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Mister MorOn and the smart Kitty [Katherine Jones]

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Mar 23 Jan - 22:01
Andrew Moran
M • Université - 1ière année
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Andrew resta immobile, face à la partition il ne semblait être qu'une simple ombre. Il attendit un instant qui lui parut être une éternité, le regard dans le vide. Quand il se sentit enfin prêt, il se mit à jouer du violon. L'archet glissait sur les cordes, suivant chaque notes sans faire la moindre erreur. La porte de l'appartement était ouverte derrière lui, ne voulant pas avoir à s'arrêter de jouer, pas même pour aller lui ouvrir à elle.

La partita numéro deux de Bach. Un air qui l'inspirait grandement cette nuit-là.

Bien que la lumière l'éclairait doucement, il se sentait glisser dans une noirceur inconnue. Le genre de chute silencieuse mais douloureuse, provoquant en lui une sensation affreusement nouvelle. Il croyait avoir fait un bond dans le temps, pensant avoir à nouveau rejoint sa nourrice. Il aurait aimé la revoir, peut-être pour lui demander conseil, ou peut-être juste pour se dire qu'il n'était pas si seul.

Bien que ses pensées semblaient à la fois mélancoliques et tristes, il n'en restait pas moins neutre extérieurement. Il n'y parvenait pas, c'était plus fort que lui. Pour un non habitué, un simple pincement au cœur suffit à détruire toute les choses sur lesquelles étaient fondées sa manière de vivre et de penser.

Pendant un instant, il se sentit vulnérable. Pour lui, il venait de tomber trop bas, trop dans l'humain. Il n'avait pour habitude de se sentir ainsi. Il se mit à comprendre une chose, une notion qui lui avait toujours été floue lorsqu'elle était hors contexte familial: Celui de l'attachement. Et, pour lui, il venait de remplacer celle qui lui avait permit d'arriver jusqu'ici. Comme si la vie n'était qu'un relais, que l'on se servait juste des autres pour avancer avant de les jeter une fois que l'on se mettait à stagner.

Il finit par se laisser aller, fermant ses yeux en se concentrant uniquement sur les vibrations du sons. Il mit un terme à ses occupations mentales, privilégiant l'instant présent pour une fois. Il en avait marre de tout prévoir, de penser à chaque option qui s'offrait à lui. Pour cette fois le mieux serait de suivre son instinct, de se faire confiance mais aussi et surtout de surmonter cette angoisse grandissant dans son ventre.

Il la sentait, avec ses griffes digne d'un monstre, entrain de creuser jusqu'au creux de ses côtes. Il l'entendait presque grogner et le mordre de rage. Elle était comme lui, au fond. Emprisonnée, cherchant à s'évader de sa prison. Sauf que lui, sa prison, c'était son quotidien, sa vie. Et la seule délivrance possible qu'il ait pu trouver à ce jour était de mettre un terme à tout, au risque de décevoir, au final, qu'une seule personne ou peut-être deux. Il n'en savait rien. Il n'avait même plus la curiosité de se demander les raisons pour lesquelles ces personnes seraient tristes.

Et pendant qu'il continuait son morceau il sentit ses muscles se détendre, arrêtant enfin d'être crispé il finit par jouer d'une manière plus fluide, plus sûr de lui. Il finit même par afficher un sourire malgré son état lamentable, cette fois il avait trouver le réconfort qu'il cherchait tant. Il avait trouver une manière d'arrêter la souffrance : Ne plus penser, ne plus réfléchir, juste s'écouter sois-même.
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Mar 23 Jan - 23:13
Katherine Jones
VP • Université - 1ière année
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VP • Université - 1ière année


Depuis qu’elle avait réussi à résoudre l’énigme d’Andrew, Katherine n’avait pas une seule fois pensé à elle. Pourtant, Dieu sait qu’elle lui en avait voulu, et qu’elle lui en voulait toujours, d’ailleurs : pas parce qu’il avait fait une connerie, mais parce qu’il était lui-même, et qu’elle avait compris qu’il était bien trop dangereux pour elle de s’attacher à une telle personne. En y réfléchissant, elle ne pouvait pas croire qu’ils se soient rapprochés si vite : et pourtant, c’était le cas.

