque chose. Et lorsqu'elle avait voulu rentrer chez elle, elle allait posé la main sur la poignée afin d'ouvrir la porte mais la poignée s'était baissée toute seule et la porte allait s'ouvrir. Par peur elle était partie en courant avec son chien. Elle du attendre jusqu'à 18 heures pour rentrer chez elle. C'était l'heure à laquelle sa mère rentrait. Fin, à cette époque, avant qu'Asuka "déménage" à l'académie, puisque maintenant elle rentre vers 21 heures. Malheureusement.
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Mar 19 Juin - 17:29
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L'abandon ou le rejet ?




En regardant dehors, je pus légèrement me sentir concerné par la chanson que je chantais alors que je la destinais à la demoiselle. Je ne savais même pas comment j’avais fait pour me rappeler de toutes les paroles et, surtout, du rythme. A vrai dire, j’étais un piètre chanteur. Pourtant, c’était toujours mieux que m’énerver sur une personne extérieure à mes problèmes et qui ne savait tout simplement pas gérer les siens. Je ne savais pas trop comment gérer tout ça, en vérité. J’aidais quelqu’un alors que j’en avais gros sur la patate sans pouvoir en parler à qui que ce soit. Sans pouvoir me dire que tout s’arrangerait pour moi. Après tout, c’était impossible. Certainement pas avec ce que je me destinais.

Derrière moi, de petits pas s’approchaient lentement. Je n’avais pas besoin de me retourner pour reconnaître la personne qui était revenue. Sa timidité, sa présence et sa légèreté ne trompaient pas. Pas après l’avoir suivie et accompagnée pendant un moment en ville. Alors, je la laissai venir jusqu’à moi, et, quand elle se fut arrêtée, je me relevai et me tournai tout en gardant une main sur le rebord de la fenêtre. De cette façon, je pus voir qu’elle pleurait toujours, Elle tentait vainement de s’arrêter, de les essuyer, alors qu’elle me demandait pardon de m’avoir comme envoyé chier. Je comprenais assez bien qu’elle ne veuille pas que je la vois ainsi. Personne ne l’aurait voulu. Je lui répondis donc comme si je m’en moquais un peu :

- Vu le boucan que tu faisais alors que je dormais, il ne pouvait pas vraiment y avoir d’autres issue. Par contre, tout le monde n’aurait pas prit ta réaction comme moi.

Non… Malheureusement, un autre que moi aurait pu lui hurler dessus, l’insulter… bref, la malmener moralement, voire lui nuire d’une toute autre façon. Une autre personne ne lui aurait pas fait passé de message en chantant mais en lui disant ses quatre vérités comme ça me démangeait de le faire. Même là alors qu’elle s’approchait de la fenêtre sans me regarder plus que nécessaire. Mais, d’un autre côté, je ne voulais pas lui montrer que je l’avais épiée derrière la porte. Cela n’avait de toute façon pas été mon but réel. Ce que je souhaitais, c’était vérifier qu’elle ne fasse pas de bêtise, qu’elle n’était pas venue là avec des idées noires. Bon, il semblait que ce ne soit pas le cas, mais valait mieux en être sûr.

Pendant quelques instants, nous ne dîmes rien, même si les mots me brûlaient sérieusement les lèvres. C’est en la voyant sursauter à cause d’un bruit sans doute causé par le vent que je décidai de finalement passer le pas. Ne serait-ce pour lui détourner l’attention d’un possible peur dont je ne connaissais pas l’origine. Alors, doucement sans pour autant me montrer hyper amical, je lui dis :

- J’ai pu entendre que ta famille n’était pas super unie. Si ça peut te rassurer, c’est le cas pour d’autres, et ça ne les empêche pas de vivre leur vie en chérissant ce qu’ils ont.

Qu’avais-je à chérir ? Rien. C’était ça mon problème, même si je cherchais avant tout à  le protéger avant de le connaître. C’était… regrettable, mais je ne pouvais pas vraiment faire autrement dans ma situation. Qu’aurait-on fait à ma place ? Quel genre de de risque aurait-on prit ?

(c) Ryuu sur Hoshi no Mûsu
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Mer 20 Juin - 19:20
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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-Vu le boucan que tu faisais alors que je dormais, il ne pouvait pas vraiment y avoir d’autres issue. Par contre, tout le monde n’aurait pas prit ta réaction comme moi.

Ryuu avait raison. Asuka avait eu de la chance que ce soit lui. Elle n'eut pas réellement le temps de répondre. Quand elle sursauta, Ryuu se décida à continuer de parler.

-J’ai pu entendre que ta famille n’était pas super unie. Si ça peut te rassurer, c’est le cas pour d’autres, et ça ne les empêche pas de vivre leur vie en chérissant ce qu’ils ont.

-Et si ils n'ont rien à chérir ? Comme moi ? Si tu dis ça c'est que toi tu as aussi... Une famille compliquée ?

Elle ne savait pas si elle devait poser cette question. Mais qui ne tente rien n'a rien. Elle comptait bien en apprendre plus sur lui. Elle lui avait pas parlé depuis un moment, sûrement une semaine. Elle n'avait pas réellement eu le temps de le voir aussi. Entre les cours, les devoirs et les entraînements, le temps lui manque. Mais à présentant, elle était en face de lui et si elle avait des questions qu'elle pouvait poser, si elle y arrivait, elle devait le faire. Ses larmes coulaient encore et elle refaisait sans cesse son geste pour sécher son visage, et encore c'était un échec. Elle finit par arrêter d'essuyer ses larmes, ça ne servait plus à rien. Puis une question lui vient en tête. Elle ne voulait pas la poser maintenant mais savait qu'elle la poserait plus tard. Elle était trop déterminée, pour une fois, pour oublier ou ne pas poser la question. Elle n'arrêtait pas de poser la question dans sa tête, comme s'il pouvait répondre.

*Pourquoi a-t-il chanter en fait ? C'est... C'est pour me passer un message ou juste parce qu'il en avait besoin ?...

Elle se souvenait de la chanson qu'elle chantait beaucoup avec sa tante. Elles avaient toutes les deux des voix douces, mais Asuka ne trouvait pas sa voix belle pour chanter alors elle n'était pas allée dans le club de musique. Elle se rabaisse beaucoup oui. Les paroles de la chanson revenaient petit à petit dans sa tête. Elle commença, d'une voix très très faible à faire le rythme. Ça la calmait un peu, elle et ses larmes qui commençaient à être moins nombreuses face à ses jolis souvenirs très lointains. Elle ne savait même pas comment elle pouvait faire pour se souvenir de choses aussi lointaines, que ce soit les paroles de la chanson ou même les souvenirs. Dans sa tête elle chantait les premières paroles.

