Viens semer la
DISCORD(E)



■ Que vous soyez un étudiant ou bien un habitant, votre place est ici ! Bienvenue à Hoshi ! ■
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Sam 31 Mar - 20:30
Chandranath Appachetty
M • Employé dans une boutique
avatar
Cela fait maintenant plusieurs années que Chandranath est séparé de sa sœur, elle vie depuis tout ce temps en Inde là ou notre homme a élu domicile au Japon. Un éloignement difficile pour lui qui aime sa sœur plus que n'importe quoi au monde. Hélas, cette séparation fut obligatoire du moins, jusqu'à ce qu'il parvienne à la faire venir ici pour la faire étudier dans le meilleur établissement qu'il connaît se situant dans la ville où il vit et travaille.

C'est aujourd'hui que Chandini arrive au Japon, en avion évidemment. Ne possédant pas de voiture personnelle, Chandranath du négocier fort avec son patron afin d'emprunter la voiture du magasin afin d'aller chercher sa sœur et permettre le déplacement de ses valises.

Réveillé depuis six heures du matin, Chandranath prend soin de se laver et de se coiffer au mieux afin de paraître le plus présentable possible pour sa sœur. Il s'attache les cheveux et enfile ensuite ses vêtements. Une chemise blanche et propre par-dessus laquelle il enfile un manteau en cuir. Pour le bas du corps un caleçon propre, un pantalon noir, des chaussettes blanches et des ranger de couleur noire. Il se regarde dans le miroir se coiffant de nouveau, il se rase. Souffle un peu, le colosse de pierre semble bien stressé à l'idée de revoir cette jeune femme, sûrement représente t'elle beaucoup trop pour lui.

Après ce temps passé à ce faire beau, chandranath récupère un parapluie au cas où il viendrait à pleuvoir ainsi que les clés de son appartement et son portefeuille. Il sort fermant la porte derrière lui. Dehors, il fait nuageux, mais sans plus, les rayons du soleil traversant les petits nuages blancs éclairant la rue.

Chandranath descend les escaliers de l'immeuble, des tags traînent sur les murs, des canettes sur le sol. Les voisins du second étage se hurlent dessus comme à leur habitude. Nath' s'y est habitué depuis le temps. Le voilà enfin sorti, faisant face à la rue, une rue abîmée, peu propre que des immeubles autour de lui. Des véhicules sales, d'ailleurs la voiture qui a été brûlée il y a trois jours est encore là.

L'Indien, prend ses petits pieds pour se rendre jusqu'au magasin où il travaille. Les yeux fixant devant lui et ne prêtant pas attention à la population de racaille passant parfois à côté de lui, il garde les mains en poches. Il plisse parfois le nez dégoûté de vivre dans ce quartier de bouseux et espère vraiment que ce niveau de vie ira à sa bien-aimée, sa sœur.

Après quelques minutes de marche, il arrive dans le magasin du vieux. Il entre à l'intérieur et le salut.

"Bonjour, je sais, je ne travaille pas aujourd'hui, mais, vous vous souvenez, on a dit que..."

Il se fait tout de suite couper la parole. Il reste silencieux lorsque le vieux lui répond.

"Aller, dépêche toi. Mais, je te veux demain à 5h tapante jusqu'à 23h pour rattraper cette journée perdue. Aller, dépêche toi."

Nath sourit alors se dépêchant de récupérer les clés et rejoindre le véhicule du magasin. Une camionnette blanche avec le nom du magasin en rouge écrit sur le côté et sur l'avant du véhicule. Il coupe la radio, démarre le véhicule, attache sa ceinture et roule en direction de l'aéroport.