Seuls deux petits jours étaient passés depuis la fameuse nuit sur le toit de l’université, mais ça n’avait aucune importance, parce que la jeune rebelle avait perdu la notion du temps depuis. Même si ça heurtait grandement sa fierté, le brun avait occupé son esprit sans interruption depuis leur rencontre. Katherine n’aimait pas ça… Alors elle refoulait ces sentiments le plus loin possible au fond d’elle, à côté des mauvais souvenirs et des démons. Mais le pire, c’était surtout qu’elle n’avait jamais fait le ménage dans ce coin-là.

Elle refoula aussi cette pensée et le tour était joué. C’était tellement facile de faire comme si de rien n’était. Ce qu’on ne dit pas, c’est que c’est également épuisant, ce combat perpétuel avec soi-même. Kitty en avait conscience, mais comme ça ne l’arrangeait pas, elle décidait d’ignorer ce fait et de continuer sa route.

En revanche, elle ne put tout simplement pas ignorer la réponse d’Andrew, quinze minutes après l’envoi du sien. La jeune femme à la chevelure bleue soupira de soulagement à la lecture du SMS, qui, même s’il n’exprimait aucune joie, étaient au moins la preuve que Mor0n était en vie. Tant mieux, se dit secrètement la belle. Comment était-il possible d’avoir honte de tenir à quelqu’un au point de ne pas avouer qu’on était content qu’il soit en vie ?

Katherine s’empressa de répondre et prit une grande respiration en fermant les yeux pour calmer son cœur qui battait fort… D’inquiétude. Décidément, cet attachement était aussi stimulant qu’insupportable. Une fois ses yeux ouverts à nouveau, elle ne répondit plus de rien. Son objectif était fixé : rejoindre Andrew, et vite. Elle fourra son téléphone dans la poche de son jean, se regarda dans le miroir (on ne sait jamais), se trouva drôlement jolie (pour une fois) et partit. De toute façon, elle ne se rendait pas si loin.

Kitty ! Where are you going ?
- I have to visit someone… A friend. He needs me.
- But-…
- Dad. Please. You know I wouldn’t lie to you. I’m sorry, but I have to do this. Don’t worry, I’ll text you, okay ?
- Okay.Céda-t-il en la prenant brièvement dans ses bras, souriant.

Katherine mima un “Thank you” avec ses lèvres et sortit précipitamment de la villa. Elle appréciait grandement que son père se fasse du souci, mais surtout, elle admirait sa capacité de comprehension, et la relation de confiance qu’ils avaient toujours entretenue tous les deux, peu importe la période. Une fois dehors, elle ne perdit rien pour attendre, et active les muscles de ses jambes en courant en direction du Sky Close Building. Kitty le connaissait, pour s’être baladée dans le quartier de nombeuses fois depuis son arrive à Hoshi. Ainsi, en un rien de temps, elle se trouva devant la porte principale et rentra en même temps que quelqu’un sortait : tout le monde faisait ça, mais c’était toujours aussi amusant.

Elle emprunta l’ascenseur pour se rendre au vingt-et-unième étage du building, là où l’attendait le brun. Dans l’état dans lequel elle se trouvait, l’ascension de la cage métallique lui parut prendre beaucoup trop de temps. Heureusement, celle-ci finit par s’ouvrir sur l’étage et Katherine n’eut pas besoin de chercher beaucoup le numéro vingt-et-un : une seule porte d’appartement avait été laissée entrouverte, et elle savait que c’était là où elle devait aller. Elle s’approcha donc à pas de loups de la porte puis la poussa doucement.

And there he was. Elle ne se serait jamais doutée qu’Andrew savait jouer du violon ! Néanmoins, sa surprise fut vite remplacée par une écoute attentive de ce qu’il faisait : il jouait bien, magnifiquement bien même. La manière dont il interprétait ce morceau l’atteignait. Elle ne savait pas pourquoi : juste ce qu’elle ressentait. Kitty fit deux petits pas à l’intérieur de l’appartement qui était en très bon état. En même temps, on était dans le quartier Suwan…
La jeune femme chercha quoi dire, mais trop de réflexion tue la réflexion, alors elle se contenta d’être spontanée et laissa un petit rire mignon et loin d’être moqueur s’échapper de ses jolies lèvres.