*We don't talk anymore. We don't talk anymore. We don't talk anymore, like we used to do.*
Elle se laissait presque bercer au son du souvenir de la voix de sa tante qui chantait. Mais elle restait tout de même éveillée. Ce serait bien idiot de s'endormir devant Ryuu. Surtout malpoli. Asuka détestait ce mot, et surtout l'être ou les gens malpolis. Elle continuait toute la chanson, à voix très basse, en entendant la réponse de Ryuu. Que ne devrait pas tarder. Mais elle n'oublia pas la question qu'elle avait en tête avant la chanson. Trop déterminée.
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Jeu 21 Juin - 22:12
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L'abandon ou le rejet ?




Elle ne se fâcha pas quand je lui dis que je savais qu’elle avait des problèmes dans sa famille. En fus-je réjoui ? Non, pas tant que ça en vérité. De toute façon, ce n’était pas comme si j’en aurais eu le temps puisqu’elle me demanda immédiatement par la suite si c’était aussi le cas pour ceux qui n’avaient rien à chérir. Puis, elle ajouta qu’elle pensait, par déduction, que si je disais ce genre de choses c’était que j’avais moi aussi une famille compliquée. J’eus alors l’impression qu’elle tentait de détourner la conversation d’elle-même.

Réfléchissant à la meilleure approche possible, et pour ne pas le lui montrer, je pris le temps de m’asseoir sur le rebord de la fenêtre avant de lui répondre. Allais-je être honnête avec elle ? Esquiver la question ? Ou bien… lui mentir ? Je n’aimais pas du tout la dernière option. Mais un peu plus que la première quand même. Je n’étais pas là pour me confesser et encore moins pour craquer. Bien sûr, il ne faisait aucun doute que je le ferais en parlant de moi malgré l’assurance que je devais montrer. Je ne l’avais pas. Pourtant, il fallait que je garde cette image par tous les moyens possibles.
Regardant à l’extérieur, je finis par prendre la parole sur un ton neutre, quoique légèrement pensif :

- Tu as différentes possibilités selon les personnes je dirais. Certains ne le supportent pas et s’autodétruisent. Mais bon, j’ai plus l’impression que tu souhaites continuer ta vie, même si tu sembles vouloir dire à ta mère qu’il aurait été mieux que tu n’aies pas existé. Alors, je te dirais de faire comme d’autres qui n’ont rien à chérir : avance. Ce n’est que comme ça que tu trouveras ta voie. Pas en t’enfermant au point de frapper des objets innocents, ni en allant vers la facilité.

Puis, en la regardant dans les yeux, je terminai comme si je me parlais à moi-même quand je me forçais à la même chose, tout en restant plus doux tout de même pour ne pas l’effrayer :

- Mais avance vers un but que tu te seras fixé. Un but à long terme c’est mieux, mais si pour le moment tu avances vers le diplôme, c’est déjà pas mal. Garde tout de même de la place pour la chose que tu chériras quand tu l’auras trouvé.

Puis, sans attendre de réponse de sa part, je me remis à contempler l’extérieur. Encore une fois, j’avais les mains dans les poches alors qu’une de mes jambes était également sur le rebord sur lequel je m’étais posé. Je n’avais pas de meilleur conseil pour elle, puisque c’était celui que je suivais moi-même depuis des années, la chose à chérir en moins. Et ce, même si je le désirais ardemment.

Dans le silence qui s’était installé un peu plus tôt, j’avais entendu Asuka menommer doucement une chanson. Je ne la connaissais pas. A vrai dire, mon registre de musiques était très limité, ce qui m’aidait peut-être à me rappeler des paroles de celles qui me restaient. Enfin… je n’en étais pas sûr non plus. Ce dont j’étais certain c’était qu’elle avait une très jolie voix. Mais je ne voulais pas lui demander de rechanter pour moi ou plus d’informations sur cette chanson. Cela aurait été prendre le risque qu’elle pense que je voulais sympathiser avec elle alors que, finalement, je souhaitais éviter de le faire. Alors, je gardai le silence en espérant qu’elle oublierait sa question concernant ma famille.

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Dim 24 Juin - 17:36
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka continuait de chantonner. Mais elle s'arrêta un peu avant que Ryuu ne s'assoit sur le rebord de la fenêtre. Il commença alors à parler, comme pour l'aider. Bien sûr, elle l'écoutait attentivement, elle ne pouvait pas se permettre de ne pas le faire, sachant aussi qu'il l'avait vue "frapper" des meubles. Une facette d'Asuka que personne, à par les personnes qu'elle fréquentait pendant sa dépression, n'avait vu jusque là, pas même sa mère.

-Tu as différentes possibilités selon les personnes je dirais. Certains ne le supportent pas et s’autodétruisent. Mais bon, j’ai plus l’impression que tu souhaites continuer ta vie, même si tu sembles vouloir dire à ta mère qu’il aurait été mieux que tu n’aies pas existé. Alors, je te dirais de faire comme d’autres qui n’ont rien à chérir : avance. Ce n’est que comme ça que tu trouveras ta voie. Pas en t’enfermant au point de frapper des objets innocents, ni en allant vers la facilité. Mais avance vers un but que tu te seras fixé. Un but à long terme c’est mieux, mais si pour le moment tu avances vers le diplôme, c’est déjà pas mal. Garde tout de même de la place pour la chose que tu chériras quand tu l’auras trouvé.

Il avait vraiment l'air de s'y connaître dans "ce milieu". Il avait bien sûr raison sur tout. Ce que n'étonnait pas du tout Asuka. Elle ne savait pas quoi répondre à ça. Mais elle n'oubliait pas sa question, comment l'oublier quand on la répète des milliards, voire plus, de fois dans sa tête. Elle baissa la tête, comme à son habitude, mais garda un ton assez fort afin que Ryuu l'entende, sinon se serait débile de parler.

-Je... J'ai une dernière question si... Si ça ne te dérange pas... Heum... Pourquoi as-tu chanté ?...