Après quasiment 20 minutes de route, Nath s'arrête en cours de route devant un fleuriste. Il entre à l'intérieur afin d'acheter un bouquet de diverses fleurs pour sa sœur, mais pas seulement, vient ensuite le moment de s'arrêter à la boulangerie. Il achète deux pâtisseries japonaises et prend finalement enfin la direction de l'aéroport. 40 minutes après l'Indien arrive à l'aéroport. Il gare le véhicule, descend en prenant les pâtisseries et les fleurs, ferme la porte et fonce après s'être regardé une dernière fois dans le rétroviseur du véhicule. Il arrive là ou les voyageurs débarquent, il attend debout. Bien visible de par sa taille et son imposante carrure. Il tient dans une main le bouquet de fleurs et dans l'autre un petit sac de pâtisserie.
Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Avr - 17:00
Chandini Appachetty
avatar


:


 
 
 

C'était aujourd'hui que la jeune ingrate que tu représentais maintenant aux yeux d'un grand nombre de personnes quittait le cocon familial, ou du moins, ce qui en restait. Tu avais préparé tes bagages et les vêtements que tu mettrais. Tu avais aussi préparé quelques cadeaux et occupations, le trajet allait être très long avant que tes pieds ne puissent fouler le sol nippon. Tu avais noué comme à ton habitude tes cheveux, et t'étais vêtue d'un salwar anarkali* rouge brique. Tu avais hésité avec un sari mais ce dernier n'aurait pas été des plus pratiques. Tu regardas l'heure et vérifias une dernière fois ton sac à main : tu avais tout ton argent, ton billet, 2 livres, ta tenue de rechange, ton nécessaire de toilette, 1 carnet de mots croisés, accompagné de son crayon et d'une gomme, tes papiers et ton téléphone avec son casque et son chargeur. Une fois là-bas, tu devrais peut-être t'acheter un adaptateur, à voir, tu n'y avais pas pensé. Tant pis. Par contre, tu avais bien pensé à envoyer à l'avance le plus gros de tes affaires, même si elles arriveraient après toi une fois sur place ; et puis tu pouvais savoir où elles étaient grâce au suivi. Tu regardas une dernière fois cette chambre et pris tes bagages pour en sortir.
Dans la maison, il y avait toujours le parfum de l'encens. Vous aviez beau vivre en pleine ville, les traditions restaient. La fête de ton départ pouvait en témoigner, tout comme les nombreux présents, prières, chants et offrandes qui étaient censés t'apporter chance et succès. Tu avais dû faire plusieurs “voyages” pour descendre tes valises et attendre ton taxi, il ne devrait plus tarder. Sur la route, tes yeux finissaient d’imprimer les immeubles et magasins, les marchés et les gens, les paysages. Tes oreilles écoutaient la radio, une chanson qui passait et que le chauffeur chantonnait gaiement. Alors tu ouvris ta fenêtre pour respirer une dernière fois cet air, vous arriverez bientôt. Quitter ce pays te semblait soudainement bien compliqué. Dire adieu à toutes ces personnes, ces mœurs, ces lieux…

Tu descendis du véhicule tandis qu'on t’apporter un de ces espèces de chariots à bagages et qu'on les y disposa dessus. Tu lui payas la course et lui offris également un pourboire, le remerciant pour son aide avant de t'aventurer dans l'enceinte du bâtiment climatisée. Tu te défis des formalités et maintenant enregistrée et débarrassée de tes poids, tu partis regarder quelques boutiques. Non Chandiny, il ne fallait rien dépenser. Même si tu en avais très envie. Alors tu ne faisais que regarder avant d'aller t'asseoir pour patienter jusqu'à l'embarquement. Tu ne savais plus trop quoi en penser, partagée entre la joie, l'excitation, la peur et l’appréhension. Allez ma petite, respire un grande coup ! On commençait à vous appeler, ton heure est venue.