I didn’t know you played the violin, and I’m very disappointed because I can’t tease you on this one: you’re very talented.Commença-t-elle, un sourire plus que bienveillant aux lèvres.

Puis, elle fit encore deux pas vers lui, cependant très petits : elle ne voulait pas être intrusive.

We’re all just a bunch of addicts, struggling with our drug of choice. Sometimes, mine is self-destruction, and I know it is the same for you.

Laissant trainer son regard sur la pièce à nouveau, elle enleva son gilet, trouvant qu’il faisait chaud dans l’appartement. Elle réalisa soudainement où elle se trouvait : dans l’appartement d’Andrew Moran, techniquement une connaissance, en débardeur plutôt moulant et le coeur sur la main.
Kitty redirigea son regard vers le brun.

Anyway, I’m here now… Mor0n.lança-t-elle, lui offrant son rire, qui sonnait toujours très bien.
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Jeu 25 Jan - 19:36
Andrew Moran
M • Université - 1ière année
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Il s'était laissé emporté par la mélodie, sans se rendre compte que tout changeait peu à peu. Sa perception du monde extérieur se réduit jusqu'à se limiter aux sons qu'il produisait lui-même, se renfermant dans une bulle rassurante. Il venait de se créer un petit monde rien qu'à lui, juste le temps de reprendre le dessus.

Bien que ses émotions n'étaient pas des plus fortes le simple fait qu'elles soient présente, et ce pour l'une des rares fois dans sa vie, suffisait à le faire tanguer. Il ne se sentait plus si fort, plus si intouchable d'un coup. Il devenait humain, et rien que cette idée le dégoûtait de lui-même. Il s'était habitué au fait d'être de ceux qui sont impossible à décrypter, d'être de ceux qui se débrouillent seul et qui écrasent les autres. Bien sûr, pendant ces deux jours il y avait pensé. Il avait pensé au fait d'écraser Katherine, il avait pensé au fait qu'il pouvait toujours se retourner contre elle et juste se servir d'elle comme un simple pantin... Mais cette décision ne lui procurait pas la satisfaction qu'il aurait eu avec une quelconque autre personne.
Cette fois, il devait changer, il devait trouver d'autres solutions.
Sa routine s'était rompue, elle aussi. Il n'avait jamais plus fumé que ça mais il redevenait accroc, en redemandant encore et encore. Peut-être parce que la nicotine et le tabac lui rappelait cette soirée. Ce goût lui faisait entendre sa voix, voir son visage, sentir ses lèvres contre sa joue.
Il aura beau nier autant qu'il le veut, cette sensation bien que nouvelle, lui avait plu en quelques sortes. Sans doute était-ce juste parce que cette fois, on lui donnait de l'affection belle et bien sincère, et pas juste une main sur l'épaule avec un simple "je t'apprécie".

Mais qu'en était-il de ses sentiments? Quand cette question lui vint en tête il manqua de rire, mais une voix derrière lui l'avait devancé.

Il ne s'arrêta pas de jouer pour autant et, sans se tourner, il écouta la voix qu'il avait attendue et désiré pendant ces deux jours.

“I didn’t know you played the violin, and I’m very disappointed because I can’t tease you on this one: you’re very talented.”

Il entendit son sourire dans sa voix, soupirant intérieurement de soulagement. Lui qui s'était attendue à une quelconque remontrance il en était presque étonné d'entendre son compliment.

“We’re all just a bunch of addicts, struggling with our drug of choice. Sometimes, mine is self-destruction, and I know it is the same for you.”

Il sourit un instant, laissant filer les dernières notes avant de se tourner vers elle, le violon toujours en place et l'archet dans l'autre main.

“Anyway, I’m here now… Mor0n.”