Elle avait marqué un temps d'hésitation avant de poser la question. Elle avait beaucoup trop peur de l'énerver à poser trop de questions. Elle releva la tête et regarda autour d'elle. Elle remarqua alors qu'elle était dans la même salle que tout à l'heure, quand elle avait tout casser. Elle s'approcha donc de la chaise, qui était à présent par terre, et la releva. Elle la prit et la reposa à son emplacement de départ. Elle alla chercher la batte de baseball et la cacha derrière les restes d'une petite armoire. Elle regarda les bouts de verre, des bouteilles de bière qu'elle avait cassé avec la batte, puis elle s'en approcha. Elle se baissa alors pour les placer correctement dans sa main, en faisant attention à pas se couper. Elle alla les poser à côté de la batte. Tout ce qui pouvait blesser était à présent cacher. Même si elle rangeait la salle comme elle pouvait, elle attendait tout de même la réponse de Ryuu. Elle s'approcha de la table, elle était à l'envers, Asuka n'y était pas allée à main molle quand elle l'avait fait tomber. Elle se baissa et mit ses mains en dessous de la table pour la prendre.C'était assez compliqué et Asuka ne risquait pas d'y arriver toute seule. Mais elle ne voulait pas demander d'aide, si Ryuu la prenait pour une fille faible qui ne savait même pas lever une table, elle risquait d'encore moins vouloir être amie avec des personnes. Elle essayait donc de lever la table, en vain. Elle avait quasiment oublié la question qu'elle avait posé à Ryuu tellement elle était concentrée à repositionner la table comme avant.

*Aller Asuka... C'est pas si compliqué...*
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Lun 25 Juin - 21:28
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L'abandon ou le rejet ?




Elle ne répondit pas à ce que je venais de lui conseiller. A vrai dire, elle fut tellement silencieuse que je ne pus même pas deviner à quoi elle pouvait bien penser. D’un autre côté, je n’étais pas vraiment sûr de vouloir le savoir. Peut-être étais-je trop craintif, mais j’avais peur de ce qu’elle pouvait penser. La colère parce qu’elle considérait que je ne connaissais pas ses émotions ? De la tristesse à cause du chemin de solitude, au moins en partie, que je lui évoquais ? En tous les cas, j’étais loin d’imaginer qu’elle puisse ressentir quelque chose de positif par rapport à cela. Je savais pourtant que c’était parce que je n’en avais aucun. Je le savais pourtant, je ne pouvais pas m’en empêcher. Alors, je continuai à regarder par la fenêtre sans attendre quoi que ce ce soit de la suite. A part peut-être qu’elle insiste à propos de sa curiosité concernant ma famille.

Je fus bien surpris lorsque je l’entendis reprendre la parole. Sa voix ne trahissait aucune émotion réellement négative, ne laissant essentiellement passer la timidité dont elle faisait toujours preuve en m’adressant la parole. Je pouvais même citer pire que cela : elle n’insistait d’aucune façon sur sa précédente question. C’était à ne plus rien y comprendre. Je ne comprenais pas du tout comment cette fille pouvait être si différente d’Haley alors qu’elle faisait preuve d’une curiosité aussi forte qu’elle. Etait-ce moi qui faisait une erreur de jugement ? Ou alors…

J’eus énormément de difficultés à donner une signification aux mots qu’elle prononça. Ainsi, lorsque le choc retomba, je dus beaucoup réfléchir pour enfin leur donner un sens voulant dire quelque chose. Je ne fus donc vraiment pas certain d’être sur la véracité de ses propos quand je me mis à comprendre qu’elle m’avait demandé pourquoi j’avais chanté. Tant et si bien que je croisai les bras sur mon torse et levai le nez en direction du plafond en fermant les yeux, faisant mine de réfléchir. Enfin, ce n’était pas totalement faux non plus. Je voulais simplement éviter de la faire répéter et de répondre à côté. Qui eut cru que j’étais aussi tête en l’air ?

Finalement, je fini par rouvrir les yeux en tentant de suivre mon instinct :

- Je ne sais pas trop à vrai dire… En t’entendant parler à tes parents comme s’ils étaient là, tout comme le fait de te voir aussi triste, je me suis mis à penser à cette chanson. Je l’ai trouvée assez parlante, surtout vu la situation, donc j’ai chanté. J’dois être un bien piètre chanteur…

Avais-je l’intention de dire ainsi la vérité, même légèrement détournée ? Non, pas vraiment. Seulement, mentir totalement à ce sujet n’était ni dans mes cordes, ni un choix judicieux dans le sens où je voulais éviter qu’elle me déteste totalement. Pourquoi ? Je n’en savais rien moi-même alors je ne me cassai pas trop la tête à ce propos. L’effort n’en valait clairement pas la chandelle. Je me remis donc simplement à regarder l’extérieur tout en gardant les bras croisés. A quoi je pensais ? Que j’étais con d’être aussi sérieux au sujet d’aider les autres. Je m’en voulais énormément pour les vies que j’avais prises, mais devais-je pour autant prendre des risques inconsidérés ? Non. Bien sûr que non !

Autour de moi, tout bougeait. Je l’entendais autant que je le ressentais par le changement d’atmosphère. Je ne savais pas trop quoi en penser alors que je me forçais à ne pas regarder. Dans le cas contraire, il était certain que j’irais l’aider au moindre problème. D’ailleurs, le bruit cessa, laissant place à des efforts certains non loin de moi. Je soupirai donc, désespéré par moi-même, et lui demandai sans montrer le possible intérêt que je pouvais avoir dans ce qu'elle faisait en ne bougeant pas d’un yota :

- T’as besoin d’aide pour quelque chose ?

Je ne m’attendais clairement pas à ce qu’elle me réponde. La fierté était vraiment quelque chose que j’avais du mal à voir hors de l’esprit humain. Allez savoir pourquoi...

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Mar 26 Juin - 17:39
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka essayait toujours de lever la table quand Ryuu répondit. Il donna des explications à Asuka comme quoi il trouvait que cette chanson "s'adaptait" un peu à la situation: le fait qu'Asuka était triste, et qu'elle parlait comme si ses parents pouvaient l'entendre. En vérité c'était juste parce qu'elle n'avait pas le courage de reprendre contacte avec sa mère. De toutes façons, qu'est-ce qu'elle pourrait lui dire ? Sa mère n'écoutait pas ce qu'elle disait... Ça n'a pas dû changer. Fallait-il aussi qu'elle ait son numéro de téléphone... Asuka secoua la tête pour sortir toutes ses pensées. Elle passa de nouveau la main pour essuyer ses dernières larmes. Elle continua d'essayer de lever la table. Encore en vain, du moins, jusqu'à ce que Ryuu lui demande si elle avait besoin d'aide. Elle leva le regard vers lui, elle ne savait pas si elle devait mettre sa fierté de côté ou pas. Elle ne réussi pas à dire non, même si elle ne savait pas pourquoi elle n'y arrivait pas.