C'était un trajet plutôt long. Heureusement que les repas étaient compris dans le billet ! En tous les cas, tu n'avais pas attendu pour te déchausser et t'attacher. Tu scrutais ce qu'il se passait de l'autre côté du hublot, au décollage comme en plein vol. C'était donc ça que les oiseaux voyaient chaque fois qu'ils s’envolaient ? Un océan bleu parsemé d'écumes de nuages. Tu déplias la couverture et mis le masque sur tes yeux, tu avais bien besoin d'un peu repos. Une courte sieste de 10 minutes semblait te suffire. Le reste du vol se passa sans encombres, et puis tu avais de quoi faire pour ne pas t'ennuyer. Tu te levas, 15 minutes avant l'atterrissage et partis t’enfermer dans les toilettes afin de t'offrir un  rafraîchissement. Une toilette rapide, un changement de dessous et tu te vêtis de cette robe rose que tu n'avais et n'aurais jamais pu porter avant. Tu démêlas tes cheveux pour mieux les laisser libres. Tu commenças à t'arranger, à retirer cheveux et poussières avant de compléter le tout par le petit chapeau blanc qui allait avec. Tu étais vraiment contente de toi. Jusqu'à ce que ton cœur semble descendre. Arg ! Qu'est-ce que…? Maintenant ? Bon, heureusement que ce n'était ohw pendant que tu t'habillais. Mais du coup, est-ce que tu devais sortir ou rester enfermée ici ? Aucune idée, mais tu préférais retourner t'asseoir et boucler ta ceinture, remettant ensuite tes petits escarpins blancs. Tout comme le reste du voyage, l'atterrissage se déroula sans encombres. Tu étais rassurée et fut l'une des premières personnes à prendre son sac pour sortir.

Sauf que maintenant, il y avait l'un des plus grands mystères : la récupération des bagages. Tu attendais, encore et encore pendant que certains venaient juste d'arriver et prenait les leurs pour repartir aussitôt. Wow… Et puis il y avait les orphelins, ces bagages qui passent et repassent sans que personne ne les touche. Ah c'est bon ! Après 5 minutes d'attente, tu en vis une première. La voir c'est bien mais la récupérer c'est tout de même mieux. Un peu dur à faire mais tu avais maintenant ta première valise tandis que la deuxième sortit 30 secondes après. Quelle joie ! Enfin… Presque. Celle-ci étant plus lourde, elle te donna un peu de fil à retordre et quelques trottinements à ses côtés, mais également un peu d’aide de la part d’un autre voyageur. AhAh, ils avaient dû te trouver d’un ridicule ma pauvre… Après un “Merci beaucoup” en bonne et dûe forme, tu partis.

Marchant tranquillement, tes yeux regardant sans cesse autour de toi, tu le cherchais du regard. Et puis tu le vis. Qu'est-ce que… C'était lui ? Ou non ? Il avait fait quelque chose à ses cheveux ? Tu restas immobile quelques instants avant d'aller à lui, calmement. Tes valises roulaient derrière toi et, plus tu te rapprochais, plus tu savais que c'était lui. Tu avais presque oublié, pas qu'il était grand, mais le sentiment que cela procurait de se retrouver face à ses 1m84. Et toi, avec tes minis talons et ta petite taille (pas si petite à en croire les moyennes du Japon et de l’Inde), tu avais l'impression de n'être qu'une enfant par rapport à lui. Alors, telle une enfant, tu te blottis contre lui, posant ta tête contre son torse pour quelques secondes, pas plus de 5. Un faible sourire était accroché à ton visage, et quand tu te décollas, tu remarquas qu'il n'était pas venu les mains vides. Oh ? Des fleurs ? Des gâteaux ? En tous les cas, tu ne perdis pas plus de temps pour faire l’ashriwat*.

« Bonjour Chandranath. Tu m'as manquée ~ »




Ashriwat : pratique qui se fait lors de  certaines fêtes, mariages et voyage envers les aînés. Les pieds étant considérés comme la partie la plus "sale" du corps, ce geste marque est symbole d'un grand respect et d'une profonde humilité. On peut accompagner le geste en mettant la main sur le cœur.
L'aîné doit, en retour, poser sa main sur la tête de la personne pour lui rendre le geste. Ne pas le faire apporterait le malheur à la jeune personne.