Il s'approcha d'un pas, le regard légèrement perdu entre la veste déjà retirée et le visage de Katherine. Il ne savait pas quoi en penser, mais au moins elle avait l'air de se sentir à l'aise ici.

"First of all... Hi, Katherine."

Il posa l'instrument dans son étui, profitant pour poser son regard quelque part sans avoir l'air d'un idiot.

"I won't cry about my situation and I won't lie to you, tonight. "

Il s'approcha d'elle légèrement, lui laissant toujours un espace d'environs un mètre. Juste ce qui signifiait qu'il lui parlait, sans pour autant être trop près.

"I have to be honest with you, now. And maybe it will hurt you but..."

Il haussa ses épaules, reprenant son air le plus neutre possible. Pas que cela était forcé, ça faisait même partit de l'honnêteté qu'il lui devait. Il n'allait pas se forcer à mimer les émotion, ni même à dire des choses juste pour paraître "normal". Cette fois-ci, elle aurait le droit au véritable lui et ce à 100%.

"I can't feel some emotions or feelings. Happiness, for exemple, is something I can't feel. I'm not depressed because of this, I was and will always be like that, probably. So... It's not like a gap or something like that. Just a fact. For being more specific I'll tell you the onely things I can feel : Hate, frustation, sadness, boredness and sometimes stress. And you know what? You're the first person with who I have experienced fear. By the way that's a strange feeling but..." Il ria légèrement, trouvant ça amusant de se rappeler ce qu'il avait ressentit en la quittant il y a deux jours. "That's not the question. And you're the first person I met that I truely like. Realy, I don't want you to hate me. Just... Sorry, I can barely say what it's like to be me but..."

Il détourna le regard, se trouvant idiot de ne pas savoir quoi dire de plus. A vrais dire il voulait juste exprimer ce qu'il ressentait à cet instant, mais c'était dur pour lui de tout reconnaître et de donner un nom à ces petites sensations.
Quand il releva la tête, il murmura ces derniers mots, comme s'il ne voulait être entendu.

"Please, don't let me drown."
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Dim 18 Mar - 15:38
Katherine Jones
VP • Université - 1ière année
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VP • Université - 1ière année

Andrew était heureux qu’elle soit là. Kitty can tell. Evidemment, ça ne rendait pas les choses moins compliquées - au contraire. La jeune femme ne savait plus quoi penser. Surtout, elle s’était arrêtée de penser, plus ou moins volontairement. C’était une habitude qu’elle avait, lorsque ses sentiments devenaient trop douloureux et potentiellement destructeurs. Une sorte de coping mechanism. D’un autre côté, ce n’était pas forcément une mauvaise chose d’arrêter de trop penser. Au moins, cela permettait au cerveau de respirer (et Dieu sait que parfois c’est plus que nécessaire).

Le beau brun ne s’était pas arrêté de jouer de son instrument tout de suite. Le volume de la mélodie avait baissé (il fallait bien qu’il entende les paroles de Kitty), mais il ne s’était pas stoppé pour autant. Il le fit un tout petit peu plus tard, après s’être approché un peu d’elle et l’avoir saluée. Qu’est-ce que le son de sa voix lui avait manqué… naturellement, l’étudiante en avait gardé le souvenir, mais tout le monde sait que c’était toujours mieux en vrai…

I won't cry about my situation and I won't lie to you, tonight.
Good, ‘cause otherwise I would kill you.répondit-elle rapidement, du tac-au-tac, un franc sourire aux lèvres.

Katherine ne le savait pas encore, mais dans quelques instants, elle allait regretter cette petite blague. Certes, elle commençait à cerner le personnage qu’était Andy - mais c’était du domaine du non-dit, ce qui permettait à l’espoir qu’il la surprenne de subsister en elle. S’il y a bien une chose que Kitty savait, c’était que les mots rendaient les choses réelles, et parfois, c’était insupportable. Elle n’allait pas tarder à se prendre une piqûre de rappel. Son ami s’approcha encore un peu plus d’elle, sans pour autant devenir oppressant. Du tout, même.