-Heu... Oui... Je veux bien un peu d'aide pour lever la table...

Ryuu se releva, vu qu'il était assis sur le rebord de la fenêtre, et s'approcha de la table, il était donc pas très loin d'Asuka. Oubliant complètement la table, elle détendit un peu ses muscles mais malheureusement la table retomba du peu qu'elle était levée. Asuka eut juste le temps d'enlever ses doigts mais, vu qu'elle était accroupie, tomba. Bien maladroite, tout comme l'est sa mère. Elle poussa, d'une toute petite voix comme un chuchotement, un "aïe" puis elle soupira. Elle regarda ses mains, comme si elle cherchait une égratignure ou une blessure quelconque. Elle finit par les taper entre elles, comme si elle applaudissait, les frotter et les essuyer sur son pantalon. Elle s'en fichait si il était sale, elle en avait pleins d'autres exactement pareils et elle peut très bien laver son pantalon. Elle finit par dire, comme si elle était seule.

-Pff... Je suis vraiment beaucoup trop maladroite...

Le pire n'était pas qu'elle était tombée à cause d'une simple table, mais surtout qu'elle n'arrivait jamais, ou qu'elle ne savait pas, à se relever seule. Elle pouvait essayer toutes les techniques elle n'y arrivait pas. Sûrement à cause du fait qu'elle n'ait aucun équilibre, que ses épaules étaient trop fragiles pour se relever grâce aux pieds de la table et qu'elle avait récemment su que ses genoux étaient un peu déplacés, donc elle ne pouvait pas se lever seule. Et ça lui posait un petit peu quelques soucis.

-J'ai vraiment mal été faite... Mes épaules... Mes genoux... Ma maladresse et mon équilire...

Elle baissa rapidement le regard, elle se sentait tellement idiote, débile... Elle se mit soudain à avoir peur, peur que Ryuu se moque d'elle, même s'il l'avait aidée jusque là, comme le ferait d'autres personnes, comme le ferait un peu tout le monde. Les larmes lui montèrent aux yeux assez rapidement mais elle se convaincue intérieurement de ne pas pleure, pas encore.

*Arrête de vouloir pleurer tout le temps... Les autres pensent sûrement que tu es faible !*

Elle repassa la main sur son visage et continue de se répéter qu'elle devait arrêter de pleurer. Elle finit même par le répéter à voix basse. Elle se fichait de savoir si Ryuu l'entendait, si il pouvait l'entendre, son but étant simplement d'arrêter de pleurer, ou de vouloir pleurer. Elle ne s'était toujours pas relevée. Elle avait plutôt rapproché ses genoux de sa poitrine et serré les poings. Elle ne savait même pas si Ryuu avait finit par lever la table. Trop occupée à se critiquer -négativement- intérieurement ou se dire d'arrêter de pleurer.
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Mar 26 Juin - 21:31
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L'abandon ou le rejet ?




Qu’aurais-je fait si elle avait gardé le silence ? Certainement aurais-je attendu que le temps passe. Peut-être même serais-je remonté pour regarder à nouveau le ciel clair. C’était là quelques possibilités qui m’auraient plu de suivre. Mais voilà, rien ne se déroulait comme je l’avais pensé. La première raison était que, contrairement à ce que je m’étais attendu, elle me répondit qu’elle voulait de l’aide pour… Hein ?! Pour relever un table ? Les tables de cours étaient plutôt légères pour que tout le monde puisse les déplacer lors des changements de place que nous faisions régulièrement afin de pouvoir mieux nous connaître. En plus, elles étaient à place unique. Sans parler que, sur le coup de la colère, elle l’avait elle-même renversée. Je ne sus vraiment s’il s’agissait d’une comédie pour m’attirer vers elle ou d’une vérité que je ne parvenais pas à concevoir. Alors, je tournai la tête vers elle avec un air indéchiffrable peint sur le visage malgré ma surprise et mon incompréhension. Mais je ne bougeai pas pour l’aider, la regardant seulement tenter de la relever seule sans comprendre ses intentions. Si c’était de la comédie, c’était bien fait.

Puis, tout d’un coup, elle tomba en lâchant tout. Sur les fesses, elle resta sans bouger quelques secondes avant de paraître désespérée. Ses paroles me firent penser que ce n’était pas la première fois, mais je ne comprenais toujours pas ce qu’elle tentait de faire. Alors, je ne fis rien à part la regarder rester ainsi, comme si les choses allaient changer comme par magie. Rien ne changeait quand on n’y mettait pas un peu du sien. Par exemple, si je n’avais rien fait alors je ne serais pas à l’académie actuellement, mais dans une maison aussi vide que ma boîte à pensées positives attendant une nouvelle mission. Mais je ne voulais pas de cette vie. Je ne voulais pas être le jouet de Mao et encore moins croire que ce qu’il faisait êtait pour mon bien. Rien de ce qu’il m’avait fait n’était “bien”. Au contraire, cela m’avait rendu plus malade qu’autre chose… Alors, comment pouvait-on rester ainsi alors qu’on venait de tomber ? Elle ne semblait pas blessée, je ne sentais pas l’odeur du sang et je ne voyais aucune raison qui aurait pu la choquer au point de rester ainsi. Non, franchement, j’étais un peu perdu.