Salwar Anarkali :  est un dérivé du Salwar Kameez (traditionnellement porté en Afghanistan et au Pakistan puis adopté en Inde) qui est une tenue mixte. À la différence du salwar kameez, qui est composée d'une tunique pouvant arriver jusque sous le genou et fendue juste sous la ceinture, d'un pantalon et d'un dupatta, le salwar anarkali ressemble davantage à une robe de part la longueur de la jupe qui rend souvent le pantalon en dessous invisible. Le dupatta est toujours présent, accessoire incontournable.
Les 2 tenues sont des alternatives au sari, étant plus pratiques et simples à porter, bien que le salwar kameez offre une plus grande liberté de mouvemtnts.

Dupatta : longue écharpe ou voile lâche, destinée aux femmes, appartenant à plusieurs cultures vestimentaires de l'Asie du Sud et qui s'accorde aux vêtements. Il accompagne de nombreuses tenues et a longtemps été un symbole de modestie.
Revenir en haut Aller en bas
Lun 2 Avr - 20:37
Chandranath Appachetty
M • Employé dans une boutique
avatar
Chandranath patiente pendant un long moment pas si long que ça, cependant la relativité du temps joue avec Nath' qui a la sensation d'attendre des jours et des jours. Il voit les fleurs se faner et les pâtisseries moisir. Il se voit vieillir et tomber en poussière, là ou le temps est d'une heure cette sensation d'attendre depuis plusieurs siècles l'écrase, un stress monte en l'ours qu'est cet homme. Il regarde partout autour de lui, attendant sa sœur comme les religieux attendent le retour du nouveau prophète. Il réajuste sa chemise, hésite à se rendre aux toilettes afin de vérifier qu'il soit toujours coiffé, toujours rasé et toujours lavé alors qu'il l'a fait quelques heures auparavant. Il perd la notion des réalité, il voit Chandini, à droite de lui, devant lui, à sa gauche. Il ressent une présence inexistante, ravale sa salive pour la centième fois depuis qu'il est dans cet aéroport.

C'est au bout d'un moment qu'il la voit. Est-ce elle ? Est-il fou ? Est-ce qu'il rêve encore éveillé comme à chaque fois qu'il imagine son retour ? Non, cette fois, si c'est la bonne. Elle marche dans sa direction. Il est bouche bée devant elle, devant cette petite poupée fragile. Il se sent faible face à elle, il pourrait en tomber dans l'inconscience. Ses yeux ne la lâche pas, sa démarche semble ralentit comme en apesanteur. Il ne dit mot, n'agit pas et ne bouge pas, simplement, il attend droit comme un pique. La respiration accélérant, son cœur battant comme si celui-ci voulait sortir saluer la sœur. C'est l'apothéose du stress, l'explosion symphonique tapant dans sa poitrine.

Elle vient, elle est là tout près serrant Chandranath dans ses bras. Ca ne dure que quelques secondes, mais elles furent intenses. Il pose son regard sur elle, dévorant cette personne qui est à la fois son trésor, sa sœur, son amour et sa vie. Il ne peut la lâcher des yeux, sa voix résonne alors à son oreille. Une voix claire et rappellent mille souvenirs. Mais surtout, sans grésillement du téléphone, une voix plus réelle que réelle. Commence alors le rituel, un rituel peu fait par Chandranath, qui a toujours suivit les traditions lorsqu'il vivait dans son pays natal. Mais ici, ce n'était plus trop le cas. Cependant, il n'oubliait rien. La main de l'indien vient doucement se déposer sur la tête de sa sœur. Il pose son regard sur elle, il sourit ne disant mot pour quelques instants. Lorsque au bout de quelques petites secondes durant encore des heures de part la relativité temporelle, Nath prend la parole. De manière d'abord hésitante puis sur de lui ; s'exprimant dans la langue de ses ancêtres.


"मेरी बहन का स्वागत करें" (Meree bahan ka svaagat kare)
Spoiler:
 
Il poursuit ensuite en japonais afin de l'habituer à ne parler que cette langue et l'anglais avec les habitants de ce pays. Après tout, n'était-il pas arrivé illégalement sur les terres japonaises, peut-être que la discrétion est de mise. Où est-il encore paranoïaque ?