I have to be honest with you, now. And maybe it will hurt you but…

L’étudiante voulut répondre tout de suite, pour le couper, parce qu’elle avait une vague idée de ce qu’il allait dire et ça ne lui plaisait pas. Certes, ça allait être sincère, réel, mais peu importe. Elle ne voulait pas entendre ça. La plupart des gens pensent que si on s’attend à des paroles blessantes, cela diminue leur impact lorsqu’elles arrivent- c’est complètement faux. Ce n’est pas la même chose, de le penser et de le vivre. Ca n’a quasiment rien à voir… Katherine le savait bien. Elle laissa son regard se figer dans les yeux d’Andrew, respirant doucement. Elle aurait voulu se boucher les oreilles, ou encore tout faire pour l’empêcher de parler, mais même s’il ne lui disait pas maintenant, il lui dirait sûrement plus tard. Il valait mieux en finir tout de suite. Le brun haussa les épaules avant de continuer, entamant un petit monologue.

I can't feel some emotions or feelings. Happiness, for exemple, is something I can't feel. I'm not depressed because of this, I was and will always be like that, probably. So... It's not like a gap or something like that. Just a fact. To be more specific I'll tell you the only things I can feel : Hate, frustation, sadness, boredness and sometimes stress. And you know what? You're the first person with whom I have experienced fear. By the way that's a strange feeling but…Il ria légèrement, trouvant ça amusant de se rappeler ce qu'il avait ressenti en la quittant il y a deux jours.That's not the question. And you're the first person I met that I truly like. Really, I don't want you to hate me. Just... Sorry, I can barely say what it's like to be me but…

Le temps venait de s’arrêter. Katherine n’avait jamais écouté quelqu’un aussi attentivement. Maintenant, elle avait les larmes aux yeux. C’était pathétique. Pourquoi réagissait-elle comme ça ? C’était insupportable. Encore plus qu’elle ne l’avait imaginé. Encore une fois, l’étudiante aurait voulu répondre, faire une démonstration de répartie incroyable, mais ça lui était juste impossible right now. Il fallait se rendre à l’évidence : à ce moment-là, Katherine était faible.

Please, don't let me drown.murmura finalement Andy.

Elle ne put pas s’empêcher d’éclater de rire - c’était nerveux, naturellement. Sans vraiment savoir pourquoi, Katherine se trouvait pleine de rage, d’inquiétude, de tristesse et de confusion. C’était assez invivable. Cependant, Kitty était connue pour être une battante - autrement dit, elle gérait. Au prix d’une souffrance, mais elle gérait. Elle avait baissé la tête, honteuse, mais après ces dernières paroles, elle s’approcha beaucoup plus du brun et plongea son regard trempé dans celui attristé d’Andy. Il était l’heure d’exploser.

How can I be sure you’re not playing me, right now? How can I be sure this is not one of your many little tricks to manipulate and use me afterwards? Seriously, Andrew. Plus, do I look like a perfectly sane girl? I mean, I’ve got my own shit to solve.acheva Kitty, deux petites larmes coulant sur ses joues.

La jeune femme avait une idée, qui permettrait peut-être de résoudre cette petite prise de tête. Seulement, elle n’était pas encore certaine de vouloir la révéler. Au fond d’elle, elle savait qu’elle s'apprêtait à le faire - mais elle était terrorisée. Comment allait réagir Andrew ? … Tant pis. C’était la seule chose qui lui venait à l’esprit. Elle élimina pratiquement tout le peu de distance qui restait entre eux et parla d’une voix douce et aventureuse.

I am sorry, Andrew, but I need you to prove me you truly care about me. If you can’t… I guess I… I’ll just walk out the door, for our own good.

Les mots de Kitty avaient fendu l’air. En tout cas, c’était l’impression qui s’en dégageait. Désormais, la jeune femme regardait son ami d’un air ferme mais affectueux.
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Dim 25 Mar - 17:04
Andrew Moran
M • Université - 1ière année
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Il savait qu'elle allait lui en vouloir. Après tout, c'était ce qu'il avait prévu pour ce soir. Non pas qu'il avait avait fait exprès de la blesser en prononçant chacune de ses paroles, mais plutôt qu'il savait que la réalité était une chose dont un bon nombre avait peur.