Finalement, elle parla à nouveau. Je n’avais pas eu à attendre très longtemps mais le silence environnant m’avait donné l’impression que ce fut une éternité. Surtout pour se plaindre, encore une fois. S’appitoyer sur son sort ou sur soi-même n’aiderait en rien. Certainement qu’on aurait pu me dire la même chose, mais les situations qui nous faisait avoir ces réactions étaient radicalement différentes. Néanmoins, je compris qu’elle avait sans doute quelques soucis physiques ne lui permettant pas de se lever. Mais, alors, pourquoi ne pas me demander de l’aide ? Sérieusement, ce comportement commençait à m’énerver un peu. Etait-ce trop pour elle ? Si personne ne venait d’elle-même alors elle resterait là, sans bouger ? C’était n’importe quoi ! Alors, les sourcils froncés à cause de la frustration qui montait, je me levai et allai m’accroupir devant elle. Pour éviter de me faire surprendre par une possible comédie de sa part, je laissai tout de même une distance de sécurité d’un ou deux mètres entre elle et moi. Puis, froid, je lui demandai :

- Il y a quelque chose qui me turlupine : j’peux savoir c’que tu comptais faire avec cette foutue table ? Puis, qu’est-ce qu’tu fiches à rester à terre sans bouger ? Sérieusement, personne ne viendra à ton secours si tu ne demandes pas de l’aide et rien ne changera sans un effort venant de toi ! Si quelque chose ne va pas, cherche une solution au lieu de rester sans rien faire. Tu peux pleurer, mais ça t’empêche pas de réfléchir non plus.

Etais-je fâché ? Un peu même si je ne voulais pas me l’avouer. Après tout, elle avait le pouvoir de changer les choses et améliorer sa vie mais n’en faisait absolument rien. Tout le contraire de moi… Cela m’énervait vraiment de la voir ainsi, pleurant sans même tenter de se mettre sur ses genoux, s’aider simplement du pied de cette table renversée sur le sol ou demander de l’aide alors que j’étais juste à côté. Je ne savais, certes, pas ce qu’elle avait vécu, pourquoi elle restait sans bouger ou autres, mais je ne pouvais pas m’empêcher de faire cette comparaison.

(c) Ryuu sur Hoshi no Mûsu
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Mer 27 Juin - 17:59
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka releva la tête et elle aperçu Ryuu qui était à quelques mètres d'elle, accroupi. Il l'a regardait et commença à parler. Il avait un ton énervé et ses paroles n'arrangeait pas son ton. Asuka l'écoutait bien et son regard changea. Elle montra encore moins d'émotions. Il voulait savoir ce qu'elle voulait faire avec sa table, ce qu'elle faisait là sans bouger, qu'il fallait qu'elle demande de l'aide et que rien de changerait si elle ne faisait pas d'effort. Pour lui fallait trouver une solution, croyait-il qu'elle ne faisait qu'attendre ? Elle respira un coup et répondit en prenant son ton habituel -c'est-à-dire froid-.

-Ce que j'essaie de faire avec cette table ? La remettre correctement. Ranger la salle que j'ai foutu en bordel. Ce que je fiche par terre sans bouger ? Je peux pas me lever, si je force trop sur mes genoux ou même mes épaules je risque de les abîmés plus qu'ils le sont. Tu crois que je fais aucun effort ? C'est mal me connaître et si je ne demande pas d'aide c'est parce qu'on me prend toujours pour une faible dans ces cas là. Les solutions je les ai cherchées pendant plus de 5 ans. C'est fini, il n'y en a pas. Si tu veux tu peux partir et me laisser. Rien ne t'en empêches.

Asuka ne rajouta rien. Il était en colère et elle avait répondu à toute ces questions. La seule chose qu'elle pouvait faire c'est, grâce au peu de force qu'elle avait dans les bras et jambes, "ramper" jusqu'à un mur pour s'adosser à celui-ci. C'est ce qu'elle fit, laissant la table comme elle était, le mur le plus proche était, tagué bien sûr mais, celui de la longueur. Il n'était pas très loin de l'armoire, où étaient cachés la batte et les bouts de verre des bouteilles de bière qu'Asuka avait cassé quelque temps plus tôt.

Elle avait placé ses jambes comme si elle allait se mettre à genoux mais un peu plus sur le côté. Et ses bras, en particulier ses mains, étaient posés sur le sol sale et rempli de poussière. Elle avait fermé les yeux en essayant de visualiser le futur. Si elle restait là la nuit, ce qui ne la dérangeait pas du tout, elle ne verrait rien et se contenterait de son touché, son odorat et son ouïe. Mais peut-être que grâce aux escaliers un peu endommagés elle pourrait se lever. En revanche, si elle réussissait à se lever avant elle irait sûrement lire un chapitre, faire ses devoirs -sans en oublier comme ce matin- et s'entraîner pour sa rapidité, ou la respiration.

Elle rouvrit les yeux mais regardait le sol en essayant de savoir si elle aurait plus lever la table toute seule ou si elle voulait que Ryuu l'aide. Elle n'était même pas sûre de ça. Dans tout les cas, il était énervé. Asuka ne comprenait pas pour quoi il réagissait comme ça. Elle savait qu'elle pouvait énerver les gens quelques fois mais elle ne pensait pas qu'en voulait seulement soulever une table et tomber elle pouvait énerver quelqu'un. Elle ne referait sûrement pas l'erreur au moins. Elle dirigea son regard vers la table qui n'avait pas bougée d'un pouce. Elle soupira.

*Je n'ai vraiment pas de force... C'est... Affolant.*
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Jeu 28 Juin - 14:01
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L'abandon ou le rejet ?




Plus je parlais, plus elle semblait se fermer. Pourtant, je ne montrais pas tant que cela ma colère. Elle n’éclatait pas et cela me faisait même mal. Mais il fallait qu’elle comprenne qu’elle était dans l’erreur. Elle pouvait changer son enfer ! Elle pouvait rendre sa vie intéressante. Mais, pour cela, il fallait qu’elle y réfléchisse un peu plus. Peut-être même autrement. Ce n’était pas impossible. Pas comme pour moi… Pourtant, elle ne devait pas voir les choses de la même façon elle me montra un mur plus gros que je l’en aurais cru capable.

Incohérente, elle me parlait de ranger une salle dans un bâtiment abandonné en remettant les meubles en place. Cela eut donc le don de me déstabiliser jusqu’à ce qu’elle enchaîne sur le reste : la résolution des problèmes. Ok, qu’elle ait des soucis pour se lever seule je pouvais comprendre, mais alors pourquoi ne pas me demander de l’aide au lieu de rester comme une conne ? Puis, en quoi cinq ans de recherches solitaires étaient suffisantes ? C’était totalement n’importe quoi, ce qui me mit véritablement en colère, ce que je ne cherchais même pas à cacher. J’étais presque aussi en colère que le jour où j’avais appris la mort de ma mère, ce qui n’était vraiment pas bon signe.