"Tu as fait bon voyage ? Je l'espère, tu m'as manqué toi aussi. J'espère que tu t'acclimateras bien au pays. Laisse moi prendre tes valises."

Sans attendre sa réponse, Chandranath attrape les valises de Chandini afin de lui porter. Après tout, il était grand et fort alors qu'elle était petite et faible. Il prend les valises et regarde les fleurs ainsi que les pâtisseries. Il sourit et les tend à sa sœur.

"Toi, porte ça. C'est, heu.. Un cadeau de bienvenu. Des fleurs et des pâtisseries typiques du japon. Le Doroyaki, je crois... J'espère que ça te plaira. Heu.. Tu dois aller aux toilettes avant de partir ? Ou on y va ?"

Maintenant, l'Indien attend la réponse de sa sœur. Il la regarde en souriant, posant son regard sur elle, dans ses deux yeux. Il est attentif à sa réponse portant les valises ayant laissé les fleures et les pâtisseries à Chandini. Le stress est présent enfin.. Depuis tout ce temps.
Revenir en haut Aller en bas
Lun 2 Avr - 22:17
Chandini Appachetty
avatar


:


 

 

Chandranath n’avait jamais aimé les traditions. Il s’y était toujours plié pour faire plaisir mais pour toi, ce n’était pas pareil car bien qu’il y en avait que tu désapprouvais totalement, bien d’autres t’apportaient calme et sérénité. Et ça, Chandranath le savait. C’est probablement pour ça qu’il a répondu cette fois avec sa main, et au fond de toi, tu te doutais que tu ne pourrais pas lui en demander plus. Tu t’étais alors redressée pour l’écouter, tu buvais ses premiers mots qui semblaient si hésitants, comme s’il était peu sûr de lui, intimidé. Par qui, toi ? Comment la brindille pourrait effrayer le roseau ? Cela n’avait pas de sens ! Peut-être était-il comme toi, étonné de s’apercevoir qu’après tout ce temps à être séparés, vos retrouvailles étaient bien réelles. Tu aurais aimé pouvoir converser encore un peu en hindi avec lui mais visiblement, il avait tiré un trait sur l’Inde. Alors tu hésitas, peut-être que ce que tu lui avais pris ne lui plairais pas ? Tu le laissas prendre tes valises en affichant un faible sourire tandis que tes bras prirent les présents dont ton frère se débarrassait maladroitement dans tes mains.

« Tout s’est bien passé, oui, répondis-tu avec un faible rire. Maintenant, tu devais réfléchir à tes mots et à leur prononciation, Je crois qu’on peut y aller, sauf si toi tu dois aller aux toilettes~? »

Tu le laissais tout porter, puisqu’il semblait bien décidé à le faire, et le suivis jusque dehors, sur le parking.


C’était donc ça, le Japon ?