Cependant, malgré tout ce qu'il aurait pu imaginer comme réaction de sa part il n'avait pas une seule seconde envisagé d'entendre un rire. Bien que ce dernier était nerveux et qu'elle avait toutes les raisons de réagir ainsi, elle lui fit penser à une personne en particulier.

Pendant un bref instant, il cru qu'elle n'allait jamais s'arrêter et partir en le laissant ici, comme un idiot. Sauf qu'au lieu de ça elle s'approcha dangereusement, réduisant considérablement la distance entre eux deux.
Elle avait toujours ce don de le surprendre, mais il se rendit vite compte qu'elle pouvait être aussi tranchante que lui, et peut-être même bien plus.

“How can I be sure you’re not playing me, right now? How can I be sure this is not one of your many little tricks to manipulate and use me afterwards? Seriously, Andrew. Plus, do I look like a perfectly sane girl? I mean, I’ve got my own shit to solve.”

Il croyait rêver. Il pensait cette situation impossible, ou plutôt improbable. C'était à nouveau quelque chose de stimulant mais ça n'avait rien à voir avec le jeu. Ici, il ne jouait plus. Tout était sérieux et les enjeux, pour une fois, étaient de taille.

Il sentit comme une légère pression sans savoir quoi répondre à ces mots. Katherine devait sans doute savoir qu'elle commençait à se diriger vers un terrain glissant. Ou peut-être pas. Peut-être qu'elle n'avait juste pas conscience de quelle genre de personne il devait être, ni ce que cela impliquait comme conséquences.

“I am sorry, Andrew, but I need you to prove me you truly care about me. If you can’t… I guess I… I’ll just walk out the door, for our own good.”

Cette fois-ci, il en avait eut marre. Comme un déclic il perdit tout ce qui faisait de lui un ami de confiance, tout ce qui faisait probablement de lui un être humain "lambda". Il ne fera aucun effort, il ne fera aucune mimique idiote pour charmer qui que ce soit. Il sera juste purement et simplement lui-même. Aussi destructeur pouvait-il être.

<< You know, Blueberry... I can't tell you why but I have a kind of obsession for you. I don't really care if you take this as a bad response. In fact, I can't really care about all of that. I can't have emotional attach. I can't have what all of you call "a bestfriend", or other stupid things like that. You know what? My cousin have his own reasons to hate me like he does. Because I "deserve it". I am a hateful person, and I know it more than anoyne else. >> Il soupira avant d'encrer son regard dans le siens avec une dureté sans doute involontaire, mais pourtant bien là. Il ne voulait plus jouer, pour le moment. Alors il reprit de plus belle sur un ton exacerbé, fatigué d'avoir à se justifier, d'avoir à s'expliquer. << Because I don't cry when someone die. Because I'm not happy for anyone. Because I'm not the one you can laugh with in a normal way. Because I can't be the one you want me to be. Because I can't understand all of you. All of this bullshit. I'll probably look like a bastard for you, now. Maybe I am one. I don't know. I don't know what I am. And one more time, I don't care. >>

Il recula ensuite, redonnant une distance voulue entre eux. Comme pour rendre toutes ses paroles réelles. Il s'éloigna, voulant comprendre ce qu'il se passait réellement. Était-ce là déjà la fin de son bref moment où il se sentait bien? Peut-être était-ce là le point de rupture de leur brève "relation", sans doute parce qu'il était trop sincère cette fois. Il savait que ça allait être destructeur, que tout allait sans doute se finir s'il continuait. Mais elle disait vouloir la vérité, alors il allait lui la donner, et en pleine face. Sans remord, sans gêne, il continua de cracher.

<< And for god's sake, don't cry because "oh no, he can't be the nice guy I wanted to meet". Don't fucking cry because of this. Because you knew that from the begining. You knew that I wasn't a "sweet and normal guy". You knew that I was as broken as you, but in a different way. And you can say whatever you want, I won't apologyze for what I am. I didn't wanted to be like that. I would love to understand what you feel, what it is to be the one you want and to make you happy but... I just can't. It's out of my capacities.>>
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