La laissant se déplacer vers un mur pour tenter de se relever, je tentai de modérer un peu mes paroles et gestes pour éviter la violence inutile. Ayant baigné dedans depuis toujours, je ne parvenais à pas toujours à m’y prendre autrement sans y réfléchir avant. Et, lorsqu’elle ne bougea plus contre son mur, je la pris par le bras et la regardai droit dans les yeux en lui répondant enfin très froidement pour m’éviter de crier tant j’avais la rage :

- Tu veux faire le ménage dans un bâtiment abandonné ? Sérieusement, ma pauvre, va falloir que tu cherches une autre excuse pour chercher la pitié de quelqu’un. Personne ne se soucie de cet endroit. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, rien dans ce bâtiment ne ressemble aux salles de cours qu’elle avaient pu être alors une table renversée supplémentaire ne fais pas grande différence. Alors, non, je ne t’aiderais pas à la relever juste pour ton désir de ranger cette putain de pièce qui n’en vaut même pas la peine !

Surtout que ces tables étaient très légères, spécialement faites pour qu’on puisse les soulever seules. Pour moi, elle avait simplement dû s’y prendre comme un pied sans même prendre le temps de réfléchir deux petites minutes. Je continuai donc en entamant mes commentaires sur ce qui avait suivi dans ses propos :

- Quant à tes problèmes physiques, je ne suis pas devin ! Personne ne l’est !! Alors tu auras beau avoir peur de demander de l’aide parce qu’on pourrait se moquer de toi, rester assise là sans bouger ne t’aidera jamais. Sans compter que tu viens de me prouver que tu sais trouver des solutions par toi-même. Et, en parlant de solutions…

Ma prise sur son bras se raffermit encore un peu plus alors que la colère montait dans mon coeur. Sur cela, je trouvais qu’elle abusait et je n’allais certainement pas me privé de lui faire part de mon opinion à ce sujet :

- Tu penses vraiment que cinq ans c’est long ? Tu crois vraiment être malheureuse ? Tu crois m’avoir montré un putain d’effort de toutes nos rencontres ? Je vais te dire moi, ce que j’ai vu : une petite fille s’appitoyant lamentablement sur son sort seulement parce que son papa a abandonné sa petite maman et que cette dernière a été naïve. Tu ne voulais pas naître. Oh ma pauvre ! Au moins tu as une mère bordel de merde !! Une mère qui peut encore t’aimer !! Tu peux te faire des amis !! Tu peux étudier et te construire un futur !! Ce n’est pas assez pour toi ?! Ben, désolé, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Estimes-toi au moins heureuse d’avoir une partie d’une vie parfaite et d’avoir la possibilité de l’améliorer petit à petit.

Sur ce, sans lui laisser le temps de me répondre, je la plantai là. En passant, je shootai dans la table toujours renversée qui alla se briser contre le mur opposé à la demoiselle. Une douleur me traversa la jambe, mais je n’en tins pas compte. J’avais le coeur bien trop en sang pour penser que j’allais avoir un putain de bleu ou que mon tibia avait peut-être un mini-fracture ou autres. Je n’en avais rien à faire. Sur le coup, je pensai seulement à m’éloigner d’Asuka pour lui montrer que le monde n’était pas comme elle le souhaitait si elle n’y mettait pas un peu du sien. Ainsi, je retournai sur le toit et allait me cacher juste au-dessus de la cage d’escalier qui menait là. Je me détestais. Véritablement. Mais je haïssais cette fille et son comportement qui ne montrait absolument aucune volonté de sa part. Non. Elle attendait que les choses se passent juste parce que le monde ne tournait pas comme elle le voulait. La voir ainsi me mettait hors de moi !

(c) Ryuu sur Hoshi no Mûsu
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Jeu 28 Juin - 17:26
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Lorsque Ryuu sortit de la salle après avoir fait un long discours à Asuka qui répondait aux réponses d'Asuka, celle-ci se dépêcha d'aller contre un mur pour se relever. Ça lui fit terriblement mal aux jambes car elle forçait un peu trop dessus même si elle s'appuyait sur le mur. En y réfléchissant un peu plus, elle souhaitait sûrement ranger la salle pour oublier ce qu'elle avait fait, faire comme si elle n'était pas passée. Elle prit rapidement la batte et suivit, grâce aux sons des pas, Ryuu qui se dirigeait vers le toit. Elle attendit qu'il s'installe quelque part avant de faire ce qu'elle souhaitait faire. Il finit par monter au dessus de la cage d'escalier. Asuka respira profondément avant de l'interpeller avec un ton aussi froid que la glace d’Arctique.

-Hé, Ryuu. Tiens, si tu veux te défouler comme je l'ai fait tout à l'heure.

Elle "jeta" la batte au dessus de la cage d'escalier, pas loin de Ryuu. Sans attendre de réponse, elle mit les mains dans ses poches et fit demi-tour. Elle descendit les escaliers rapidement et alla jusqu'à sa chambre. Elle fit quelques devoirs et rangea un peu son bureau. Elle finit par se changer, elle enfila son maillot de bain -d'une seule pièce- et mit son uniforme par dessus. Il était temps d'aller s'entraîner. Elle regarde rapidement l'heure, il était 19h30 bientôt. Elle prit son sac de sport bleu marine et y rangea sa serviette, pour après l'entraînement, sa brosse à cheveux et des habits de rechange, au cas où les habits qu'elle porte seraient mouillés. Elle mit ses chaussures et sortit de sa chambre. Elle passa par la cour, et c'est à ce moment qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié son gilet et que le ciel commençait à se couvrir. Elle n'y pensa pas plus longtemps et alla à la piscine. Elle s’entraîna pendant une petite heure. Une fois sortie de l'eau, elle alla se sécher et se rhabiller. Elle passa rapidement la brosse dans ses cheveux noirs mouillés. Elle rangea tout ce qu'il fallait dans son sac et repartit. Comme le ciel l'avait annoncé 1 heure auparavant, il pleuvait. Elle se dépêcha donc de rentrer dans le bâtiment afin de ne pas trop être trempée. Elle passa sa soirée à essayer de faire ses devoirs. A peine elle faisait un exercice qu'elle commençait à repenser à la journée. Peut-être qu'elle n'aurait pas du lui répondre... Elle n'en savait rien, mais ce qui était fait était fait. On ne pouvait pas revenir dans le passé. Et si on le pouvait, elle aurait sûrement dit à sa mère de ne pas tomber dans le piège avant qu'elle tombe amoureuse de cet idiot. Mais bon. Elle finit par réussir à faire tous les devoirs. Elle partit dormir sans même avoir manger. Elle n'avait pas faim. Mais finalement ça ne servit à rien puisqu'elle fit une nuit banche.