Bien évidemment, tout le monde sait ou du moins a déjà entendu parler de leur célèbre goût pour l’ordre et la propreté. Tu continuas de le suivre jusqu’à sa petite camionnette blanche. Ce qu’il y avait écrit dessus devait être le nom de la boutique. Il l’avait ouverte ou bien était-ce quelqu’un qui l’employait ? Tu te gardas pour le moment de le questionner et l’aidas comme tu pouvais, c’est-à-dire en ne faisant rien et en ne restant pas dans ses pattes alors qu’il s’activait. Quand tout fut dans le coffre et que tu le vis venir vers l’avant du véhicule, tu ouvris la portière pour te glisser à l’intérieur du véhicule et ne perdis pas une seconde pour t’attacher, la boîte de pâtisseries et les fleurs sur tes cuisses tandis que ton sac reposait à tes pieds.
À travers cette vitre d’abord fermée, tu observais votre éloignement de l’aéroport. C’était réel et définitif, tu n’avais plus de possibilités pour faire marche arrière maintenant. Tu avais quitté une fourmilière pour atterrir dans une autre. Sur l’autoroute, ton visage semblait fermé alors que tu scrutais toujours le paysage. Les arbres, les buissons, les routes et le ciel. Tous semblaient différents. Tu allais devoir apprendre à aimer, ou du moins apprécier ce “nouveau monde”. Tu devrais également réussir à te faire, peut-être pas des amis mais au moins des connaissances qui pourraient t’aider en te faisant visiter les environs de l’académie, du centre-ville… Tu lui avais tourné le dos, sans t’en rendre compte, trop absorbée par tes observations et tes pensées, tu avais tourné le dos à ton frère. À vrai dire, tu ne savais même pas s’il te parlait. Tu étais juste recroquevillé sur toi-même, bercée par les images qui défilaient. Bientôt, tu t’endormirais. Qui sait, peut-être qu’au réveil, tu découvrirais que tout cela n’était qu’un rêve ? Peut-être te réveillerais-tu dans ton lit, l’odeur du petit-déjeuner venant te chatouiller les narines. Tu n’aurais qu’à aller te préparer et à mettre tes lunettes sur ton nez. Tes lunettes… Tes lunettes ?!

Tu te réveillas alors. Toujours dans le plus grand des calmes malgré “l’urgence” de la situation.  Tu te penchas alors pour ouvrir ton sac mais un coup de frein et POC!, on t’entendit pousser un faible couinement. Oui, le POC!, c’est le bruit que ta grosse tête a fait quand elle a rencontré le tableau de bord. Aouch…ça, ça n’a pas fait du bien du tout et ça aura eu le mérite de t’avoir un peu plus réveillé ! Pourquoi est-ce qu’il s’était arrêté maintenant ? Tu regardas par la vitre pour y découvrir… Hmmm… Tu ne savais pas comment décrire ce lieu mais si tu devais le résumer avec le moins de mots possibles, tu emploierais ceux-ci : “mauvais quartier”. C’était…ici ?

Tu restais scotchée à ton siège, à regarder les passants qui marchaient en vous adressant, certains, quelques regards  souvent bien insistants. Crotte, tu n’étais peut-être pas aussi prête mentalement à subir ça en fin de compte. Tu laissas Chandranath s’occuper de tes bagages, mettant un petit moment avant de descendre à ton tour. Tu l’avais vu rentrer dans un bâtiment mais, puisqu’il avait les clés et que le véhicule était encore ouvert, tu préféras rester à côtés à attendre son retour. Ton sac sous le bras, et tes cadeaux dans les mains, tu l’attendais en regardant le sol.
Revenir en haut Aller en bas
Sam 7 Avr - 19:56
Chandranath Appachetty
M • Employé dans une boutique
avatar
Les deux Indiens sont à présent en voiture roulant afin de rentrer chez Chandranath. La route est longue et les deux personnes sont assez silencieuses sur la route. La radio est éteinte, profitant du calme et du silence. Chand' est dans ses pensées ne regardant pas spécialement sa petite sœur à côté de lui. Les affaires sont dans le coffre de la camionnette impatient d'arriver, mais prudent Chand roule assez vite, mais toujours respectant les limitations de vitesse. Il ne voudrait pas se faire arrêter avec ses papiers approximatifs, on ne sait jamais.

Au bout d'un peu plus d'une heure de route le duo arrive dans le quartier de Shin'en un quartier bien pourri respirant la pauvreté et les agressions de rue. Probablement que sortir de nuit sera une mauvaise idée pour Chandini dans ce quartier, mais c'était hélas là que vivant Chandranath'. Il regarde sa sœur un sourire aux lèvres prenant la parole.

"Bienvenu chez nous, ce n'est pas le paradis, mais ça fera l'affaire le temps que j'économise pour t'offrir mieux."