Pendant toute la nuit, elle regardait l'heure pour savoir quand elle se levait. L'heure finit par arriver. Asuka se leva, elle prépara son sac -ce qu'elle avait oublié de faire la veille- et s'habilla. Elle alla prendre son petit déjeuner et les cours commencèrent. Tout ce passait bien mieux que la veille et les profs reprirent leurs habitudes avec elle. Comme s'il ne s'était rien passé la veille. Après les cours, elle alla directement au club de littérature, ou la bibliothèque. Elle s'installa seule dans un coin et continua de lire son livre. Mais elle ne le lisait pas vraiment. Elle repensait surtout à ce qu'il s'était passé hier, dans le bâtiment abandonné. Elle devait avoir une tête de perdue, mais personne ne devait prêter attention à Asuka. C'est ce qu'elle se disait.
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Jeu 28 Juin - 21:23
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L'abandon ou le rejet ?




J’espérais être enfin tranquille, qu’elle allait s’en aller, comprendre que, sur ce coup-là elle était vraiment seule. Qu’elle devait trouver une solution puisque je ne l’aiderais pas, cette fois. Si elle pensait que j’étais son prince charmant en armure, il allait falloir qu’elle redescende sur terre assez rapidement !
Ma colère ne se calmait pas. Clairement, je n’allais certainement pas rentrer de la nuit à l’internat tant je savais être dangereux comme ça. Très dangereux. Même sans le vouloir, malheureusement. Fulminer ne m’aidait pas et je ne savais pas trop quoi faire pour me passer les nerfs. Les meubles ne m’avaient rien fait et cette pauvre table était désormais inutilisable. Dire que j’avais fait exactement comme elle… Mais je savais parfaitement valoir mille fois moins qu’elle. C’était d’ailleurs pour éviter qu’elle devienne comme moi que j’avais essayé de la bouger un peu. Être un moins que rien n’apportait rien. Absolument rien.

Alors que j’étais allongé sur le dos, regardant le ciel s’assombrir, j’entendis des pas s’approcher en-dessous de moi. Comme quoi, elle avait bien fini par trouver un moyen de se relever seule. Allait-elle s’excuser ? Tenter de se trouver des excuses ? M’insulter ? Non, rien de tout cela. Elle me lança la batte de baseball qu’elle avait utilisé plus tôt en me disant que je pouvais l’utiliser pour me défouler. Malheureusement, ma tête était plus proche de la porte qu’elle avait dû le penser puisque l’objet volant totalement identifié (OVTI) atterrit sur mon oeil droit. Ma réaction de douleur ne se fit pas attendre tandis qu’elle s’en allait déjà :

- Putain ! Salope ! On jette pas des trucs comme ça bordel !!!!

L’insulter n’arrangerait rien, mais je n’avais pas réfléchis. Non… J’avais réagit au quart de tour sous le coup de la douleur et la colère. C’était rare, mais pas impossible. Je me repris néanmoins rapidement, regrettant immédiatement mes paroles, ou, plus exactement, mes insultes. Je me mordis donc la lèvre en retirant mon bandeau médical. Je ne voyais de toute façon rien à cet oeil-là, donc la batte ne m’avait pas enlevé grand-chose de plus que quelques neurones. Grimaçant, je regardai quelques secondes le morceau de tissu avant de lever le nez vers le ciel, toujours assis, une jambe ramenée jusqu’à mon torse.

*Décidément… Mon oeil droit doit avoir un mauvais karma, sans doute le résultat de toutes mes mauvaises actions…*