Après avoir dit cela l'homme descend du camion verrouillant les portes afin de d'abord transporter les affaires à l'intérieur de l'immeuble. Ainsi, Chandini peut voir son frère porter les valises et les emmener à l'intérieur de l'immeuble. Une fois que chaque valise se trouve à l'intérieur Nath approche pour ouvrir la porte à sa sœur. Ainsi, les deux peuvent sortir d'ici. L'Indien fait rentrer sa sœur dans l'immeuble afin qu'elle le suive.

Ils montent les escaliers l'ascenseur étant en panne dans les bras du grand frère les valises ne semblent pas peser si lourd que ça. Cependant, Chand est un professionnel pour cacher ses émotions, il ne montrerait pas s'il avait des difficulté à porter les valises.

Après deux étages les voilà devant la porte d'un appartement une étiquette sur la sonnette indique le nom d'Appachetty, probablement que c'est le bon endroit. L'homme ouvre la porte et pose les valises dans le salon. Ainsi se dévoile l'appartement de son frère. Chandini peut entrer et ainsi voir dans quoi elle va vivre à présent.

L'appart est petit, une salle d'eau, une cuisine, une chambre et un salon. Dans le salon un canapé avec une télévision petite et cathodique. Une petite bibliothèque enfin, rien d'exceptionnelle en fait, la peinture au mur se décroche, mais ils ont des murs et un toit. Chand ferme la porte à clé derrière lui avant de prendre la parole.


"Alors... Finalement, il se gratte l'arrière de la tête posant son regard brillant sur celui de sa sœur. Je vais te montrer ta chambre, je dormirai sur le canapé. Je te montrerai ensuite ou prendre le bus pour te rendre à l'école d'accord ? Tu n'imagines pas comme je suis heureux de te voir ici. Je sais que tu me rendras fier."

Nath regarde sa sœur des étoiles dans les yeux. Il gonfle un peu la joue, encore un signe qu'il réfléchit. Finalement, il se gratte l'arrière de la tête posant son regard brillant sur celui de sa sœur.

"Désolé ce n'est pas exactement ce à quoi tu devais t'attendre, mais c'est chez moi. Faut fêter ça, j'irais chercher un repas et on fera l'activité que tu veux !"

La bonne humeur de son frère est réapparue d'un coup, heureux de voir sa sœur ici il ne peut que sourire et montrer un bonheur incommensurable. En même temps, c'est sa reine.
Revenir en haut Aller en bas
Sam 7 Avr - 23:34
Chandini Appachetty
avatar


:

   

 
     
     

Tu regardais autour de toi. Cette rue, ces bâtiments, ces passants. Ce serait donc ici que tu vivrais maintenant, tu devrais maintenant t'en imprégner et faire avec. Tu devrais faire en sorte de ne pas comparer. Il n'y avait rien de comparable avec l'endroit d'où tu venais, tu ne pouvais décemment pas comparer 2 endroits complètement différents. Tu pourrais dire que les murs semblent sont beaucoup plus solides, véritablement durs ici, mais que les tags qui les ornent ne leur rendent aucun hommage. Les gens, qu'importent de là d'où ils viennent, ont parfois de drôles de manières pour montrer leur reconnaissance. Ces murs ne les abritaient-ils pas du froid, de la chaleur et des intempéries ? Était-ce ainsi que l'on montrait da gratitude, sa reconnaissance ? De toutes les manières, tu n'étais personne pour juger, tu n'étais qu'un être humain, tout comme eux : capable du pire comme du meilleur ; tes yeux verts se portèrent vers le ciel pour y chercher 1 001 réponses. Ne t'en fais pas Chandini, tu n'as pas grand chose à craindre. À présent, maintenant que tu étais auprès de Chandranath, tu n'avais qu'une seule chose à laquelle penser et sur laquelle te concentrer : tes études.

Ton frère t'invita à le suivre, s'excusant de t'inviter en un pareil lieu. Comme si tu pouvais lui en tenir rigueur, comme si tu en aurais le culot, après tout ce qu'il avait dû faire et endurer, de quel droit oserais-tu te plaindre ? De celui de l'enfant ingrate ? Certes, mais ce n'était pas ce que tu étais, ce n'était pas comme ça que tu te voyais. Tu te voyais de bien des façons quand tu prenais le temps de te regarder dans un miroir, mais tu n'y apercevais pas cela dans ton reflet, non.
Tu lui souriais faiblement, il était toujours si attentionné à ton égard et ce, malgré la fatigue qu'il pouvait éprouver. Alors tu le suivis dans les escaliers. Tu avais remarqué qu'il y avait un ascenseur mais il était o visiblement en panne. Tant pis, ça te ferait les jambes et puis tu n'allais pas te plaindre alors que c'était ton frère qui portait le plus lourd. Vous sembliez être arrivés au bon étage, vous n'en aviez monté que 2 mais c'était tout de même bien fatigant ! Tu pouvais voir son nom sur la porte et tu ne saurais dire pourquoi mais tu éprouvas à cet instant précis une certaine fierté à son égard, comme une mère à son fils, heureuse de voir qu'il avait réussi. Elle s'ouvrait et l'homme devant toi rentrait à l'intérieur de l'appartement, tu ne te fis pas prier pour suivre ses pas.

Tu découvrais la première pièce de ce petit appartement : le salon. Tu en profitas pour décharger tes bras et laissas ensuite ton postérieure tomber dans le canapé. Ouf !, un peu de repos ! Il retournait à l'entrée pour verrouiller l'appartement alors que tu retirais tes chaussures,restant pieds nus pour le moment. Ah, si t'écoutais, tu te coucherais là et fermerais tes paupières pour enfin obtenir le sommeil qui tant fait défaut.

« Alors… Je vais te montrer ta chambre, je dormirai sur le canapé. Je te montrerai ensuite où prendre le bus pour te rendre à l'école d'accord ? Tu n'imagines pas comme je suis heureux de te voir ici. Je sais que tu me rendras fier.
- Tout comme tu emplis déjà mon cœur de fierté, mon frère…
- Désolé ce n'est pas exactement ce à quoi tu devais t'attendre, mais c'est chez moi. Faut fêter ça, j'irais chercher un repas et on fera l'activité que tu veux !
- Tu n'as pas à t'excuser, c'est déjà très bien. Mais je suis désolée de te décevoir dès mon arrivée, la fatigue est bien trop présente en ce moment pour me faire envisager autre chose que de dormir pour aujourd'hui. »

Avait-il oublié à quel point le voyage avait été long ? Tant pis, mais pour le moment, tu ne te voyais vraiment pas sortir de cet appartement. Malgré le sourire et la joie de ton frère, ton corps ne semblait réclamer qu'un peu de repos. Ton corps et ton esprit. Mais tu luttais encore pour ne pas t'endormir, et te redressas pour aller auprès d’une de tes valises. Après tout, tu ne lui avais toujours pas offert son présent et c'était très probablement le moment pour qu'il le reçoive. Mais tu ne le lui dis pas, faisant comme si tu cherchais un vêtement pour dormir.

« Et puis tu as tellement de choses à me dire, j'aimerai t'entendre me raconter comment tu as fait jusqu'à présent. Pour ton travail, avec les gens d'ici, sur ce que tu comptes faire et…, ah !, voilà le paquet cadeau. Tu le pris et te relevas pour le tendre à ton frère, Accomplir~   »

Il serait certainement sage d’en profiter pour prendre ton pyjama, non ? Non ? Très bien, tu es assez grande pour le décider toute seule. À la place, tu retournas dans le canapé pour t'y installer, tes yeux le fixaient tandis que le sourire sur ton visage ne démontrait que la douceur et l'affection que tu étais capable de ressentir. Tu l'attendais. Tu attendais qu'il te rejoigne dans ce canapé pour t'écouter. Tu retiras également le chapeau sur ta tête et commenças à natter tes cheveux.

   
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Académie Chisê :: Ville d'Hoshi :: Quartier Shin'en :: Habitations :: Appartement de Chandranath & Chandini-