Puis, rebaissant la tête, je me mis à me morfondre, seul, alors que le temps se dégradait. Je ne voulais pas rentrer, ou croiser d’autres personnes. On m’avait déjà fortement tapé sur le système comme ça. Puis, au niveau de la scolarité, ce n’était pas comme si cela allait changer ma vie d’avoir un diplôme ou non. J’étais né pour être le tueur que j’étais actuellement et rien ne pourrait changer ce fait. Rien ne pourrait enlever le sang que j’avais sur les mains. Pas même la pluie qui commença à tomber, m’obligeant à quitter mon toit pour aller m’abriter. Non. Rien ne pourrait m’aider, mis à part ma mort.

~~~~~~~~~~~

Finalement, je m’endormis dans le bâtiment abandonné alors que je prévoyais rentrer une fois que je me serais calmer. Certainement devais-je être très fatigué pour m’endormir d’un coup, assis sur le rebord de la fenêtre. Mais, au pire, cela me permit de reprendre plus ou moins ma journée sur de “bonnes bases”. J’étais plus calme et je ne pensais presque plus à Asuka lorsque je décidai qu’il était temps pour moi de rentrer.

Dans la chambre, j’entrepris de me changer : mes vêtements étaient encore humide à cause de la pluie qui était tombée alors que j’étais encore dehors. J’enfilai donc un autre pantalon de l’uniforme scolaire, un tee-shirt noir et une chemise par-dessus que je laissai ouverte. Je remis ensuite mon bandeau sur mon oeil, ce qui était surtout destiné à cacher ma cicatrice à la “scar le lion”. Puis, cela fait, je pris le livre que j’avais emprunté quelques temps plus tôt et enfin terminé avant d’aller à la bibliothèque pour faire acte de présence au club de littérature. Je n’étais pas allé en cours, mais qu’y aurais-je fait ? Rien.

En arrivant, je ne fis pas attention aux personnes présentes, comme à mon habitude. J’allais donc m’installer à une table libre, tout au fond de la pièce, entre plusieurs étagères, en ayant pris au passage un livre. Là, je m’installai et me mis à lire sans vraiment faire attention au contenu que je découvrais. Je voulais juste m’éviter de penser. A ce moment-là plus que d’habitude.

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Ven 29 Juin - 11:55
Asuka Mastui
M • Lycée - 3ième année
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Asuka n'arrivait pas du tout à lire. Elle ferma son livre et regarda autour d'elle. C'est à ce moment qu'elle aperçu Ryuu rentrer dans la bibliothèque. Il alla s’asseoir à une table libre au fond de la salle. Asuka attendit un petit moment avant de se lever et se diriger vers Ryuu. Arrivée devant lui, elle n'osait pas le regarder dans les yeux. Elle n'avait pas trop envie qu'on lui dise de se taire alors elle chuchotait assez fort pour qu'il l'entende.

-Ryuu... Je... Je m'excuse pour hier... Mon but n'était ni de t'énerver ni de te faire mal... Je savais que j'étais très énervante dans ses moments mais... Je pense que j'ai beaucoup exagéré... Pardon...

Elle n'attendait pas de réponse donc elle tourna les talons pour revenir à sa place, seule et isolée. Au lieu d'ouvrir son livre pour essayer de le lire, elle le posa sur la table, en face d'elle. Elle croisa les bras, sur la table, et posa sa tête dessus, comme si elle voulait se reposer. Mais Asuka ne fermait pas les yeux, elle n'arrêtait pas de se remémorer la journée d'hier, les profs, sa haine contre son père, se qu'elle avait dit... Ryuu... Elle regrettait d'avoir "jeté" la batte et de lui avoir fait mal. Ce n'était pas du tout ce qu'elle voulait. Comme à chaque fois, elle pensait bien faire mais pas du tout. Elle repensa aussi à ses paroles à ce moment. Lorsqu'elle les avait entendues ça ne lui avait rien fait. Mais en y réfléchissant un peu plus, ça lui faisait mal. Mais ce n'était pas la première fois, au contraire on l'avait déjà insultée de "pute" ou même de "fille de pute", elle détestait vraiment les insultes... Surtout en rapport avec sa mère, elle n'était peut-être pas trop proche d'elle mais quand même, ça restait sa mère, celle qui l'avait mise au monde -même si elle aurait aimé ne pas vivre-.

Elle ne savait pas combien de temps cela faisait depuis qu'elle s'était excusée auprès de Ryuu, elle ne le comptait plus. Mais... Pourquoi s'était-elle excusée ? Il ne l'avait sûrement pas écoutée et puis pourquoi se cherchait-elle des excuses ? Ça ne servait absolument à rien. Et puis, pourquoi une insulte aussi "petite" pour elle lui faisait-elle du mal ? Asuka secoua légèrement la tête pour essayer d'enlever ses questions de sa tête. Elle regarda l'heure sur sa montre et reposa sa tête sur ses bras. Elle se rendit alors compte qu'elle n'avait pas réellement regarder l'heure. Elle n'essaya pas de regarder à nouveau l'heure, elle s'avait bien que c'était inutile. Rapidement, et en même temps doucement, elle remit une mèche de cheveux correctement qui commençait à un peu trop la gênée. Elle se souvint alors de la fois où elle avait "défendu" Ryuu. Heureusement que le président du club ne lui en voulait pas, sinon elle ne saurait pas quoi faire.

Ne sachant pas quoi faire, elle continuait de penser, tout en regardant dans le vide. Peut-être qu'elle devrait partir et retourner dans sa chambre mais elle n'en avait pas envie. Elle ne savait même pas pourquoi. Sûrement parce qu'il fallait passer par les couloirs, beaucoup trop bruyants pour elle. Ou peut-être aussi parce qu'elle allait se remettre à faire ses devoirs, continuer...
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Sam 30 Juin - 16:39
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L'abandon ou le rejet ?




Je n’eus pas beaucoup de temps à me demander ce que je faisais-là. L’ambiance de la bibliothèque avait beau être calme, rien ne semblait mieux qu’un bâtiment abandonné à la verdure et aux insectes, ce qui en faisait une cachette bien isolée. J’avais pourtant voulu essayer de revenir à la “réalité” des lycéens. Les cours en moins, j’avais voulu revenir au club de littérature en pensant que, comme pendant longtemps, elle ne viendrait pas. J’avais eu tort. Terriblement tort… Je ne m’en rendis cependant compte que lorsqu’elle vint me rejoindre dans mon coin, là où j’avais espéré ne voir personne.

Dès que j’entendis sa voix la colère remonta d’un coup. Une colère froide qui n’attendait qu’un petit débordement pour tout détruire sur son passage. Et les excuses de la jeune femme, le fait même qu’elle semblait avoir comprit qu’elle avait fait même plus que cela, ne me calma pas. Au contraire, le fait qu’elle avouait “savoir être énervante” fut comme de trop. Mais ne souhaitant pas faire d’histoire, je ne répondis pas. Je la laissai même faire ce qu’elle voulait jusqu’à ce qu’elle soit partie.

*Elle n’a vraiment aucune considération pour les autres cette fille.* pensai-je sans même la regarder s’éloigner.

Rester loin des autres prenait toujours plus de sens au fil du temps. La mafia qui m’étouffait au point de mettre en danger tous ceux dont je me sentais proche. Le fait que je sois un assassin dangereux. Et, maintenant, les blessures qu’on m’infligeait alors que je n’avais absolument rien fait de mal. Peut-être était-ce ma punition pour avoir fait du mal à des personnes n’ayant rien demandé, mais c’était sans doute une raison supplémentaire pour ne plus jamais m’approcher des autres. S’en était trop.

Dans l’optique de cette pensée, je fermai mon livre et en pris trois autres au hasard dans l’étagère la plus proche. L’absence du président était pour m’aider dans ce que je voulais faire puisqu’il ne pouvait pas me voir. Ni pour me plaquer contre un mur pour me hurler injustement dessus. Alors, je me dirigeai directement vers l’accueil pour l’emprunt avant de sortir sans faire plus attention à ce qui se passait autour de moi. Il était hors de question que je mette encore à l’épreuve mon coeur meurtri par la tristesse et la colère en répondant à un quelconque appel. Pour le moment, je ne me sentais même pas de venir au secours d’autrui, pour ce que je cela m’avait apporté. Non, j’avais beau être “gentil” et “attentionné”, il était hors de question que j’en fasse plus pour le moment. Alors, j’allai directement dans ma chambre en ignorant totalement le reste du monde.

Finalement, lorsque j’atteins ce qui aurait pu être mon oeuvre de paix, je n’eus clairement pas le courage d’ouvrir un seul livre. Ni même de faire quoi que ce soit. Je posai donc mes acquisitions sur le bureau sans vraiment y faire attention et allai me coucher sur mon lit, faisant face au mur. J’avais clairement envie de frapper ce dernier. Malheureusement, j’avais bien trop de raisons pour me laisser aller à une telle folie.


FIN

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